POLITIQUE

L’enclos des fusillés élevé au rang de « nécropole nationale »

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BRUXELLES: Ce dimanche 30 mai, l’enclos des fusillés deviendra officiellement « nécropole nationale », titre qui lui a été décerné par l’arrêté royal du 31 juillet 2020.

A l’aube de l’indépendance de la Belgique, la Garde civique de Bruxelles souhaite disposer d’un lieu pour s’entrainer au tir, bien nécessaire afin d’assurer ces missions, parmi lesquelles la défense nationale et le maintien de l’ordre public. Le premier complexe se trouvera Place Dailly à l’emplacement de la caserne Prince Baudouin.

Très vite, des concours nationaux de tirs seront organisés. Par après, des concours internationaux auront lieu avec des milices étrangères. Les lieux devenant trop exigus, le bâtiment fut abandonné en 1887. Un nouveau tir national est inauguré officiellement le 15 juillet 1889 en présence du Roi Léopold II.

Durant la première guerre mondiale, le tir national fut réquisitionné et verra 35 résistants fusillés par les forces d’occupation.

261 combattants seront fusillés par les nazis durant la seconde guerre et ensevelis dans une prairie qui deviendra l’enclos des fusillés.

Les installations seront détruites en 1963, dont il ne restera plus que l’enclos des fusillés.

L’enclos des fusillés, un lieu de mémoire

L’enclos des fusillés désigne un petit cimetière situé à Schaerbeek en l’honneur des victimes des deux guerres mondiales, comprenant plus de 365 tombes de résistants. Il s’agit d’un témoin essentiel de la répression de la résistance au cours des deux guerres mondiales. De plus, cela répond aux aspirations des différentes associations patriotiques qui veillent à la mémoire des résistants et prisonniers politiques. En 1970, un mémorial avait été érigé sur l’enclos des fusillés, renfermant une urne contenant des restes de victimes des camps de concentration avec l’inscription suivante « Au prisonnier politique inconnu ».

La cérémonie se tiendra en présence de la présidente de la Chambre, Eliane Tillieux, du sénateur Gaëtan Van Goidsenhoven, de la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, de la bourgmestre de Schaerbeek, Cécile Jodogne, de représentants du War Heritage Institute (WHI) – parastatal de la défense dédié à la conservation du patrimoine historico-militaire et à la mémoire – et des différentes associations patriotiques, dont la Confédération Nationale des prisonniers politiques et ayants droit (CNPPA).

Pour l’anecdote, les gardes civiques de Bruxelles ont ramené de Wimbledon un trophée en argent dans lequel sont toujours tirés aujourd’hui à chaque élection, les numéros de liste électorale.

 

Eugénie Cortus


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