Société

Les Sans-papiers de l’ULB et de la VUB veulent améliorer l’accord avant de suspendre la grève de la faim

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Il est question d’examiner les dossiers de régularisation des Sans-Papiers sur base des articles 9bis (vulnérabilité, ancrage en Belgique, etc.) et 9ter (humanitaire). Le secrétaire d’Etat, Sammy Mahdi (CD&V) a participé personnellement aux discussions de ce mercredi avec les représentants des grévistes. Les Sans-papiers en grève de la faim à l’église du Béguinage ont accepté les propositions, mais ceux occupant les locaux de l’ULB et de la VUB jugent les propositions insuffisantes.

Les propositions semblent satisfaire certains, mais pas d’autres.  Après de longues discussions entre les avocats proches des Sans-Papiers et le médiateur spécial hier et un des entretiens ayant eu lieu aujourd’hui avec le secrétaire d’Etat Sammy Mahdi (CD&V) en personne, une lueur d’espoir sur la faim de la grève se profile à l’horizon. Une assemblée générale s’est tenue à l’Eglise du Béguinage sur des résultats des discussions. « Des propositions ont été faites aux grévistes et elles sont en train d’être examinées. Lors de l’assemblée générale au Béguinage, une partie des sans-papiers était satisfaite des propositions concrètes qui ont été faites, mais une autre pas. Il faut encore attendre que les Assemblées générales des occupants de l’ULB et de la VUB statuent avant d’annoncer la fin de la grève de la faim et de la soif », nous a confié Mehdi Kassou, porte-parole de la plateforme citoyenne réfugiés. Selon nos informations, l’accord validé par les Sans-papiers de l’église du Béguinage ne convainc par ceux occupant les locaux de l’ULB et de la VUB. « Les propositions de l’accord ne suffisent pas pour acter la suspension de la grève de la faim et de la grève de la soif. Les négociations se poursuivent avec le médiateur Dirk Van den Bulck et les porte-parole des Sans-papiers pour améliorer les propositions. La condition de départ était l’accès au marché du travail, mais elle ne figure pas dans l’accord », nous a confié une source suivant les discussions à l’ULB.

Sans stress, ni angoisse

Concrètement, il s’agit d’examiner la situation des grévistes dans le cadre de la loi du 15 décembre 1980 concernant l’accès au territoire, le séjour, l’établissement et l’éloignement des étrangers, notamment au regard des articles 9 bis et 9 ter. Ces dispositions encadrent la régularisation en tenant compte des critères de vulnérabilité, d’ancrage et sur base humanitaire. De sources proches des Sans-papiers, on s’acheminerait vers une suspension du mouvement de grève de la faim et de la soif pour donner la chance aux discussions d’aboutir dans l’intérêt de tout le monde. « On arrête la grève de la soif aujourd’hui et on suspend la grève de la faim pour le moment. Pourquoi, parce qu’hier et aujourd’hui, il y avait des réunions avec le gouvernement et on est arrivé, à mettre en place des accords qui ne sont pas encore validés, mais nous l’espérons », a indiqué Tarik, porte-parole des Sans-papiers de l’église du Béguinage. D’après lui, sur base des accords, les Sans-papiers n’auront plus de stress, ni angoisse et vont pouvoir préparer en toute sérénité leur demande de régularisation.

C’est depuis le 23 mai que près de 475 Sans-Papiers ont décidé d’entamer une grève de la faim à l’église du Béguinage ainsi que dans les locaux de l’ULB et de la VUB. Ils demandent des critères de régularisation clairs et précis afin de pouvoir introduire leur dossier de régulation. La plupart résident en Belgique depuis plusieurs années et travaillent.

Ph. Law.


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