(COMBO) This combination of pictures created on April 09, 2021 shows a photo taken on February 08, 2021 in Melun member of a vial of the AstraZeneca-Oxford Covid-19 vaccine (L) and a photo taken on January 13, 2021 in Mulhouse of a vial of the Moderna Covid-19 vaccine. - France said on April 9, 2021 under 55s who received a first injection of the AstraZeneca Covid-19 vaccine should be given a second jab from a different producer, but the WHO warned there was not sufficient data to recommend the practice. (Photos by Thomas SAMSON and SEBASTIEN BOZON / AFP)
Grâce à nos confrères du Financial Times, on apprenait, il y a quelques jours, que Pfizer-BioNTech et Moderna ont augmenté le prix des vaccins anti-Covid-19 pour une nouvelle commande passée par l’Europe. D’après le quotidien britannique, la dose de Pfizer passe de 15,50 euros à 19,50 euros et celle de Moderna, de 19 euros à 21,50 euros.
La révélation des nouveaux prix a scandalisé (à juste titre) bon nombre d’acteurs, y compris dans les rangs des responsables politiques. Rien que pour la commande de 900 millions de doses que l’Europe était en train de négocier pour le vaccin Pfizer, l’augmentation du prix peut entraîner un coût supplémentaire de 3,6 milliards d’euros pour l’Europe par rapport au dernier prix affiché, selon des observateurs ! Mais le nouveau contrat concernerait une commande pouvant aller jusqu’à 1,8 milliard de doses du vaccin de la firme allemande.
Les augmentations du prix des vaccins ne sont pas une surprise. C’est oublié vite que les firmes pharmaceutiques ne sont pas des philanthropes.
Mais ces augmentations étaient prévisibles dans la mesure où en avril dernier, le Premier ministre bulgare, Boïko Borissov, a révélé que Pfizer allait facturer plus cher à l’Europe ses doses de vaccins pour les futurs contrats en 2022 et 2023. Elles ne sont pas une surprise. C’est aussi oublier vite que les firmes pharmaceutiques ne sont pas des philanthropes. Ce sont des sociétés privées dont le but est, in fine, d’engranger des bénéfices et si elles peuvent maximiser leurs gains, elles n’hésiteront pas à le faire. L’attitude de Pfizer et de Moderna ressemble donc terriblement à une démarche vénale et mercantile. Sinon, quels sont les éléments qui justifient une telle révision des prix à la hausse ? On peut admettre que ces augmentations imposées à l’Europe sont le fruit de négociations commerciales et penser qu’en concentrant les commandes de plusieurs Etats membres, la Commission européenne leur a probablement évité de se retrouver avec une inflation plus importante du prix des vaccins. Pfizer et Moderna auront beau expliquer qu’elles ont investi sur fonds propres dans la recherche de ces vaccins et qu’elles doivent récupérer leur mise. Les deux firmes pourraient aussi avancer l’argument selon lequel elles adaptent les nouvelles doses aux différents variants, encore plus meurtriers, du Covid-19 qui menacent les populations. Mais on peut se demander si elles n’ont pas plutôt joué sur l’inquiétude que suscitent ces nouveaux variants pour imposer ces augmentations à l’Europe qui veut à tout prix protéger ses populations.
Par ailleurs, en tirant les leçons du fiasco de la livraison lors de la première phase de contamination du virus, et encore les difficultés n’ont principalement concerné que les commandes passées chez AstraZeneca, l’Europe a probablement imposé des exigences plus strictes (production sur le sol européen, délais de livraison plus précis, etc.). Mais pour les firmes, elle devait donc payer ces conditions. Celles-ci ont-elles vraiment entraîné des coûts de production supplémentaires pour Pfizer et Moderna, lesquelles n’ont eu d’autres choix que de les répercuter sur leur partenaire européen ? Difficile de vérifier cet argument, on ne peut que croire les deux firmes sur parole. Mais leur décision d’augmenter les prix choque et suscite une indignation compréhensible. Les volumes commandés n’étaient-ils pas assez importants pour couvrir les surcoûts dans le chef de Pfizer et de Moderna ? Ou bien l’exécutif européen a été un piètre négociateur…
L’absence de transparence qui continue à entourer ces négociations commerciales avec les producteurs de vaccins dérange et ne fait que renforcer la méfiance de la population vis-à-vis des firmes pharmaceutiques. Celles-ci auront du mal à éviter le procès qui leur est souvent fait et qui les présente comme des acteurs qui utilisent la santé des populations pour s’enrichir. Et pourtant, elles jouent un rôle important dans la préservation de notre bien-être. Dommage. Elles ont raté une occasion de redorer leur blason.
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