Economie

Immo : Eviter les zones inondables, la nouvelle tendance du marché


La nouvelle enquête d’ERA révèle les nouvelles tendances fortes du marché : Aujourd’hui, 93% des Wallons et Bruxellois affirment qu’ils portent une attention spécifique aux zones inondables dans leur recherche de biens immobiliers. Près deux candidats acquéreurs sur trois sont prêts à payer plus cher pour les maisons dont l’indice EPC est plus faible. En outre, 37% des candidats acquéreurs déclarent chercher un bien immobilier depuis plus d’un an.

Depuis l’été dernier, les candidats à l’achat d’une maison sont presque deux fois plus nombreux à veiller spécifiquement à acheter des biens hors zones inondables. C’est devenu un critère majeur d’après la nouvelle enquête menée par ERA, le plus grand groupe immobilier du pays. L’enquête révèle également un certain nombre d’autres tendances marquantes sur le marché. Ainsi, près de deux candidats acquéreurs de biens immobiliers sur trois sont prêts à payer plus cher pour un logement dont l’indice EPC est plus bas et 37% d’entre eux déclarent chercher un bien immobilier depuis plus d’un an.

Clairement la donne a changé depuis les tristes évènements de l’été dernier. Les sondés ont changé de regard sur le fait d’acheter une propriété en zone inondable. Si avant, 2/3 des sondés y prêtaient attention, aujourd’hui, ils sont 93% à répondre qu’ils y font particulièrement attention.

« Nous avons remarqué que c’est vraiment une tendance forte auprès des candidats acquéreurs. Les évènements de l’été dernier ont été pour le moins traumatisants. C’est donc devenu un critère essentiel et certaines communes, certains quartiers souffrent plus que d’autres avec des diminutions de prix importantes, voire d’un désintérêt total des acquéreurs pour ces quartiers », commente Emmanuel Deboulle, Business Development Manager Wallonie-Bruxelles

 

La valeur EPC, un indice très prisé

D’après l’enquête menée par ERA, l’indice EPC, dénommée PEB à Bruxelles et CPE en Wallonie, d’un bien est très bien intégrée par les sondé : plus de 80% d’entre eux le connaissent et le maîtrisent. Le même nombre de sondés déclarent d’ailleurs que, lorsqu’ils recherchent une nouvelle habitation, ils font particulièrement attention à cet indice. Il est même un élément décisif pour deux tiers des sondés. Près de 85% des sondés indiquent que c’est un facteur décisif dans leur prise de décision de procéder ou non à une offre sur le bien immobilier.

Très concrètement pour un bien similaire situé dans un endroit identique, 35,5% des candidats acquéreurs sont prêts à payer entre 10.000 et 20.000 euros de plus pour un bien de 300.000 euros par exemple. Ils sont même 25% à proposer au moins 30.000 euros en plus, soit un surplus de 10%.

« Nous avons constaté que cet indice est très en vogue sur le terrain. C’est d’ailleurs un des premiers éléments dont font part nos agents aux personnes qui souhaitent faire l’acquisition d’un bien. Les gens ont intégré l’importance d’avoir des maisons durables », poursuit-il. « Cette tendance va par ailleurs s’accentuer encore plus fortement dans les prochaines années si l’on tient compte de l’objectif de neutralité carbone des bâtiments en 2050. Rénover pour cette neutralité ne sera plus une option mais une nouvelle contrainte budgétaire dont les ménages devront tenir compte, tout comme ils le font déjà pour la mise en conformité électrique. »

Un an, c’est la moyenne pour dénicher le bien immobilier de ses rêves

D’après l’enquête de ERA, une autre tendance très forte est le temps moyen de recherche d’un candidat acquéreur pour trouver le bien immobilier de ses rêves. 37% des sondés ont répondu avoir mis plus d’un an pour trouver le bien immobilier qu’ils souhaitaient.
Par ailleurs, un tiers d’entre eux a décidé d’étendre sa recherche à d’autres régions que celle initialement recherchée et 20,5% a même revu à la baisse la taille de l’habitation recherchée.

« Nous remarquons souvent que lorsque les gens sont à la recherche d’un bien immobilier depuis longtemps, ils commencent à être moins regardants sur certains critères et parfois, ils n’ont pas d’autres choix que d’augmenter leur budget, continue Emmanuel Deboulle. L’enquête révèle à ce sujet que 28% des sondés qui déclarent chercher depuis longtemps un bien immobilier, finissent par regarder des maisons plus chères que celles comprisent dans leur budget initial. Ce chiffre supérieur aux autres années est le résultat d’un marché particulièrement chaud depuis le début de la crise sanitaire »

 


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