SOCIETE

Inondations : la pénurie des pièces de plomberie continue de retarder le retour à la vie normale

La hausse des demandes de chaudières depuis les inondations de l’été dernier n’a rien arrangé aux pénuries de pièces détachées déjà en cours depuis le printemps 2021. Aux yeux du secteur, les confinements répétés n’y sont pas pour rien non plus. Comme le présente, dans une étude récente réalisée par la Capeb, Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du Bâtiment, la pénurie de pièces électroniques et d’outils spécialisés continue de bouleverser le travail des  chauffagistes, notamment. Les fournisseurs et distributeurs de matériaux ont le sentiment d'être pris au piège et d'être forcés d'attendre que l'approvisionnement mondial se régule. Ils espèrent un retour à la normale d'ici l'été prochain. Si c'est le cas, le confinement du printemps 2020 aura bouleversé tout le secteur durant plus de deux ans, le temps qui lui aura fallu pour s'en remettre non sans conséquence.

« C’est très paradoxal, nos carnets de commandes sont pleins mais les délais sont immenses, je n’ai jamais vu ça, c’est assez inédit », commente Raphaël Degey, à la tête de la maison Moulan, Distributeur au service des professionnels en matériaux pour le chauffage, l’industrie, la ventilation, le traitement des eaux et la construction dans le zoning de Thimister (Verviers).  Et le contexte international y évidemment pour beaucoup.

Le paradoxe du secteur 

« Les délais d’approvisionnement pour presque tous les types de pièces détachées ont augmenté d’une façon inouïe, je n’ai jamais vu ça en 25 ans de métier. C’est aussi le cas pour la hausse des prix, on n’a jamais vu ça. Le confinement de 2020 a fait beaucoup de tort et provoqué le ralentissement de productions de nombreux composants à l’échelon mondial. L’arrêt des entreprises de production durant de longs mois et les difficultés de la reprise et du transport mondial ont conduit à des pénuries et des retards dans tous les domaines ; c’est toute la chaîne logistique qui souffre », explique-t-il. Concernant les stocks, il précise, « Il nous faut soit anticiper ou stocker plus. Pour certains éléments, depuis deux ans, on a appris à le faire, mais arrive un moment où on manque un peu de tout, en tout cas, par exemple, pour l’installation de certaines chaudières ou encore les gros électroménagers ».

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