Le gouvernement du Maroc a décidé de rendre à nouveau accessible son espace aérien aux vols au départ et à destination du royaume et ce dès ce 7 février. Les autorités subissent la pression d’un secteur touristique en faillite et de Marocains bloqués à l’étranger. Les frontières sont effectivement fermées depuis le 29 novembre dernier et la flambée du variant Omicron. En outre, afin de pallier au manque de vaccins sur son territoire, le Maroc a entamé la construction d’une usine de fabrication de vaccins (aussi contre le Covid-19) afin d’assurer l’autosuffisance du royaume en la matière. La future unité industrielle sera la plus grande plateforme par capacité de Fill & Finish de vaccins d'Afrique. L’une des cinq premières au monde. Ce projet d’envergure vise la fabrication de substance active de plus de 20 vaccins et de produits bio-thérapeutiques, dont 3 vaccins anti Covid-19, à l’horizon 2025. De quoi couvrir plus de 60% des besoins du continent africain. Des efforts salués, hier, par le président de l'Assemblée générale de ONU, Abdulla Shahid.
Le coupable Omicron
La fermeture des frontières a frappé de plein fouet l’industrie du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration marocain, un secteur vital pour l’économie du pays. Malgré l’annonce d’un plan de soutien de 2 milliards de dirhams (190 millions d’euros), les opérateurs du secteur ont manifesté, pour réclamer la réouverture des frontières.
La fermeture de l’espace aérien avait également soulevé de vives protestations auprès de l’importante diaspora marocaine, d’autant que certaines compagnies de jets privés opéraient des liaisons vers le Maroc à des prix exorbitants (plus de 10 000 €/passager pour un aller simple), selon des sites d’information et des témoignages sur les réseaux sociaux.
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