Les nutriments sont connus pour être des modulateurs des défenses immunitaires. Assurer un statut satisfaisant en vitamine D dans la population générale est apparu particulièrement important dans le contexte de la Covid-19. Une nouvelle étude israélienne démontre qu’il existe bien une corrélation entre une carence en vitamine D avant l’infection et une augmentation de la gravité de la maladie et de la mortalité chez les patients hospitalisés pour cause de Covid-19. Pourquoi dès lors les patients ne sont-ils pas plus systématiquement supplémentés ? Notre entretien avec le docteur Stéphane Résimont, docteur en médecine fonctionnelle et nutritionnelle, une spécialité qui a pour objectif d’anticiper la maladie.
Plusieurs études suggéraient déjà que la vitamine D réduit le risque de contracter la Covid-19 ou de développer une forme grave de la maladie. Une nouvelle étude israélienne (Pre-infection 25-hydroxyvitamin D3 levels and association with severity of COVID-19 illness), publiée ce 3 février (Link vers : https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0263069) confirme qu’il existe bien une corrélation entre carence en vitamine D avant l’infection et augmentation de la gravité de la maladie et de la mortalité chez les patients hospitalisés pour Covid-19.
Ces nouveaux travaux, menés par des chercheurs de la faculté de médecine Azrieli de l’université Bar-Ilan à Safed (Israël) et du Galilee Medical Center à Nahariya (Israël) sont les premiers à analyser les taux de vitamine D avant l’infection, ce qui permet une évaluation plus précise que pendant l’hospitalisation, où les taux peuvent être plus faibles en raison de la maladie virale.
Les chercheurs ont ainsi étudié les dossiers de 1.176 patients admis entre avril 2020 et février 2021 pour une infection à la Covid-19. Tous s’étaient fait mesurer leurs niveaux de vitamine D deux semaines à deux ans avant l’infection.
Les patients présentant une carence en vitamine D (moins de 20 ng/mL) étaient 14 fois plus susceptibles de présenter un cas grave ou critique de la maladie que ceux dont le taux était supérieur à 40 ng/mL. Mais ce qui est le plus frappant, c’est que la mortalité chez les patients présentant un taux de vitamine D suffisant était de 2,3 %, contre 25,6 % dans le groupe présentant une carence en vitamine D. Il est donc désormais établi que les antécédents de carence en vitamine D d’un patient sont un facteur de risque prédictif associé à une moins bonne évolution clinique de la maladie Covid-19 et à la mortalité.
« Il existe depuis longtemps un consensus mondial clair en faveur d’une supplémentation en vitamine D des populations sur une base régulière. Les résultats de cette étude confirment tout simplement qu’il est recommandé de maintenir de manière constante des niveaux normaux de vitamine D. Le corps n’en produit pas naturellement. Dans les pays où les populations sont peu exposées au soleil, comme sous nos latitudes il faut donc se supplémenter », explique Stéphane Résimont.
« La vitamine D est importante pour la santé des os, des dents et des muscles. Elle aide aussi à réguler la glycémie, le cœur et les vaisseaux sanguins, ainsi que les poumons et les voies respiratoires. Elle joue également un rôle dans le renforcement du système immunitaire. Il est donc évident que donner de la vitamine D aux personnes atteintes de la COVID-19 les aide à se rétablir plus rapidement ou à réduire le risque de forme sévère de la maladie », poursuit le docteur Stéphane Résimont.
« Pour rappel, l’infection par le SARS-CoV-2 peut déclencher rapidement une réponse immunitaire incontrôlée et peut engendrer un phénomène hyper-inflammatoire dans les 8 à 10 jours qui suivent. Ces conséquences peuvent engager le pronostic vital et imposer une admission en réanimation. La vitamine D est immuno modulatrice. Elle augmente l’immunité contre le Covid-19 et les autres virus, ce qui est aussi connu de très longue date. Elle atténue la tempête inflammatoire et ses conséquences. Malheureusement, elle n’est pas suffisamment recommandée en traitement de fond ni administrée aux soins intensifs car elle ne coûte rien. Se supplémenter ne rapporte donc rien aux Big Pharma. Elle ne renforce pas non plus la fierté des prescripteurs de soins. Bannir l’intérêt de la vitamine D pour des raisons commerciales est purement et simplement lamentable », ponctue Stéphane Résimont.
Copyright : Stéphane Résimont
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