SECURITE

Après 4 787 agressions envers leurs collaborateurs en 2021, nos sociétés de transport en commun tirent la sonnette d’alarme

Avec une moyenne de 13 agressions par jour et 4 787 au total envers le personnel de la SNCB, de la STIB, du TEC et de De Lijn sur l’ensemble en 2021, le vivre ensemble, au sein du secteur,  est sous pression. D’autant que ce chiffre est constante augmentation (+ 23% par rapport à 2020). Ce jeudi, les CEO des quatre sociétés de transports en commune crient « STOP » à ces agressions inacceptables et insistent auprès de la justice pour que tout acte d'agression soit poursuivi et pour qu’une tolérance zéro soit appliquée. Enfin, les sociétés de transports déploient déjà toute une série de mesures pour diminuer ce chiffre d’agression, et ils poursuivront. Pour l'heure, leurs responsables lancent un appel au respect aux citoyens à travers une vaste campagne de sensibilisation.

Les transports sont des lieux de vie et d’échanges où chacun et chacune doit se sentir bien (et en sécurité)

Chaque jour, le personnel des transports en commun subit des agressions tant verbales que physiques. En 2021, on a constaté en moyenne près de 13 agressions par jour.  Et au total, 4 787 agressions ont été recensées au sein des quatre  sociétés de transport (SNCB, STIB, TEC, De Lijn) du pays sur l’ensemble de l’année.  C’est inacceptable. Ces violences ont un impact psychologique conséquent et engendrent de nombreuses incapacités de travail. Ensemble, les CEO et le personnel des 4 sociétés de transport en commun ainsi que les quatre ministres de la Mobilité disent STOP et lancent un appel au respect via une vaste campagne de sensibilisation.

Si 25% des agressions touchent l’intégrité physique des collaborateurs, 100% ont un impact psychologique.

Ensemble, les CEO des 4 sociétés de transport, Sophie Dutordoir (SNCB), Brieuc de Meeûs (STIB), Vincent Peremans (TEC) et Ann Schoubs (De Lijn) et leurs ministres respectifs, Georges Gilkinet, Elke Van den Brandt, Philippe Henry et Lydia Peeters condamnent fermement tout acte d’agression.  Et ensemble, toutes les sociétés de transport proposent dès lors systématiquement un soutien psychologique à la suite d’une agression. De nombreux collaborateurs qui reprennent le service suite à une agression témoignent aussi de la difficulté de reprendre le chemin du travail mais se sentent surtout solidaires envers les autres voyageurs pour lesquels ils donnent de leur passion et de leur temps.

Des conséquences physiques et psychologiques

 « Les membres du personnel de la SNCB et des transports publics sont 365 jours par an au service des voyageurs. Ils veillent à leur sécurité, à les accompagner et à les informer », explique Sophie Dutordoir, CEO de la SNCB. « Avec mes collègues des transports en commun, nous faisons un appel au respect et condamnons fermement chaque agression à leur égard. Pour chaque agression, la SNCB dépose plainte et se constitue partie civile. La SNCB a insisté auprès de la justice pour que tout acte d'agression soit poursuivi et qu’une tolérance zéro soit appliquée. Toute forme d’agression envers le personnel ou envers nos voyageurs est inacceptable : les transports sont des lieux de vie et d’échanges où chacun et chacune doit se sentir bien. »

Chaque agression est une agression de trop. Tant les accompagnateurs de train, les conducteurs de bus, tram et métro, les agents de sécurité, les personnes qui informent les voyageurs ou les collaborateurs des guichets sont concernés. Ces personnes sont en contact avec la clientèle pour les mener à bon port, veiller à leur sécurité et les informer.

Des chiffres qui inquiètent

La crise sanitaire polarise la société et met le vivre ensemble sous pression : nos sociétés de transport constatent aussi, à l’instar de nombreux autres secteurs économiques, des témoignages du sentiment d’insécurité des voyageurs. Diverses situations de tensions entre voyageurs, notamment liées au respect des mesures sanitaires, des vols, du vandalisme, des nuisances, des provocations ou du harcèlement sont rapportées et les sociétés s’activent au quotidien pour lutter contre ce sentiment d’insécurité, en collaboration avec les services de sécurité concernés.

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