FOOT MANAGEMENT

Départ d’Alexandre Grosjean : un petit élagage de printemps au Standard de Liège…

Alexandre Grosjean, désormais ex-directeur général du Standard de Liège. BELGA

On le sentait venir depuis de nombreuses semaines mais c’est désormais chose faite… Alexandre Grosjean et le Standard de Liège se séparent. Selon la formule consacrée, les parties se quittent d’un « commun accord » tel que le laisse entendre le communiqué laconique qui annonce ce changement. 

Arrivé dans le club en 2015 en tant que responsable du département Marketing et Communication à la demande de Bruno Venanzi, il avait rapidement été désigné directeur général. Cible de toutes les critiques, et de celles des supporters en particulier, pour sa gestion sportive et quotidienne du club, sa situation était devenue intenable. Cette communication n’est donc pas une surprise. L’accumulation de résultats désastreux pour les Rouches, se concrétisant actuellement par une quatorzième place au classement et une quasi certaine non-participation aux play-offs 2 auront eu raison de sa position.

Le moment de cette annonce n’est peut-être pas choisi par hasard. Le Matricule 16 rencontrera La Gantoise, ce dimanche 27 mars, à huis-clos, suite à la sanction infligée par la Fédération après les incidents du 5 décembre dernier lors de la rencontre contre Charleroi. Ca laisse donc quelques jours pour faire passer la pilule et éviter de nouvelles réactions émotionnelles dans les gradins. Rendez-vous est déjà pris le 2 mars pour réception du Beerschot…

Luka Elsner ne doit pas être rassuré

Aucun autre changement ne semble prévu, pour l’instant, dans l’organigramme du club. Bruno Venanzi reprend les fonctions d’Alexandre Grosjean, il sera assisté de Pierre Locht, le responsable de l’Académie Robert Louis-Dreyfus. Un président qui devient omnipotent, puisqu’il accumule les fonctions au fur et à mesure des crises traversées par le club. Ce fut déjà le cas lors du grand chambardement de l’automne dernier.

Serait-ce une manière d’élaguer l’organigramme en vue de l’arrivée d’un futur nouvel actionnaire majoritaire souhaitant y placer ses pions ? La question mérite d’être posée …

Luka Elsner ne doit pas être très rassuré.

Ou, peut-être, la Direction a-t-elle enfin écouté ce qui fait vivre le club, à savoir son public ? Car depuis la reprise complète du club par Bruno Venanzi, les saisons se suivent et se ressemblent, sans éclat, sans joie, un vrai chemin de croix dont cette saison est, tous l’espèrent, la dernière station avant la résurrection. Mais il apparaît plutôt que cette dernière décision est la dernière d’une ère Venanzi seul aux commandes et donc d’un actionnariat 100% belge. L’avenir proche nous le dira…

Frédéric VOLON