Culture

Parfum de Louisiane et de music-hall hier soir à la Madeleine de Bruxelles


 Hier soir, Jeroen D’hoe, professeur de musique pop, était sur scène en tant que pianiste et a échangé son auditoire contre la salle de la Madeleine. Avec le Brussels Philharmonic et le Vlaams Radiokoor, il a transformerla salle de concert bruxelloise La Madeleine pendant la présentation de The Great American Songbook en un club de jazz américain des années 30. A la demande du Vlaams Radiokoor, Jeroen D’hoe avait réarrangé l’ensemble du répertoire pour la circonstance. Un spectacle plus qu’un concert de jazz où le public a chanté et même eu droit à une « expérience gastronomique » complète.

Le Vlaams Radiokoor constitue depuis 1937 une référence en matière de musique vocale. La voix est l’interprète par excellence de nos émotions et le chœur est l’un de ses plus grands ambassadeurs. À compter de la saison 19-20, Bart Van Reyn est le directeur musical du chœur : chef et ensemble sont unis par une passion commune pour le répertoire baroque et contemporain, par la conviction que la voix est le meilleur vecteur de nos émotions et par la volonté de rendre notre patrimoine vocal accessible à la fois aux chanteurs et au public.

Ces dernières semaines, le Vlaams Radiokoor, l’un des chœurs les plus connus d’Europe, a effectué une tournée dans toute la Flandre avec le spectacle de jazz The Great American Songbook. Ce jeudi, l’ensemble est monté une dernière fois sur scène à La Madeleine à Bruxelles. Le professeur de musique pop Jeroen D’hoe y a joué les invités de marque en proposant un véritable spectacle jazzy. Le célèbre musicologue et compositeur s’était donné la peine d’offrir à douze chansons  fameuses  issues du répertoire de jazz une tournure contemporaine. Jeroen d’Hoe a également interprété ses propres chansons en tant que musicien.

Un voyage dans le temps

« C’est un honneur pour moi de partir en tournée avec le Vlaams Radiokoor. Je trouve que composer et adapter des chansons est un changement merveilleux par rapport à mon travail de professeur à la KU Leuven. Depuis que je suis adolescent, je suis fasciné par The Great American Songbook », a confié le compositeur interprète Jeroen d’Hoe.
« J’étais ravi lorsque le Vlaams Radiokoor m’a demandé d’arranger ces fantastiques chansons de jazz. Tout le monde peut chanter ou fredonner ces numéros de jazz américains entraînants. Pour l’arrangement, je suis parti des chansons originales et j’ai rapidement eu l’idée d’aborder le Vlaams Radiokoor comme un big band vocal. C’est le groupe de jazz américain typique avec des cuivres et des percussions. Ainsi, parfois les chanteurs sonnent figurativement comme une trompette ou un saxophone. »

Jeroen D’hoe au piano.

 

Le chef d’orchestre du Vlaams Radiokoor Joris Derder a tenu a préciser : « Avec The Great American Songbook, nous choisissons consciemment des chansons célèbres qui sont dans la mémoire collective et qui ne font pas partie du répertoire habituel des chœurs. Nous pensons qu’il est important de regarder plus loin et d’oser utiliser d’autres genres. Nous sommes également très heureux de pouvoir travailler à nouveau avec Jeroen D’hoe, car il connaît très bien notre chœur. Il a écrit les chansons spécialement pour nous, pour ainsi dire. »

Des musiques intemporelles

Les chansons que le Vlaams Radiokoor interprète dans The Great American Songbook sont intemporelles. On y retrouve I’ve got you under my skin et Night and Day, des airs qui ont vu le jour sur les plateaux de tournage d’Hollywood ou sur la scène musicale de Broadway, et ont connu une seconde vie dans de nombreuses adaptations jazz et pop. Grâce à des chanteurs célèbres comme Frank Sinatra ou même Lady Gaga, elles sont devenues des chansons incontournables qui ont conquis le monde et que tout le monde connaît encore aujourd’hui. Et pour terminer le spectacle avec de la chair de poule, What a Wonderful World de Louis Armstrong ne peut pas manquer à l’appel.

Jeroen D’hoe et le Vlaams Radiokoor ont donc terminé leur tournée de jazzy en beauté. La Madeleine s’est transformée en un club de jazz américain glamour des années folles. Le public assis et sans masque a pu profiter aussi d’un dîner unique pendant ce concert aux accords de Louisiane et empreint d’intimité. Pour que l’expérience soit complète, le public avait été invité à revêtir une tenue jazzy, tout comme les chanteurs et les musiciens sur scène. Un véritable voyage musical dans le temps dont on espère la récidive.

 


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