2021205, BELGIQUE : Selon une estimation de la police, ils sont 8.000 à fouler le bitume depuis la gare du Nord (les organisateurs avancent, eux, le chiffre de 70.000). Les pancartes, manif oblige, sont créatives : Alexander De Croo et Frank Vandenbroucke avec une moustache d’Hitler, Frank Vandenbroucke en nazi. Certains dénoncent un virus inventé, d’autres appellent au respect de la Constitution, tous sont fatigués de l’ère Covid. - According to a police estimate, there are 8,000 to tread the bitumen from the Gare du Nord (the organizers put forward the figure of 70,000). The signs, demonstration obliges, are creative: Alexander De Croo and Frank Vandenbroucke with a mustache of Hitler, Frank Vandenbroucke as a Nazi. Some denounce an invented virus, others call for respect for the Constitution, all are tired of the Covid. Photo DL / bePress Photo Agency/bppa
Plus de deux mois après avoir annoncé de nouvelles mesures visant à aider les ménages à faire face à la flambée des prix de l’énergie, le Gouvernement fédéral essuiera ce mardi 31 mai une grève nationale des agents des services publics. Deux principales revendications sont mises en avant par les agents des administrations ou des salariés entreprises publiques, notamment celles demandant une hausse du pouvoir d’achat, une réforme de la loi de 1996 (celle-ci encadre les augmentations de salaires) ou encore un renforcement des pensions. Il y a des revendications additionnelles propres à certaines catégories de travailleurs comme les cheminots de la SNCB, mais l’exécutif fédéral aurait tort de penser que le mouvement de mécontentement ne se limite qu’aux agents des services publics.
Par ailleurs, les exécutifs des autres niveaux de pouvoir du royaume ne devraient pas se sentir épargnés par la colère qui gronde, car les agents des services publics qui se croiseront les bras ce mardi ne représentent qu’une partie de l’iceberg du ressentiment et de l’exaspération qui traverse tout le pays. C’est presque toute la population qui est aujourd’hui prise à la gorge, non seulement par la flambée des tarifs de l’énergie, mais aussi par une augmentation des prix des denrées alimentaires. D’ailleurs, les chiffres de l’inflation publiés lundi par l’office belge de statistique (Statbel) viennent confirmer la situation à laquelle sont confrontés les ménages belges.
Les agents des services publics qui se croiseront les bras ce mardi ne représentent qu’une partie de l’iceberg du ressentiment et de l’exaspération qui traverse tout le pays.
L’inflation est à un niveau record de près de 9%, un niveau qu’on n’a plus vu depuis 40 ans. Les économistes et analystes auront beau essayer d’expliquer qu’il s’agit d’une inflation importée notamment par la guerre en Ukraine et la spéculation sur les marchés internationaux, mais les explications sont désormais inaudibles. Car de plus en plus de ménages belges se posent aujourd’hui la question tous les matins de savoir comment ils vont faire pour joindre les deux bouts et faire chauffer la marmite. Nombre d’entre eux en viennent désormais à faire des choix entre les besoins de première nécessité (se nourrir convenablement, se chauffer, se laver).
Les mesures ponctuelles prises et qui ont été prolongées en mars dernier (baisse de la TVA de 21% à 6% sur l’électricité, réduction de 200 euros sur la facture du mazout de chauffage, tarif social, diminution des accises sur les carburants, etc.) ne sont aujourd’hui qu’une goutte d’eau dans cet océan d’augmentations diverses qui frappent tous les aspects de la vie quotidienne des Belges. Même l’indexation automatique des salaires, que certains veulent supprimer, ne suffit plus pour mettre un peu de beurre dans les épinards. Certes, ils ne sont pas les seuls à subir cette situation, tous les citoyens européens y sont confrontés, sans compter les habitants d’autres contrées de la planète où la vie est encore plus difficile encore (Afrique, Amérique latine, etc.).
Les mesures ponctuelles prises et qui ont été prolongées en mars dernier ne sont aujourd’hui qu’une goutte d’eau.
Mais aujourd’hui, le Belge ne regarde que son quotidien et personne ne peut lui jeter la pierre. Des mesures urgentes et structurelles s’imposent, car on peut craindre que l’inflation, qui étrangle les Belges aujourd’hui, ne soit pas passagère. Elle risque de s’installer pour quelques temps et n’est pas près d’être résorbée. La patience des Belges a atteint sa limite et ils ne sont plus à attendre les recommandations d’un quelconque groupe de travail mis en place par le Gouvernement fédéral et qui est chapeauté par la Banque nationale. Les entreprises aussi souffrent et sont demandeuses de mesures pour ne pas sombrer. C’est tout le pays qui approche de l’ébullition.
Il faut non seulement pérenniser certaines mesures conjoncturelles (TVA de 6% sur l’énergie, élargissement du tarif social, etc.), mais il faut aussi envoyer rapidement des signaux rassurants à la population.
Le Gouvernement ferait mieux de ne pas trop tarder à sortir les solutions structurelles. Il faut non seulement pérenniser certaines mesures conjoncturelles (TVA de 6% sur l’énergie, élargissement du tarif social, etc.), mais il faut aussi envoyer rapidement des signaux rassurants à la population notamment en décidant de baisser la fiscalité sur les bas et moyens salaires (pas besoin d’attendre une grande réforme fiscale), taxer les plus-values réalisées sur les ventes d’actions. Il ne faut pas imposer une taxe des millionnaires, laquelle ne ferait que stigmatiser une certaine catégorie des citoyens et pourrait les faire fuir. Il y a sûrement d’autres mesures à prendre, mais il faut déjà commencer par ces premières mesures.
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