Selon les premiers travaux de l’Observatoire de la consommation alimentaire de l'Agence wallonne pour la Promotion d'une Agriculture de Qualité (Apaq-W) présentés ce jeudi, plus d’un Belge francophone sur deux (54%) affirme que la conjoncture actuelle influence son bien-être, et un Francophone sur deux déclare que ses projets immobiliers ont été influencés par le contexte actuel. Un francophone sur deux affirme également être très inquiet face à l’augmentation des coûts. C’est principalement le cas de personnes issues des classes sociales inférieures et vivant dans des petites localités. Et 45% des Francophones reconnaissent que le contexte actuel influence de façon importante leur pouvoir d’achat.
L’Observatoire de la consommation alimentaire en Wallonie constitue un nouvel outil de l’Apaq-W, mis en place par le Gouvernement dans le cadre du Plan de relance de la Wallonie, à l’automne dernier. Cet outil répond à un impératif : celui d’apporter une aide à la décision à deux niveaux : économique et politique. Les secteurs de production de l’agriculture et le secteur agroalimentaire ont, en effet, besoin d’apprécier leur correspondance aux évolutions de la consommation et aux attentes des consommateurs. La distribution, quant à elle, doit pouvoir apprécier les implications d’un engagement accru en faveur des produits locaux dans les linéaires. L’occasion pour nos décideurs politiques, enfin, de pouvoir développer des orientations en connaissance de cause et disposer d’une connaissance fine des marchés, dès lors qu’ils leur incombent d’aller à la rencontre des objectifs de l’Union européenne, par exemple dans le cadre de la stratégie « Farm to fork » soit « De la ferme à la fourchette ».
Quel impact des crises successives sur les habitudes de consommation ?
En avril dernier, l’Apaq-W a initié une première étude de marché dans le cadre de l'Observatoire de la consommation visant à quantifier l’impact de l’augmentation des coûts liée à la conjoncture actuelle (crise sanitaire, guerre en Ukraine, etc.). Cette étude a été menée sur un panel représentatif de la population wallonne et bruxelloise francophone (500 personnes). Son objectif ? Évaluer l’inquiétude des Belges francophones face à l’augmentation des coûts, comprendre comment ils s’adaptent face à cette augmentation et comprendre comment se porte le marché bio.
Inquiétudes croissantes
Ses résultats ont pu être comparés aux études de marchés consolidées avec les chiffres obtenus de GfK Belgium de 2020, ainsi qu’au baromètre de la consommation 2020. Ces résultats présentent les premiers effets de la conjoncture actuelle en matière de consommation alimentaire ainsi qu'une première indication des tendances futures. Celles-ci concernent aussi bien le degré d’inquiétude des répondants, leur réponse concrète à l’augmentation des coûts, que les adaptations déjà réalisées ou envisagées.
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