DEVELOPPEMENT DURABLE

La « Wallonne des eaux » veut réduire son empreinte carbone de 20% d’ici 2030

Une partie de l'installation photovoltaïque de la SWDE à Stembert (Verviers). D.R.

La Société wallonne des eaux (SWDE) a élaboré un programme visant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% à l’horizon 2030 par rapport à 2017. En 2020, son bilan carbone affichait 81.601 tonnes de CO2 envoyés dans l’atmosphère. Pour atteindre son objectif, la société publique met notamment l’accent sur une réduction de sa consommation d’énergie et une production propre d’électricité en misant sur le renouvelable. Elle a investi 8,5 millions d’euros dans l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toits de plusieurs de ses bâtiments avec un impact direct sur sa facture d’électricité qui a diminué de 900.000 euros sur un total de 14 millions d’euros par an. Le site Stembert accueille la plus grande installation (environ 5.000 panneaux). La SWDE a aussi développé, sur le site verviétois, une expérience pilote, baptisée Hydroflex grâce à un subside de 750.000 euros de la Région wallonne. Elle permet de monitorer la consommation d’électricité par les pompes afin de réduire les coûts.

La Société wallonne des eaux (SWDE) poursuit sa stratégie de réduction de sa consommation d’énergie couplée à une politique d’auto-production d’électricité pour réduire sa facture. Mais les dirigeants ont une ambition beaucoup plus grande. « Notre objectif est de réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici 2030, par rapport à notre empreinte carbone de 2017. Ça peut paraître peu, mais, pour nous, c’est un changement de process et de paradigmes important », a expliqué Philippe Boury, directeur à la SWDE, lors d’une présentation des actions entreprises pour atteindre l’objectif au ministre wallon du Climat et de l’Energie, Philippe Heny (Ecolo). « Je suis ravi de voir qu’une entreprise publique comme la SWDE, qui a une mission principale, affiche une telle ambition en matière de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. Je suis persuadé qu’il y a encore un potentiel de développement important à faire », a renchéri Philippe Henry, également vice-président du Gouvernement wallon.

Auto-production d’électricité verte

Pour réaliser sa transition énergétique, la « Wallonne des eaux » a élaboré un programme d’investissements, notamment axé sur l’énergie. Cette dernière représente 38,2% des émissions de CO2 de la SWDE dont le bilan carbone s’élève à un total 81.601 tonnes de CO2 envoyés dans l’atmosphère en 2020. Par ailleurs, la consommation d’énergie représente un coût annuel de près de 16 millions d’euros (2020) dont environ 14 millions, rien que pour la composante électricité. Le reste est constitué des charges liées au gaz naturel, au gasoil de chauffage et à l’achat de carburant.

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