Malgré la communication rassurante des dirigeants de Liberty Steel, les syndicats relèvent que les outils liégeois du groupe sidérurgique sont dans un état d’abandon et qu’il manque des pièces pour garantir une production dans de bonnes conditions de sécurité. Des contrôles légaux ne sont plus effectués, notamment celui pour la détection de gaz. La sécurité des travailleurs serait même en danger : pas de matériel de protection des travailleurs, plus de contrôle de détection de gaz, etc. Et pour couronner le tout, l’entreprise enregistre plusieurs demandes de départs ; Il y aurait déjà une trentaine de préavis. Les syndicats viennent d’alerter le ministre wallon de l’Economie, Willy Borsus (MR) et les dirigeants de la Sogepa, bras financier de la Région wallonne.
Les travailleurs de Liberty Steel sont inquiets et leurs représentants sont loin d’être rassurés sur la pérennité du projet de Liberty Steel à Liège. Selon nos informations, beaucoup de questions ont été posées lors du dernier conseil d’entreprise du 4 juillet dernier et d’autres sont sur le point d’être mises sur la table de la prochaine réunion extraordinaire de l’organe prévue, pour l’instant, le 26 août prochain. « Il y a un grand décalage entre la communication marketing de Liberty Steel vers l’extérieur et la réalité de ce qui se passe à l’intérieur des usines. Les outils sont laissés à l’abandon et les travailleurs manquent de pièces de rechange pour faire correctement leur travail. A titre d’exemple, un chef d’équipe a été obligé de venir avec son propre disque à meuler pour pouvoir travailler. Les contrôles légaux ne sont plus réalisés, par exemple, les détections de gaz. Tout ça met sérieusement en danger les travailleurs », nous a répondu Vincent Napolitano, délégué Setca chez Liberty Steel à Liège, que nous avons joint par téléphone.
Ce courrier est sans doute un des derniers cris d’alarme. Après il deviendra difficile de tenter quoi que ce soit et vous aurez sans doute terminé de détruire notre entreprise.
Le responsable syndical vient d’ailleurs d’envoyer un courrier aux différents acteurs du dossier dans la perspective du conseil d’entreprise extraordinaire du 26 août. « Ce courrier est sans doute un des derniers cris d’alarme. Après il deviendra difficile de tenter quoi que ce soit et vous aurez sans doute terminé de détruire notre entreprise, car quand on abandonne l’outil qui est censé faire fonctionner le business, il n’y a sans doute plus grand-chose à attendre. Comme vous le savez, depuis de nombreux mois (vu les problèmes de trésorerie), beaucoup d’interventions vitales sont tout simplement abandonnées/supprimées et trop souvent un arbitrage risqué est effectué pour éviter certaines dépenses. Tout cela aurait pu se comprendre dans un contexte temporaire et limité, mais cette situation dure depuis bien trop longtemps et nous allons, sur certaines installations, atteindre le seuil critique, celui qui risque de rendre la situation irrécupérable », écrit-il dans un courriel envoyé aux dirigeants ainsi qu’à ses confrères syndicalistes et au médiateur de justice désigné, Me Roman Aydogdu.
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Owner of this company should be a philanthropist other why someone should dare to run a galvanizing line in Liege! The most laziest workers on earth, the worst technical staff on earth , the most expensive taxes on earth are all in that region. I made that mistake and ran a small business there for fabrication for 6 months only! Union people they are after their wages only and they don’t care about people! If you bribe them they go silent if not they make noise! Most likely liberty owners don’t pay them !!!! God help you !