CONJONCTURE

Le nombre des faillites repart à la hausse en Belgique

D’après les chiffres de Statbel, l’office belge de statistique, l’économie nationale a enregistré un total de 5.474 faillites durant les 30 premières semaines de 2022, en hausse de près de 55% par rapport à la même période en 2021. Mais par rapport à 2019, l’année normale avant la crise du Covid-19, les faillites de janvier à juillet 2022 sont en baisse de plus de 13% (6.303 faillites entre janvier et juillet 2019). Les faillites de janvier à juillet 2022 ont entraîné la perte de 12.774 emplois, en augmentation de 19% par rapport à la même période en 2021. Les différents moratoires et l’assouplissement des critères à remplir pour accéder à la procédure de réorganisation judiciaire (PRJ) ont limité la casse en 2020 et 2021. Pour expliquer l’augmentation des faillites, le président de l’Union des classes moyennes (UCM), Pierre-Frédéric Nyst parle d’effet de rattrapage et redoute un tsunami de faillites. Il invite les responsables politiques à garantir aux entreprises et aux  indépendants un moratoire énergétique leur permettant d’étaler le paiement des factures.

L’économie belge commence à payer un lourd tribut à la crise économique imposée par l’inflation et les diverses augmentations (prix des matières premières, tarifs de l’énergie, etc.). Conséquence, de plus en plus d’entreprises sont confrontées à un assèchement de leurs recettes face à des charges qui augmentent ou qui ne diminuent pas. Sur base des jugements des tribunaux de l’entreprise, Statbel, l’office belge de statistique, a dénombré un total de 5.474 faillites durant les 30 premières semaines de 2022, soit un nombre en hausse de 54,6% par rapport à la même période en 2021. Par rapport à la période de janvier à juillet 2019, les faillites de 2022 sont en baisse de 13,2%. Les faillites de janvier à juillet 2022 ont entrainé la perte de 12.774 emplois, en hausse de 19% par rapport à 2021 (10.736 pertes d’emplois).

Découragement et moral en berne chez les indépendants

D’après Statbel, les différents moratoires décrétés par les autorités politiques au plus fort moment de la crise du Covid-19 (mai-juin 2020 et jusqu’au 31 janvier 2021) ainsi que les mesures d’assouplissement de l’accès à la Procédure de réorganisation judiciaire (PRJ) ont permis de limiter la casse.

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