RESTRUCTURATION

Faute de repreneur, l’ex-ArcelorMittal Ringmill opte pour la liquidation : 120 emplois menacés

Les couronnes de Halo Steelrings sont utilisées dans l'orientation des éoliennes. Crédit: Halo Steelrings.

Les négociations en cours depuis des mois dans le but de trouver un repreneur et de garantir la pérennité des activités de Halo Steelrings (ex-ArcelorMittal Ringmill) ont échoué à la dernière minute. Il était question d’arrimer l’entreprise liégeoise à John Cockerill et l’intégrer dans sa filière « hydrogène » avec la collaboration de trois outils financiers (Sogepa, Noshaq, Invest for Jobs). Mais il semble que les produits proposés par Halo Steelrings souffrent d’un problème de compétitivité par rapport à la concurrence européenne. Mais John Cockerill est venu au secours de la Sogepa en rachetant certains actifs de Hamon (un ex-fleuron wallon dans lequel la Sogepa a brûlé 128 millions d’euros et qui a fait aveu de faillite). Par conséquent, l’ex-CMI n’a plus les moyens financiers nécessaires pour réaliser l’opération Halo Steelrings. Faute de repreneur, les dirigeants de l’ex-ArcelorMittal Ringmill introduiront une demande de liquidation la semaine prochaine. Environ 120 emplois directs et indirects sont menacés.

C’est l’inquiétude chez les travailleurs de Halo Steelrings (ex-ArcelorMittal Ringmill) à Seraing en région liégeoise. Selon nos informations, la direction les a informés qu’elle déposera, dans les tout prochains jours, probablement la semaine prochaine, une demande de liquidation auprès du tribunal de l’entreprise. Un avocat-liquidateur serait même déjà identifié, de même qu’un expert financier pour accompagner la direction dans sa démarche en espérant qu’un nouveau candidat vienne la sauver de la faillite. Au moins 120 emplois sont menacés si Halo Steelrings venait à mettre la clé sous le paillasson, car l’ex-ArcelorMittal Ringmill occupe environ 80 personnes, mais elle travaille avec une PME, Hydromeca, qui dépend à 100% de ses commandes et qui occupe une quinzaine de personnes. Sans compter d’autres sous-traitants qui réalisent des pièces pour l’ancienne Cockerill Forges Ringmill (CFR).

Apport de plus de 14 millions d’euros

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