Un agriculteur flamand expatrié espère encore pouvoir exporter ses 800 tonnes de céréales

Lorsque la guerre a éclaté en Ukraine, Christof Conings, agriculteur belge originaire de Maasmechelen, installé dans le pays et à la tête d’une exploitation agricole à Loutsk, ville du nord-ouest du pays craignait pour le devenir de sa récolte. Six mois après le début du conflit qui secoue l’est du continent, sa récolte de céréales est exceptionnelle, mais impossible de l’exporter ni même de la sortir de ses champs. L’agriculteur de 49 ans ne sait que faire de ses 800 tonnes de céréales. L’Ukraine est engagée dans une course contre la montre pour faire sortir les grains récoltés, fruit de la saison passée. Une rencontre entre les Nations unies et les présidents ukrainien et turc a eu lieu ce 18 août à Lviv, à 100 km de la frontière polonaise afin d'examiner l’accord international signé le 22 juillet par la Russie et l’Ukraine, grâce à la médiation turque et sous l’égide des Nations unies, un accord qui a créé un corridor maritime sécurisé et permis une timide relance d'une faible exportation. Depuis lors, une vingtaine de cargos ont pu sortir du pays chargés de maïs et de blé. Une petite bouffée d’oxygène pour l’Ukraine quand on sait que 80 % des céréales vendues à l’international circulent par voie maritime.
Voilà vingt ans que Christof Conings, fils d’un agriculteur de Kotem, en province du Limbourg, partait s’installer en Ukraine où il est aujourd’hui à la tête d’une exploitation céréalière à Loutsk, dans l’ouest du pays, à 200 km de la frontière polonaise. Il y cultive des céréales et du soja sur près de mille hectares. « En dehors des bombardements qui ont frappé l’aéroport militaire tout proche, au début de la guerre, c’est assez calme dans la région : la vie suit son cours comme si de rien n'était sauf qu'on ne peut pas exporter nos récoltes », confie-t-il.
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