SANTE

Les grossistes-répartiteurs menacent de réduire l’assortiment de médicaments livrés aux pharmaciens

CEO de Febelco, Olivier Delaere détaille les revendications des grossistes-répartiteurs. Crédit: L-Post / Philippe Bourguet

Les grossistes-répartiteurs qui approvisionnent les pharmacies de Belgique en ont marre de vendre leurs médicaments à perte. Ils demandent de l’aide aux autorités et, sans réponse favorable, ils disent n’avoir pas d’autres choix, dans un premier temps, que de réduire la gamme de médicaments fournis aux officines et, de facto, aux patients. Des réductions d’emplois pourraient suivre si rien ne change.  Ils ont manifesté, jeudi 22 septembre, devant le cabinet du ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke (Voruit). Et ont répété leurs revendications. « Nous avons proposé au ministre trois solutions qui permettront au secteur de jouer le rôle sociétal qui est le sien de manière pérenne : une indexation annuelle basée sur l'indice santé dès le 1er janvier 2023 et le rattrapage de l’indexation sur la période Covid 2020-2021. Nous souhaitons aussi qu’on nous prévienne assez tôt, soit un mois à l’avance, de la baisse des prix des médicaments de façon à ce que nous puissions les acheter aux nouveaux prix, plutôt que de nous laisser les acheter et ensuite se retrouver avec des pertes à cause des diminutions », résume Olivier Delaere, administrateur délégué de Febelco, leader du marché des grossistes-répartiteurs et porte-parole de l’association nationale des grossistes-répartiteurs (ANGR).

La patience des membres de l’Association nationale des grossistes-répartiteurs (ANGR) est mise à rude épreuve. Trois mois après avoir lancé un appel aux autorités fédérales pour qu’elles se penchent sur leur sort et apportent des solutions d’aide au secteur, ils ont monté le ton jeudi 22 septembre. Ils ont manifesté dans la matinée au cabinet du ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit). « Ça fait deux ans qu’on explique la problématique aux autorités, c’st-à-dire bien avant la crise du Covid-19, mais rien en bouge. Aujourd’hui, on va dans le mur, on est tous dans le rouge, on ne s’en sort plus. Sans une décision des autorités, on va vers la faillite du modèle. On a fait tout ce qu’on pouvait, il y a 15 ans, on était encore 20 grossistes-répartiteurs, aujourd’hui on n’est plus que 3. On a automatisé et digitalisé nos process, mais on n’a plus de marge de manœuvre », résume Olivier Delaere, administrateur délégué de Febelco, leader du marché des grossistes-répartiteurs et porte-parole de l’Association nationale des grossistes-répartiteurs (ANGR).

Vous voulez lire la suite de cet article ?

Cet article premium est réservé à nos abonnés.

Vous êtes déjà abonné ? Connectez-vous.

Pas encore abonné ? Abonnez-vous à L Post pour lire la suite et accéder à de nombreux autres contenus exclusifs.