ECONOMIE

« Qu’attendons-nous pour réagir? ! », le SOS des commerçants liégeois

LIEGE. Face à l’interminable chantier du drame, pardon, du tram, et l’envolée abracadabrantesque du coût de l‘énergie, le président du Commerce Liégeois, Jean-Luc Vasseur, tire une sonnette de larmes. Initialement prévue pour octobre 2022, la mise en circulation du tram est reportée à avril 2024… à ce qu’on dit. Mais d’ici là, que restera-t-il du dynamisme économique et commercial du centre-ville de Liège de plus en plus déserté ? La Ville croise les doigts et ne dit mot. La Foire d’Octobre a pris place dans le chancre urbain, ne facilitant probablement pas le labeur des ouvriers, et on prévoit d’ores et déjà l’ouverture du marché de Noël, fin novembre, même lieu, même endroit. Et ce, quelle que soit l’ampleur des dégâts en terme de mobilité, de sécurité ou d’attractivité commerciale. Du pain et des jeux, pour noyer le poisson en somme. Mais au cœur de la ville, les commerçants s’essoufflent et après les années Covid, face aux crises actuelles du pouvoir d’achat et de l’énergie, ils crient au désespoir. « Sauvons nos commerçants, sauvons nos artisans…nos emplois, sans quoi le cœur de Liège ne résistera pas. Sauvons notre économie !», lance Jean-Luc Vasseur qui espère ainsi être entendu des politiques, des Liégeois mais aussi d'autres responsables ainsi que de tous les indépendants en souffrance ici et ailleurs dans le pays. « On ne va pas continuer à les regarder nous étouffer sans rien dire ! ».  

Le tram liégeois, un poème navrant

Alors que le Gouvernement wallon (maître d’œuvre du chantier du tram liégeois à travers l’Opérateur de transport de Wallonie), vient de débloquer 6 millions d’abord, puis 5 millions de plus ensuite, afin de venir en aide aux commerçants directement impactés par le chantier, à Liège, les acteurs économiques ne crient pas victoire, mais famine. « 11 millions d'euros, et on devrait être contents, sauf que l’on parle d’un peu plus d’un millier de commerces impactés par le chantier, je dirais même 1.500. Cela revient à plus ou moins 7.000 € à peine par commerçant, c’est un sketch pour le VOO rire ! », s’insurge Jean-Luc Vasseur, le président du Commerce Liégeois. L’aide publique serait en effet loin de répondre à la triste réalité.  « Les commerçants doivent payer un précompte allant de 2.000 euros et 10.000 euros selon le type de commerce, et je vous assure que je suis encore sous la base réelle ? Que peut-on faire ? Attendre que nos dirigeants, ici et ailleurs, se décident à agir ? Mais quand ils seront prêts, il n’y aura plus personne à sauver.»

On nous tue tous à petits feux.

Faire face, oui ,mais comment ?

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