MOBILITE

France : 28,5% des stations-service souffrent d’une pénurie de carburants

Stevelan Chaizy

Selon un bilan établi par la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher, au niveau national, près de  30 % des stations-essence de l’hexagone sont en manque d’au moins un type de carburant.  Alors qu’ESSO annonçait hier soir, un retour à la normale d’ici deux à trois semaines, du côté des syndicats, la CGT annonçait la reconduction de la grève chez TotalEnergies, et ce, malgré l'accord salarial signé entre la direction et deux syndicats majoritaires. A une semaine des vacances de Toussaint de tous les Français, la grogne ne cesse de monter. En outre, cette rupture de stock hors du commun depuis longtemps touche de près les agriculteurs mais aussi les agences de location de véhicules.

Si chez nous le prix des carburants ne cessent de grimper. Nous sommes loin de la pénurie de carburants de nos voisins. Pour l’heure, chez nous, dès ce samedi,  le diesel et le gasoil de chauffage connaitront une nouvelle hausse. Pour le diesel B7, le prix maximum à la pompe passera à 2,2390 euros le litre, en hausse de 6,7 centimes d’euro. Avec cette nouvelle augmentation, le diesel frôle son record atteint en mars 2022 (2,2860 euros le litre).
Pour le diesel B10, il faudra compter avec une augmentation de 6,6 centimes. Quant au gasoil de chauffage, il verra son prix atteindre 1,5386 euro le litre (+0,0156 euro) pour moins de 2.000 litres et 1,5030 euro le litre (+0,0156 euro) à partir de 2.000 litres.

En France, la fronde gronde

Chez nos voisins, rien ne va plus. A une semaine des congés scolaires, la pénurie de carburants touche près de 30 % des stations-essence. Pour rappel, cette pénurie est liée à un important mouvement de grève qui paralyse depuis plusieurs jours  la plupart des raffineries françaises et impacte de nombreux secteurs d'activités. Les syndicats réclamant une hausse des salaires sans être véritablement entendus.
La grève se poursuit donc dans plusieurs raffineries importantes du pays et le carburant est de plus en plus compliqué à retrouver. « Nous avons une situation de rupture sur un au moins un carburant dans 28,5% des stations-service de l’Hexagone », annonçait hier soir la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher.

Plus tôt dans la journée, Esso-ExxonMobil annonçait un retour à une situation  normale dans les deux raffineries Esso-ExxonMobil  dans les deux à trois semaines. « Les unités des deux raffineries d’Esso Raffinage redémarreront progressivement selon les protocoles de sécurité nécessaires et de façon à minimiser les nuisances », ajoutait Esso, précisant encore que les volumes de ventes sur septembre ont baissé de 25 % par rapport au mois d’août.  Les transporteurs routiers, eux,  se mobilisent de façon exemplaire pour résorber les pénuries de carburant, affirmait hier le ministre délégué aux Transports, en prévenant toutefois que les tensions allaient encore perdurer quelques jours.

Les agriculteurs touchés de plein fouet

La pénurie de carburants que connait la France depuis plusieurs jours impacte de nombreux secteurs économiques. Parmi les professionnels touchés, les agriculteurs ne sont, une fois de plus, pas en reste.  Et cette situation a pour conséquence que la production agricole commencerait même à être impactée. En effet, les agriculteurs représentent d’importants consommateurs de gazole non routier (GNR) ; ils ne sont plus livrés ou en faible quantité si bien qu’ils ne parviennent plus à continuer à fonctionner normalement. Un peu partout en France, les agriculteurs manifestent devant les préfectures, en vain...

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