Hundreds of Syrian Kurds protest in Syria's northeastern city of Hasakeh on December 25, 2022 in response to a deadly attack targeting members of the ethnic community in Paris this week. - A gunman opened fire at a Kurdish cultural centre and a hairdressing salon in Paris, killing three Kurds, The suspected gunman, a 69-year-old Frenchman, was arrested and later confessed to a "pathological" hatred for foreigners, Paris prosecutor Laure Beccuau said. (Photo by Delil SOULEIMAN / AFP)
Aux lendemains de la fusillade qui a endeuillé la communauté kurde de Paris dans le 10ème arrondissement, le caractère raciste de l’acte de l’homme de 69 ans ne fait plus l’ombre d’un doute. Il l’a avoué aux enquêteurs et les munitions trouvées dans sa mallette indiquent qu’il avait l’intention de faire un massacre dans la communauté kurde par la haine de l’étranger. Mais il s’agit également d’un acte terroriste au regard des circonstances de la fusillade avec un individu lourdement armé et dont le dessein est de s’attaquer à une communauté. Il avait soigneusement préparé son acte et voulait faire le plus de victimes possibles poussé par sa haine « pathologique » de l’étranger.
Pratiquement tous les partis politiques ont condamné l’acte ignoble de l’auteur, mais au-delà de sa responsabilité directe, la classe politique française, principalement les partis d’extrême droite et les semeurs de haine, doivent aussi être pointés du doigt dans ce drame. Normalement, le projet des responsables politiques est de proposer des solutions pour améliorer la vie en société et permettre aux citoyens de vivre dignement. Ils sont aussi sensés promouvoir le vivre-ensemble. Mais aujourd’hui, à quoi assiste-t-on en France ? A une situation où des partis, notamment le Rassemblement National (RN), le parti Reconquête ou encore une partie de la formation politique Les Républicains, ne cessent, à longueur de journée, de pointer du doigt l’étranger comme étant la source de tous les maux de la société française. Lentement, mais sûrement, et probablement « à l’insu de leur plein gré », leur discours ne fait que servir de carburant au bas instinct de certains individus. Désinhibés par des éléments de langage, ces derniers sont prêts à passer à l’acte avec les conséquences dramatiques qu’on connaît aujourd’hui.
Les responsables politiques doivent se rendre compte que leurs discours sont un puissant outil de mobilisation et peut donc armer certains esprits.
Le drame qui s’est joué ce vendredi 23 décembre à Paris ne doit pas être sous-estimé. Il ne peut être rangé au rang d’un simple fait divers dont l’auteur serait un déséquilibré souffrant d’un problème psychiatrique. Mais il dépasse aussi les frontières françaises. Il peut se jouer à Bruxelles et dans d’autres quartiers de nombreux pays européens. Les responsables politiques belges ne doivent pas regarder le crime raciste de Paris de loin. On en a déjà connu en Belgique, il y a 20 ans, lors que le 7 mai 2002, vers 4 heures du matin, Ahmed Isnasni (47 ans) et son épouse, Habida El Hajji (45 ans) ont été assassinés par Hendrik Vyt, un homme de 79 ans. Le drame s’est déroulé à Schaerbeek. L’auteur était connu pour son adhésion aux thèses de l’extrême-droite et sa proximité avec Johan Demol, un élu de du Vlaams Blok devenu Vlaams Belang. Il a péri intoxiqué par les flammes de l’incendie qu’il a lui-même provoqué dans l’immeuble situé au 121 rue Vanderlinden à Schaerbeek où les faits se sont déroulés. Il n’a donc pas pu répondre de ses actes devant la justice.
Les responsables politiques doivent se rendre compte que leurs discours sont un puissant outil de mobilisation et peut donc armer certains esprits. La liberté d’expression est un droit acquis, mais mal utilisée elle peut provoquer des drames comme celui de vendredi 23 décembre à Paris, voire celui d’il y a 20 ans à Bruxelles. Le racisme tue, il faut le combattre et ne pas chercher à le justifier, et encore moins à le tolérer.
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