TENSION DIPLOMATIQUE MAROC-UNION EUROPEENNE

Scandale au Parlement européen : le Maroc rejette les accusations, conflit diplomatique en vue

La déclaration adoptée par le Parlement marocain a été lue par le président de la Chambre des Représentants, Rachid Talbi Alami. AFP

Le Parlement marocain a rejeté, lundi 23 janvier, à l'unanimité, les accusations des députés européens qui ont voté une résolution appelant le Maroc à respecter la liberté d'expression et la liberté de la presse. Les députés européens ont également demandé la libération de trois journalistes emprisonnés et dénoncé l'utilisation du logiciel d'espionnage Pegasus par le Gouvernement marocain. Le Parlement marocain, réuni en séance plénière spéciale, a fait savoir qu'il soutenait le royaume du Maroc et a lancé un avertissement au Parlement européen. Il a décidé de reconsidérer ses relations avec le Parlement européen. Il s’agit d’une position sans précédent de la part des deux Chambres législatives qui s’expriment contre ce qu'ils considèrent comme des accusations fausses. La forte réaction des élus marocains traduit la surprise du Gouvernement marocain suite aux accusations visant le Royaume chérifien pour des cas de corruption de députés européens (Marocgate dans la foulée du Qatargate). La crise entre le Maroc et l'Union Européenne est en train de s'aggraver.

Lundi 23 janvier, le Parlement marocain a décidé de répliquer aux accusations formulées par le Parlement européen. Après une réunion en plénière, il a annoncé qu'il allait réévaluer ses relations avec son homologue européen. Le co-président marocain de la commission mixte UE-Maroc, cité dans l'affaire du « Marocgate », avait jusqu'ici gardé le silence. Suite à la révélation de cette affaire de corruption présumée impliquant notamment le Maroc et le Qatar, la justice belge a ouvert une enquête sur des cas de corruption présumés d'eurodéputés par le royaume marocain. La résolution votée, la semaine dernière par le Parlement européen est une première depuis 1996. Elle dénonce la situation de la liberté d'expression et de la liberté des médias au Maroc.

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