Les Accords de la Saint-Michel et de la Saint-Quentin lui doivent beaucoup. Tour à tour conseiller communal, bourgmestre, ministre wallon ou fédéral, sénateur, député wallon puis européen, Jean-Maurice Dehousse, homme de tous les états est décédé la nuit dernière à l’âge de 86 ans. Un chapitre de l’histoire de la réforme de l’Etat se referme avec celui qui a eu à cœur de défendre l’intérêt des Francophones de Bruxelles, sa Wallonie avant tout, une certaine idée du socialisme, finalement son ardente cité et l'idée folle d'une Europe sociale.
Il était né à Liège, en 1936. Jean-Maurice Dehousse, un temps bourgmestre de Liège (un vieux rêve qu'il réalisa) s’est éteint la nuit dernière des suites d’une longue maladie. Fernand Dehousse, avant lui, faisait déjà parler de lui sur les bancs des assemblées. Nommé plusieurs fois ministre fédéral et ministre-président du tout jeune exécutif wallon, il gagnera l’écharpe maïorale de Liège entre 1995 à 1999, Willy Demeyer lui succédant. Eurodéputé dès 1999, Jean-Maurice Dehousse sera amené à travailler à la préparation de textes fondamentaux pour la consolidation de la construction européenne.
Partisan d’une Charte européenne, il déplorera longtemps l’absence « d’Europe sociale » dans le texte de la Constitution européenne qui est soumise à ratification et il mènera résolument bataille contre son adoption.
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