Chairperson of Economic Community of West African States (ECOWAS) and President of Nigeria, Bola Ahmed Tinubu, reacts while addressing the ECOWAS head of states and government in Abuja on July 30, 2023. West African leaders were to meet on Sunday for a crisis summit on the coup in Niger, where protesters tried to storm the French embassy after the junta warned of an "imminent military intervention". In the third coup to fell a leader in Africa's restive Sahel region in as many years, Niger's elected president, Mohamed Bazoum, has been held by the military since Wednesday. (Photo by Kola SULAIMON / AFP)
A l’issue de leur première réunion de travail à Abuja, les présidents des pays membres de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont ordonné l’activation immédiate de la force d’intervention de l’organisation maintenant ainsi la pression sur les militaires putschistes. Mais ils continuent aussi à privilégier la voie diplomatique face aux nouveaux dirigeants du pays qui ont, pour l’instant, fermé les portes de la négociation. Ces derniers ont d’ailleurs nommé un gouvernement de transition composé de 21 ministres dont deux généraux de du Conseil national pour a sauvegarde de la patrie (CNSP) qui a pris le pouvoir. Le nouvel exécutif est dirigé par un civil, le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine, un économiste de 58 ans et ancien ministre des Finances.
La situation demeure crispée sur le front au Niger où une junte militaire a pris le pouvoir depuis le 26 juillet dernier. Face au blocage, les chefs d’Etats des pays membres de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont pris des mesures, ce jeudi 10 août, semblant manier le bâton et la carottes. A l’issue de leur sommet, l’organisation sous-régionale a indiqué avoir ordonné « le déploiement de la force en attente de la Cédéao pour rétablir l’ordre constitutionnel au Niger », a déclaré le président de la sous-commission de l’organisation, Omar Touray, à l’issue du sommet extraordinaire. Par ailleurs, elle maintient les sanctions déjà approuvées: fermeture des frontières, gel des avoirs de ceux bloquent le retour à l’ordre constitutionnel. Mais dans le même temps, l’organisation privilégie toujours la voie de la diplomatie pour ramener un régime civil dans ce pays du Sahel. « Il est crucial que nous donnions la priorité aux négociations diplomatiques et au dialogue comme socle de notre approche », avait déclaré le président de la Cédéao, Bola Tinubu, également président du Nigeria.
Le nouveau Premier ministre du Niger, d’Ali Lamine Zeine, un économiste de 58 ans. (Photo prise par KAREN BLEIER / AFP)
Un économiste comme nouveau Premier ministre
Même si elle garde au feu l’usage de la force pour forcer les militaires, la Cédéao semble se donner le temps pour ne pas agir dans la précipitation, malgré l’expiration de son ultimatum dimanche 6 août. Mais il faut dire que la junte au pouvoir au Niger depuis le 26 juillet n’entend pas céder, d’autant plus qu’elle suscite aussi des mouvements de soutien au sein de la population et que le recours à la force ne fait pas l’unanimité dans les pays africains. Les militaires putschistes, dirigés par le chef de la garde présidentielle, Abdourahamane Tchiani, a montré sa détermination en nommant dans la nuit de mercredi à jeudi un gouvernement de transition, dirigé par un Premier ministre civil. Il s’agit d’Ali Lamine Zeine, un économiste de 58 ans, ancien ministre des Finances du pays entre octobre 2003 et février 2013 sous la présidence de Mamadou Tandja. Le nouveau Premier ministre est diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA) de Niamey et titulaire d’un diplôme du Centre d’études financières, économiques et bancaires de Marseille et Paris-I. Il a aussi été représentant résident de la Banque africaine de développement (BAD) dans trois pays (Tchad, Côte d’Ivoire et Gabon).
Le nouveau gouvernement nigérien compte 21 ministres dont les portefeuilles de la Défense et de l’Intérieur sont occupés respectivement par le général, Salifou Mody et le général Mohamed Toumba, membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), l’organe militaire qui exerce le pouvoir depuis le 26 juillet après le coup d’Etat qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum.
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