LE MECONTENTEMENT PERDURE A LA SNCB

SNCB : les raisons de la nouvelle grève de 48 heures qui débute ce mardi 5 décembre à 22h

Le rail belge pénalisé par une nouvelle grève de 48 heures dès ce mardi 5 décembre à 22h. Les syndicats dénoncent les propositions insuffisantes de la direction de l'entreprise ferroviaire. BELGA

La nouvelle grève de 48 heures à la SNCB débutera ce mardi 5 décembre à 22h pour se terminer jeudi 7 décembre à la même heure. Elle reflète un mécontentement accru parmi les cheminots. Pierre Lejeune, président de la CGSP-Cheminots rappelle les raisons du mouvement décrété par son syndicat et la SLFP-Cheminots. La CSC-Transcom ne s’est pas jointe à l’action.
Pour le patron du syndicat socialiste des cheminots, la nouvelle grève, après celle de novembre dernier, illustre le fossé notable entre les attentes des travailleurs et les propositions de la direction de l’entreprise ferroviaire. Que se passera-t-il après cette nouvelle action de 48 heures ? En attendant, la SNCB a mis en place un service alternatif de trains pour aider les usagers du rail.

Des promesses insuffisantes et vagues

Président de la CGSP-Cheminots, Pierre Lejeune critique la nature insuffisante et peu détaillée des propositions de la direction de la SNCB. « Ces mesures sont perçues comme de simples déclarations d'intention, sans engagement concret », souligne-t-il. Il déplore l'absence de réponses claires et de mesures concrètes malgré les discussions tenues.

Nous ferons une analyse en décembre et envisagerons la suite à donner.

Le syndicaliste dénonce les nouvelles mesures de productivité que la direction de la SNCB veut imposer au personnel, estimant que les cheminots ont déjà fait assez de sacrifices en la matière. Il demande le gel de ces mesures pour une période de deux à trois mois, le temps de procéder à une évaluation plus globale qui inclurait d'autres facteurs, notamment les coûts opérationnels, les coûts de consultance et l'amélioration des processus. « Nous sommes confrontés à une dégradation du service public à cause de la suppression de postes et une qualité en baisse. Cela ne peut être résolu en surchargeant davantage le personnel », poursuit Pierre Lejeune.

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