Economie

Médicaments : sans indexation de ses marges, Febelco redoute de ne plus pouvoir assurer ses missions

Principal grossiste-répartiteur des médicaments en Belgique, la coopérative Febelco (Fédération belge des coopératives pharmaceutiques) a lancé un appel ce mardi 4 mars pour que le gouvernement fédéral tienne sa promesse d’une indexation récurrente des marges des opérateurs. A défaut, elle craint de ne plus pouvoir assurer sa mission d’approvisionnement des pharmacies. Son CEO, Olivier Delaere lance aussi un appel pour que les producteurs jouent aussi le jeu de la transparence afin de leur permettre d’avoir une bonne visibilité sur la disponibilité des médicaments. Aujourd’hui, le site Pharmastatut répertorie près de 800 médicaments « temporairement indisponibles », mais selon les grossistes-répartiteurs, on serait plutôt à environ un millier de médicaments en pénurie. C’est la Wallonie qui abrite le plus grand entrepôt de Febelco en termes de références de médicaments à Frameries où le grossiste-répartiteur dispose d’une infrastructure de près de 10.000m². C’est d’ailleurs l’unique site de Febelco en Wallonie où 54% des commandes sont automatisées. Il occupe 74 collaborateurs salariés et approvisionne des pharmacies sur une zone assez large (Hainaut, Brabant wallon, Namur, Marche-en-Famenne).

Les temps sont durs pour les grossistes-répartiteurs qui approvisionnent les pharmacies en médicaments et en dispositifs médicaux. Ce mardi 4 mars, le plus gros acteur du marché belge organisait une visite sur son site de Frameries, en présence du ministre à double casquette de la Santé (Région wallonne, Communaujté française), Yves Coppieters (Les Engagés). « Les grossistes-répartiteurs jouent un rôle majeur dans la chaîne de santé pour les patients et aujourd’hui, on voit bien qu’ils sont en difficultés. Ils méritent l’attention des autorités publiques que nous sommes », commente Yves Coppieters (Les Engagés).

Le plus gros site de Febelco et l’unique en Wallonie

Dans l’entrepôt de 10.000m², les stocks de médicaments et de dispositifs médicaux sont soigneusement stockés. Quelques salariés s’activent au rangement pendant que des caisses vides sont acheminés automatiquement sur des tapis roulant vers une station pour recevoir les commandes. Le dispositif fonctionne seul. « Environ 54% des commandes sont automatisées chez nous. Nous travaillons de 6h à 19h par shift et tout est mis en œuvre pour approvisionner les clients dans les temps », explique Xavier Dehombreux, responsable de l’entreprise familiale Mauroy, fondée par ses grands-parents, et rachetée en 2009 par Febelco. Un espace fermé avec un cadenas à code secret abrite les produits stupéfiants (opioïdes, etc.).

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