SAUVETAGE DE GALLER

Les actionnaires wallons privés de la Chocolaterie Galler réaffirment leur confiance

BELGA

LIEGE. Dans un contexte économique et industriel particulièrement exigeant ces dernières années, les actionnaires wallons privés tiennent à réaffirmer leur confiance dans la trajectoire de la Chocolaterie Galler. Le tribunal de l’entreprise vient de lui accorder 4 mois de sursis dans le cadre d’une Procédure de réorganisation judiciaire (PRJ) silencieuse révélée récemment par L-Post. L’un des créanciers pénalisés par la décision des dirigeants d’arrêter certains paiements pendant la période de sursis sort du bois.

Suite à nos récentes révélations sur la situation financière de la chocolaterie indépenbdante Galler qui est Procédure de réorganisation judiciaire (PRJ) silencieuse, les actionnaires privés wallons ont tenu à réagir ce mercredi 11 février. « Nous avons soutenu un projet entrepreneurial et éthique fort, en engageant notre capital personnel dans la SA », rappellent Didier Leclercq et Luc Pire.
« Depuis lors, l’entreprise a fait face à des défis majeurs : la crise du Covid-19, les inondations ayant entraîné la perte de l’outil de production, la reconstruction de l’usine, une crise sanitaire, ainsi qu’une hausse sans précédent du prix du cacao », expriment les actionnaires Didier Leclercq et Luc Pire.

Nous restons ouverts à l’arrivée de nouveaux investisseurs.

Ouverts à l’arrivée d’autres investisseurs

Et de poursuivre : « Malgré ces turbulences, Galler et tout son personnel ont démontré leur résilience, leur capacité d’adaptation et la solidité de leur positionnement. Aujourd’hui, nous renouvelons pleinement notre engagement et notre volonté de poursuivre cette aventure aux côtés de l’entrepriseNous restons ouverts à l’arrivée de nouveaux investisseurs partageant cette vision et disposés à accompagner le développement futur de Galler, dans le respect de ses valeurs entrepreneuriales et éthiques ainsi que de son ancrage wallon et liégeois », concluent Didier Leclercq et Luc Pire.

Les actionnaires privés du groupe Galler détiennent environ 8% du capital de l’entreprise.

Dans le cadre de la PRJ, les dirigeants ont décidé de suspendre les paiements de 8 créanciers. Parmi ces derniers figure Visual Impact, une PME d’une vingtaine de travailleurs à Seraing.

L’entreprise entend utiliser la médiatisation du dossier pour attirer l’attention sur le cas des créanciers lésés.

« Cette situation met en lumière une réalité souvent peu visible : les répercussions économiques que ce type de procédure peut entraîner pour les entreprises partenaires, au-delà de la seule entreprise protégée », indique les dirigeants de Visual Impact, une entreprise spécialisée dans les solutions d’impression et de communication visuelle.

Conséquences de la PRJ pour des partenaires

« Lorsqu’une procédure de réorganisation modifie le calendrier normal de paiement, l’impact est réel pour une PME. Ce type de situation peut générer des tensions de trésorerie, alors même que nous devons continuer à faire fonctionner l’entreprise et préserver nos équipes», souligne Etienne Fraikin, administrateur délégué de Visual Impact.

Il estime qu’il est important de rappeler la réalité économique des acteurs pénalisés par une PRJ silencieuse, mais qui a fuité dans la presse. « La situation étant désormais publique, il nous semble important d’expliquer la réalité économique que ces dispositifs peuvent aussi représenter pour des partenaires comme nous. Dans notre cas, certaines prestations ont été exécutées dans un cadre commercial normal, sans que le contexte global ne soit visible à ce moment-là. Des partenaires économiquement sains se retrouvent ainsi exposés à une situation qu’ils ne maîtrisent pas. Cette réalité mérite d’être reconnue dans le débat économique autour de ces mécanismes. C’est dans cet esprit que je prends aujourd’hui la parole» insiste Étienne Fraikin.

J.M. & Ph. Law.