LIEGE. La réforme des provinces, on en parle depuis des années, mais cette fois, il semblerait bien que le dossier soit véritablement sur la table. Alors que des discussions auront encore lieu cette semaine et que les partis sont invités à se prononcer pour le 1er mai, en Wallonie, Liège et Charleroi défendent l’idée des bassins de vie, de métropoles efficaces et influentes au-delà même de leur propre territoire. C’est de cela surtout qu’il fut question récemment lors d’une conférence réunissant, en Cité ardente, le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, et le Bouwmeester carolo, soit le maître architecte, Georgios Maillis. Objectif visé : faire de ces deux métropoles qui n’en sont pas vraiment, une force régionale, pour la Wallonie. Mais pour ce faire, il faudrait redessiner les territoires, revoir les fusions manquées des communes, redéfinir et transformer le rôle de l’institution provinciale. Tout un débat en cours sur lequel le Gouvernement devrait statuer d’ici juillet. Willy Demeyer, bourgmestre de Liège reconnaît avoir échoué à convaincre de la pertinence de la nécessité d'une métropole. Il plaide pour la fin de la Fédération Wallonie-Bruxelles et la fusion des zones de police.
Depuis décembre 2025, le Gouvernement wallon a engagé un processus concerté de transformation en profondeur des provinces. L’objectif de cette démarche très attendue : renforcer l’efficacité des politiques, améliorer la lisibilité des structures et garantir la continuité des services aux citoyens. Le projet prévoit la suppression des conseils provinciaux élus et la réduction d’environ 200 mandats provinciaux. Certaines compétences continueront à être exercées à l’échelle supracommunale, sous la régulation d’une assemblée des bourgmestres, tandis que d’autres seront transférées vers les communes, la Région ou les communautés.
Vers une transformation progressive et concertée
Ainsi, les cinq conseils provinciaux devront, pour le 1er mai prochain, identifier les missions indispensables à une action supracommunale efficace ; les compétences pouvant être transférées à d’autres niveaux de pouvoir et consulter les communes afin qu’elles expriment leurs besoins en matière de coopération intercommunale. La Région mènera en parallèle sa propre réflexion, en concertation avec les provinces et les communes.
Conformément à la Déclaration de Politique Régionale (DPR), la réforme sera pleinement mise en œuvre d’ici 2030. Sur base des contributions des provinces et des communes, une synthèse sera élaborée pour permettre au Gouvernement de statuer en juillet 2026 sur la répartition des compétences.
Les discussions sont en cours et ce serait dommage qu’on n’arrive à rien.
Vous voulez lire la suite de cet article ?
Cet article premium
est réservé à nos abonnés.
Vous êtes déjà abonné ?
Connectez-vous
Pas encore abonné ?
Abonnez-vous
à L Post pour promouvoir la pluralité de la presse. L-Post n’est financé par aucun grand groupe et dépend uniquement des lecteurs. Informer avec rigueur et indépendance a un coût.
Soutenez L Post et le journalisme indépendant : BE85 0689 4115 0106