(COMBO) This combination of pictures created on March 17, 2026 shows Paris mayoral candidates (From L-R): First deputy mayor of Paris Emmanuel Gregoire in Paris on March 23, 2021, member of the Les Republicains (LR) right-wing party, then mayor of the seventh district of Paris Rachida Dati in Paris on November 25, 2019 and La France Insoumise - Nouveau Front Populaire's MP Sophia Chikirou posing during a photo session in Paris on November 21, 2025. The five Paris city hall candidates passed the first round of France's 2026 municipal elections in Paris of March 15, 2026 with 37.98% of the votes for Emmanuel Gregoire, 25.46% for Rachida Dati, 11,72% for Sophia Chikirou and 11,34% for Pierre-Yves Bournazel and 10,40% for Sarah Knafo. The far-right MEP Sarah Knafo, who barely qualified (10.4%) for the second round of the municipal elections in Paris, announced on March 17, 2026 that she was withdrawing in order to block the left, and not to support the LR candidate Rachida Dati, who refused to form an alliance with her. JOEL SAGET / AFP
Ce mardi 17 mars à 18h était le dernier délai officiel pour déposer les alliances. La configuration du second tour des élections municipales françaises a donc pris forme. Dans les grandes villes, des rapprochements, des désistements et des fusions de listes ont redessiné les rapports de force. Dans ce duel politique inédit, ce ne sont plus seulement les résultats du premier tour qui comptent, mais la capacité des partis à s’entendre pour contrer leurs adversaires.
A Paris, les dernières heures après la clôture de 18h, mardi soir, des alliances ont confirmé un scénario de duel classique entre la gauche et la droite. La capitale qui se retrouve donc dans une triangulaire historique au second tour des municipales. Concrètement, le socialiste Emmanuel Grégoire a refusé jusqu’au bout un compromis avec La France Insoumise (LFI), un pari politique risqué, mais assumé pour la gauche classique.
Paris : retrait de Sarah Knafo et triangulaire
A droite, Rachida Dati bénéficie d’une droite unifiée. Elle a conclu une alliance avec Pierre-Yves Bournazel (Horizons). Cette fusion crée ainsi une liste d’union de la droite et du centre‑droit. Cette stratégie vise à concentrer les forces conservatrices et à peser plus fortement face à une gauche forte. Bournazel ayant conclu que « les électeurs ont signifié qu’ils ne voulaient pas de moi comme maire ».
Les électeurs ont signifié qu’ils ne voulaient pas de moi comme maire.
Sophia Chikirou, pour La France Insoumise (LFI), maintient sa candidature avec environ 12% des voix et ne s’est donc pas alliée avec le PS. Sa présence garantit une triangulaire qui pourrait redistribuer les cartes en fonction de la mobilisation et des transferts de voix dimanche 22 mars. Un retrait, celui de la dame en jaune, Sarah Knafo qui appelle ses électeurs à se tourner vers Dati.
Le scrutin est serré et la politique n’étant pas mathématique, il est, pour l’heure, impossible de confirmer quels seront les comportements des électeurs de Knafo et la façon dont ils vont se répartir.
Marseille : retrait tactique pour contrer le RN
A Marseille, l’une des configurations les plus tendues entre les blocs politiques a aussi évolué. Benoît Payan (union de gauche) et Franck Allisio (RN) étaient au coude‑à‑coude à l’issue du premier tour, 35 et 36%. La liste de Sébastien Delogu (LFI), arrivée derrière avec environ 12%, s’est désistée pour ne pas diviser le vote de gauche au second tour, une stratégie classique pour maximiser les chances de Payan face au RN.
Ce désistement tactique reflète une priorité stratégique à barrer la route du RN, bien que des tensions politiques subsistent entre socialistes et insoumis dans les choix locaux dans la deuxième ville de France.
Ce désistement tactique reflète une priorité stratégique à barrer la route du RN, bien que des tensions politiques subsistent entre socialistes et insoumis dans les choix locaux dans la deuxième ville de France. Le refus du PS de s’allier à LFI a été vivement critiquée et jugé « d’irresponsable » notamment par Marine Tondelier, la secrétaire nationale écologiste.
Cette photographie montre les affiches électorales du candidat du Rassemblement National (RN) à la mairie de Marseille, Franck Allisio, et du maire sortant, Benoît Payan, candidat à sa réélection, à Marseille, dans le sud-est de la France, le 17 mars 2026. (Elodie CLEMENT / AFP).
Lyon et Toulouse : accords confirmés à gauche
Dans plusieurs grandes villes du centre et du sud‑ouest, les partis de gauche ont choisi des fusions locales avec LFI pour maximiser leurs chances. A Lyon, le maire écologiste Grégory Doucet, bien qu’en tête du premier tour, a négocié des accords larges avec la gauche et les insoumis pour sécuriser une majorité face à la droite.
Ce pacte a été vivement critiqué et qualifié « d’alliance de la honte ». Cette fusion est un signe que la gauche cherche à fermer toutes les divisions internes pour défendre une majorité municipale face à une droite encore compétitive. A Toulouse, Jean-Luc Moudenc (centre‑droit) était en tête au premier tour, mais la gauche (PS, LFI, écologistes) a conclu une alliance officielle pour tenter de renverser le rapport de force. Conséquence : sans cette unité, la droite aurait pu conserver facilement la ville. Désormais, Toulouse sera un test clé pour l’efficacité des accords gauche unie.
Le Nord et ses configurations mixtes
Dans le Nord, notamment à Lille et à Roubaix, les alliances locales ont aussi été conclues à gauche pour tenter de contrer la droite. A Lille, plusieurs listes de gauche et d’écologistes ont fusionné, renforçant leur bloc face à une droite reconstruite. A Roubaix, des accords similaires ont été signés, mais la configuration reste serrée et dépendra de l’ampleur de la mobilisation dimanche. Le Nord demeure un terrain où la gauche peut l’emporter si elle reste unie, mais aucune majorité n’est assurée sans un fort vote de second tour.
Bilan global de ces alliances
Le Rassemblement national (RN), malgré des gains importants dans des villes comme Toulon, Perpignan, Nice ou Nîmes, reste isolé dans ses alliances hors de ses bastions traditionnels.
Dans des villes comme Paris, Lyon ou Toulouse, les partis de droite et de gauche ont exclu toute coopération avec le RN, préférant former des blocs contre lui plutôt qu’avec lui. Cette stratégie montre que, même s’il est un acteur fort dans certaines grandes villes, le RN n’est pas devenu un pivot d’alliances généralisées et cela peut limiter ses victoires.
Le maire sortant de Lyon, Gregory Doucet (ici avec laptronne des Ecologistes, Marine Tondelier), a conclu des accords larges avec la gauche et les insoumis. (OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP).
Malgré des gains importants dans des villes comme Toulon, Perpignan, Nice ou Nîmes, le Rassemblement national (RN), reste isolé dans ses alliances hors de ses bastions traditionnels.
Dans de nombreuses grandes villes (Toulouse, Lyon, Nantes, Avignon), la gauche s’est partiellement unifiée avec LFI, malgré l’absence d’accord national formel entre les partis socialistes et insoumis. A Paris et dans d’autres métropoles, la droite traditionnelle a su fusionner avec les listes centristes pour concentrer ses forces.
Avec ces alliances maintenant déposées, le second tour dimanche 22 mars devient un test national majeur avant l’élection présidentielle de 2027. Les partis cherchent à sécuriser des mairies clés et à tester des stratégies d’unité ou d’opposition face à leurs adversaires, dans un paysage où le centre est affaibli et où les extrêmes imposent leurs dynamiques.
Yannick Ferruzca (à Paris).
(La fusion à droite confirme une triangulaire pour les Municipales 2026 à Paris : Emmanuel Grégoire, Rachida Dati et Sophia Chikirou. JOEL SAGET / AFP).
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