Le Parlement fédéral rend hommage à notre confrère, David Coppi, journaliste politique au « Soir »
Le président de la Chambre, Peter De Roover (N-VA) a rendu, jeudi 19 mars, avant le début de la séance plénière, un hommage appuyé à David Coppi, journaliste politique au « Soir » depuis 2002. Il faut dire que c’était son dernier jour professionnel dans la tribune de presse de l’organe législatif belge. Il a salué son assiduité à suivre les débats des députés exhortant ces derniers à suivre son exemple. L’hommage de la Chambre des députés à un journaliste est une décision rare, surtout quand il est porté, au nom des députés, par un président nationaliste flamand, pour saluer la carrière d’un journaliste francophone. David Coppi, qui aura 66 ans le 22 avril, a accueilli cette marque de reconnaissance avec humilité.
Même si ce n’était pas vraiment une surprise, vu la présence de ses collègues du « Soir » (Martine Dubuisson, Alexandre Noppe, etc.) dans la tribune de presse de la Chambre des représentants, l’hommage rendu, jeudi 19 mars, en séance plénière, par le président de la Chambre, Peter De Roover (N-VA), est une marque de reconnaissance pour le travail accompli par David Coppi.
La Chambre rend hommage à « une institution »
Il faut dire que c’était le dernier jour de prestation à la Chambre de notre confrère, journaliste politique au Soir depuis près de 24 ans. « Avant d’entamer les questions d’actualité, j’aimerais saluer un homme qui est ici, parmi nous pour la dernière fois. C’est Monsieur Davd Coppi », a commencé Peter De Roover sous les applaudissements des députés.
Monsieur Coppi est une institution. Il a exercé le métier de journaliste politique pendant plus de 30 ans dont la majeure partie au journal Le Soir.
Assis dans la tribune de presse, arborant sa chevelure poivre et sel, David Coppi, est élu. « J’espère qu’il reviendra encore souvent, la porte lui reste ouverte. Mais aujourd’hui, c’est la dernière fois qu’il est présent parmi nous, en sa qualité professionnelle de journaliste politique. Monsieur Coppi est une institution. A man who need no introduction (un homme qu’on ne présente plus, ndlr). Il a exercé le métier de journaliste politique pendant plus de 30 ans dont la majeure partie au journal Le Soir. Ses collègues m’ont confié qu’au cours de ces années, il a passé plus de temps ici qu’à son propre bureau. Une attitude que je recommande vivement à bon nombre de mes collègues présents aujourd’hui », a poursuivi le président de la Chambre, déclenchant un rire dans la salle.
Un journaliste de gauche sans smartphone
Peter De Roover souligne son propos sur l’assiduité de David Coppi en témoignant qu’il l’a vu « travailler ici chaque jeudi avec (une) grande énergie dans la tribune de presse. Avec Monsieur Coppi, cette assemblée perd probablement aussi la dernière personne à vivre sans smartphone. Monsieur Coppi, je vous souhaite de tout mon cœur une belle retraite. Votre personnalité chaleureuse, votre attitude professionnelle et, bien sûr votre vieux Nokia nous manqueront beaucoup », a conclu Peter De Roover.
Votre personnalité chaleureuse, votre attitude professionnelle et, bien sûr votre vieux Nokia nous manqueront beaucoup.
L’hommage du président de la Chambre est d’autant plus à relever qu’il est porté par un élu nationaliste, saluant al carrière d’un journaliste francophone, souvent étiqueté à gauche.
A bientôt 66 ans (il les fêtera le 22 avril prochain), David Coppi est entré, en 1986, au « Peuple » à Charleroi un journal, avant rentrer au service de Philippe Busquin (et du centre d’études du PS, l’Institut Emile Vandervelde) en 1993 pour 4 ans. Il revient au journalisme en intégrant la rédaction du quotidien « Le Matin », journal de type « pluraliste de gauche », né en 1998, de la fusion des journaux « La Wallonie », et « Le Peuple ».
C’est en 2002 qu’il intègre « Le Soir » après la disparition du « Matin ». Il prestera son dernier jour à la rédaction du quotidien vespéral ce vendredi 20 mars, mais sera admis officiellement à la retraite le 1er mai (jour de la Fête du travail).
Que fera-t-il de son expérience acquise après toutes ses années au service du journalisme politique ? A cette question, David Coppi répond par un sourire malicieux entretenant ainsi le suspense…
Ph. Law.
(Le président de la Chambre, Peter De Roover/en médaillon, a rendu un bel hommage à David Coppi, présente comme une institution du journalisme politique. Crédit : BELGA et D.R.)
