REOUVERTURE DES DEBATS DANS LE DOSSIER DE L'EX-JOURNALISTE DE LA RTBF

Affaire Thomas Rorive (ex-journaliste de la RTBF) :  réouverture des débats le 22 avril pour examiner de nouvelles pièces

BELGA

Attendu ce mercredi 25 mars, le jugement dans le dossier d’accusations de viol et d’atteinte à l’intégrité sexuelle visant l’ancien journaliste de la RTBF n’a pas été rendu. Le tribunal correctionnel de Bruxelles a ordonné la réouverture des débats le 22 avril le temps d’examiner de nouvelles pièces, notamment les captures de vidéos montrant Thomas Rorive et l’une des plaignantes durant leurs relations intimes.

Le tribunal correctionnel de Bruxelles n’a pas rendu, mercredi 25 mars, son jugement dans le dossier de Thomas Rorive dans lequel l’ancien journaliste de la RTBF est poursuivi pour des faits présumés de viol (avec la circonstance aggravante de vulnérabilité) et d’atteinte à l’intégrité sexuelle des victimes. Le président du tribunal, Olivier Bastyns, a ordonné la réouverture des débats pour le 22 avril prochain afin d’examiner des pièces du dossier et d’netendre la victime présumée de viol.

Des captures d’une vidéo qui montreraient le consentement

Il s’agit de trois captures de vidéo montrant Thomas Rorive et l’une des victimes, A. B., entretenir des relations sexuelles qui semblent être consenties. Ce sont des images provenant de caméras de surveillance que le prévenu avait installées à son domicile. Ces captures d’écrans auraient été versées au dossier, mais la procureure n’aurait pas jugé opportun de convoquer la plaignante pour la confronter à ses affirmations de viol. Or, indique la défense de l’ancien journaliste de la RTBF, « c’est ce qu’on demande depuis un an ». D’après elle, ces captures démontreraient des relations sexuelles consenties.

Le tribunal a indiqué qu’il était impossible, pour l’instant, de confirmer l’identité de la jeune femme apparaissant sur les captures d’écran, mais il nous revient qu’il y aurait des éléments susceptibles, notamment des tatouages, qui permettraient de la reconnaître.

Six ans d’emprisonnement

Thomas Rorive est également poursuivi pour avoir touché le sexe d’une ancienne collègue de la RTBF contre son gré, dans la nuit du 22 au 23 octobre 2021, lors d’une fête du personnel organisée, à Tour & Taxis. Ce fait présumé lui a valu un licenciement pour faute grave, mais il le conteste devant le tribunal du travail de Mons.

La procureure, qui estime que les préventions sont établies, a requis 6 ans d’emprisonnement ferme contre Thomas Rorive. La défense de l’ancien journaliste demande l’acquittement ou, à titre subsidiaire, le sursis simple. La RTBF est aussi partie civile dans le dossier.

Ph. Law.




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