Déchets sauvages : « la nouvelle taxe met en péril la compétitivité de nos entreprises »
BELGALa plateforme belge Emballages et Déchets d’Emballages, coordonnée par la FEB, qui réunit tous les secteurs impliqués en la matière (de la conception au recyclage), a pris connaissance avec inquiétude de l’approbation définitive d’une nouvelle taxe sur les emballages d’un montant de 102 millions d’euros par an. Cette charge supplémentaire s’ajoute à une pression déjà importante sur les emballages et risque d’affaiblir davantage la compétitivité des entreprises belges. Pour la FEB, le montant prévu est difficile à justifier.
La Belgique est un leader européen en matière de recyclage des emballages, avec un taux de 80 % (source : Eurostat). Cette première place repose sur la synergie entre Fostplus et Valipac, mais aussi sur les efforts des entreprises tout au long de la chaîne. Quant à la plateforme Emballages et déchets d’emballages de la FEB, elle assure un rôle de passerelle unique entre l’industrie, les responsables politiques et les administrations.
Une taxe de plus bien trop lourde à porter
En 2019, l’UE a imposé une directive sur les plastiques à usage unique, obligeant les États membres à faire payer aux producteurs les frais de nettoyage des déchets sauvages. Chaque pays choisit comment appliquer cette règle. La Belgique a décidé de mettre en place ce système de redevance via un accord de coopération entre l’État fédéral et les trois régions.
Or, bien que l’obligation soit la même partout en Europe, les entreprises belges dénoncent le fait que la Belgique a fixé des tarifs bien plus élevés que ses voisins. À titre de comparaison, le coût par habitant est estimé à environ 10 € en Belgique, contre environ 3 € en France ou 5,5 € en Allemagne. Dès lors, cette nouvelle taxes sur les emballages et déchets apparaît comme une taxe à la « sauce belge » appliquée pour répondre à une énième exigence européenne.
Cette mesure va à l’encontre de l’ambition politique répétée de renforcer la compétitivité et l’égalité des conditions de concurrence.
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