Le projet de loi sur la vaccination obligatoire des soignants est examiné ce jeudi 19 mai en séance publique à la Chambre. Maître Mischaël Modrikamen, qui représente des professionnels de la santé, adresse une lettre officielle de mise en garde aux membres du gouvernement, aux députés et aux présidents de parti. « Les données les plus récentes démontrent, en termes difficilement contestables, que la vaccination expérimentale forcée du personnel de santé serait clairement inutile et même contreproductive. La vaccination forcée est également, en droit, contraire aux principes constitutionnels et aux traités internationaux qui garantissent nos droits fondamentaux ». Si ce texte devait être néanmoins adopté, « il fera immédiatement l’objet de recours devant la Cour Constitutionnelle et devant le Conseil d’État pour son arrêté royal de mise en vigueur. Les professionnels de santé se réservent également le droit d’intenter toute action civile ou pénale ».

S’abstenir de voter

Ce 18 mai, maître Modrikamen a adressé un courrier officiel au Premier ministre Alexandre De Croo, au ministre de la Santé Franck Vandenbroucke,  aux membres du Gouvernement fédéral, aux députés à la Chambre des représentants,  aux Présidents de parti et aux Conseillers de la Section législation du Conseil d’État. Il expose « d’une part, qu’il est largement admis que les personnes vaccinées sont elles aussi des vecteurs de transmission du virus et que d’autre part, selon les dernières données épidémiologiques de Sciensano, les triples vaccinés sont actuellement et paradoxalement les plus susceptibles d’être contaminés par le Covid ».

En décembre dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a décidé de lancer des négociations sur un accord visant à lutter contre les pandémies présentes et futures. Des chercheurs sonnent l'alerte quant à ce projet de « Traité international sur la prévention des pandémies et la préparation à celles-ci » qui devrait être signé d’ici 2024. Ne rejetant aucunement les bienfaits potentiels d'une collaboration internationale sur le sujet, l’Association des médecins et chercheurs indépendants polonais  se méfie  toutefois depuis la gestion de la crise du Covid-19. « Des lois ont été bafouées et le code de Nuremberg a été violé. Il a un risque de perte de souveraineté définitive des Etats. Les droits humains doivent rester au centre des préoccupations. Cela devrait être entendu », estiment-ils.

Un instrument international

Deux années se sont écoulées depuis le début officiel de la pandémie. Le COVID‑19 constitue un défi mondial. Le 1er décembre 2021, les 194 membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se sont mis d'accord pour lancer le processus d'élaboration et de négociation d'une convention, d'un accord ou d'un autre instrument international en vertu de la constitution de l'Organisation mondiale de la santé afin de renforcer la prévention des pandémies et la préparation et la réaction à celles‑ci. Au niveau de l’Union, le Conseil européen a donné son feu vert à l'ouverture de ces négociations qui devraient déboucher sur la présentation d’un rapport sur l'état d'avancement des travaux à la 76ème Assemblée mondiale de la santé en 2023, en vue de l'adoption de l'instrument d'ici 2024.

A l’Europe, les négociations restent difficiles pour un embargo sur le pétrole russe. Plusieurs pays européens expriment des réserves et souhaitent des garanties en termes de sécurité d’approvisionnement. La Hongrie, notamment, continue de bloquer un accord des Vingt-Sept sur l’arrêt des importations d’hydrocarbures russes. Au Parlement européen, les verts/ALE maintiennent la pression : « la dépendance de l'Europe au gaz et au pétrole de la Russie finance la guerre de Poutine en Ukraine. Il est plus urgent que jamais de rendre l'UE indépendante sur le plan énergétique ». Les nouvelles images de campagne interpellent toutefois les internautes sur les réseaux sociaux en ce qu’elles récupèrent des iconographies de propagande soviétique.

Un embargo sur le pétrole russe

Début mai, Marie Toussaint, Vice-Présidente du groupe Verts-ALE, membre de la Commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie, a déclaré par voie de communiqué : « l’Union européenne doit cesser de financer la guerre de Poutine. Un embargo pétrolier retire un levier important de la main du président russe et affaiblira considérablement la balance commerciale de la Russie. Nous devons en parallèle garantir la souveraineté énergétique de l'UE. Pour cela, il nous faut sortir complètement du gaz, ne plus investir un euro dans des infrastructures gazières, mettre en place des mesures rapides et ambitieuses pour l’efficacité énergétique et augmenter considérablement les investissements dans les énergies renouvelables  (…) »

Ancienne pointure de la compagnie pétrolière russe Lukoil, Alexander Subbotin (43 ans) est décédé le 10 mai dernier, rapporte l'agence de presse TASS. L’ex-magnat, aurait succombé des suites d'un empoisonnement au venin de crapaud. Depuis l'invasion de l’Ukraine, une mystérieuse hécatombe frappe les oligarques russes. Outre Alexander Subbotin, six autres grandes fortunes ont été retrouvées mortes. Pour certains, femmes et enfants sont également décédés. Les circonstances de ces drames sont souvent similaires - des anciens cadres du géant Gazprom qui se suicident - et parfois improbables. De nombreux opposants à Vladimir Poutine dénoncent des meurtres déguisés commandités par les autorités russes. Selon des indiscrétions que nous avons obtenues au plus haut niveau, le maitre du Kremlin ferait « le ménage ».

Faire passer la gueule de bois ?

Au terme d'une soirée bien arrosée, Alexander Subbotin se serait rendu chez un couple de chamans, qu'il connaissait depuis plusieurs années, dans le village d'Ul'yankovo dans l'oblast de Moscou. Le but ? Faire passer la « gueule de bois » à l'aide de venin de crapaud. Le chaman aurait effectué une légère incision dans la peau de son patient pour y injecter, directement, quelques gouttes du fameux remède. Après plusieurs vomissements, le quadragénaire a semblé se rétablir, mais son état s'est rapidement dégradé ensuite. De fortes douleurs thoraciques apparues. Au lieu d’appeler les secours, le chaman aurait alors administré un calmant au milliardaire, avant de lui recommander de se reposer dans sa cave. Il sera retrouvé mort quelques heures plus tard. Selon les premiers éléments, il aurait succombé à une crise cardiaque. Une enquête a été ouverte.

Pourquoi cet ancien cadre de Lukoil ?

Après vingt ans d’existence, Lukoil est la deuxième producteur de pétrole brut en Russie (après Gazprom)  et la première entreprise privée (Gazprom appartenant majoritairement à l’Etat). C’est la première et l’une des seules, sinon la seule, grande société russe à s’être opposée à la guerre en Ukraine en demandant des négociations : « Nous prônons un arrêt rapide du conflit armé et soutenons sans réserve son règlement via un processus de négociation et des moyens diplomatiques », a indiqué le conseil d'administration de Lukoil dans un communiqué le 5 mars dernier. Se disant « préoccupé face aux événements tragiques en cours en Ukraine » et exprimant « sa profonde sympathie pour tous ceux qui ont été touchés par cette tragédie », Lukoil a assuré « mettre tout en œuvre pour continuer à fonctionner de manière stable dans tous les pays et régions du monde ». Mais les choses n’en sont pas restées là.
Depuis le mois de janvier, les oligarques russes tombent comme des mouches