Première étape d’une longue série d’entretiens, le 13 janvier dernier, ils rencontraient l'ancien Président de la République Française François Hollande à Paris. Les représentants internationaux du Front National de la Résistance (FNR) en Afghanistan demandent à l’Europe son soutien dans la lutte pour la démocratie dans le pays et contre le terrorisme international. Depuis la prise de Kaboul par les Talibans, le 15 août dernier, le mouvement d’opposition armé d’Ahmad Massoud est fermement décidé à reprendre le pouvoir. Nous avons rencontré Ali Meysam Nazari, le chef des relations extérieures du FNR, de passage à Bruxelles ce mardi. De retour au pouvoir en Afghanistan, les Talibans ont gouverné le pays de 1996 à 2001, imposant une interprétation radicale de la charia. Le Front National de la Résistance (FNR) ou Résistance du Panchir est une alliance militaire créée en Afghanistan en juilletdernier. Elle se compose d'anciens membres de l'Armée nationale afghane, de l'Alliance du Nord et d'opposants au mouvement islamiste. Cette alliance a été mis en place en réponse à la prise de pouvoir des Talibans suite au retrait du pays des forces armées américaines.

Dans un pays où 40% des adultes vivent dans un foyer où se trouvent des armes à feu, la commercialisation de pistolets connectés pourrait être la solution, alors que le législateur américain est toujours dans l’impasse de leur régulation. Deux fabricants de pistolets intelligents, c'est-à-dire des armes qui ne sont utilisables que par leur propriétaire pour plus de sécurité, ont annoncé une mise sur le marché en 2022. Avec les armes connectées, l’objectif est d’empêcher que d’autres personnes que les utilisateurs vérifiés ne puissent appuyer sur la gâchette, mais aussi que le propriétaire de l’arme y réfléchisse à deux fois. Le marché des armes personnelles aux États-Unis est entretenu par un puissant lobby qui milite pour le droit de posséder des armes à feu. Pour contrer les dérives, en 2000 déjà, le célèbre fabricant de revolvers Smith & Wesson et le gouvernement de Bill Clinton s’étaient alors mis d’accord pour que des pistolets connectés fassent partie de réformes utiles afin de réduire la violence.  Cependant, la National Rifle Association avait alors boycotté le projet. Le concept revient en force dans un pays où 23 millions d’armes à feu ont été achetées en 2021, un chiffre record jamais atteint depuis plus de 20 ans. En cause : les manifestations contre la discrimination raciale qui ont contribué à une forte augmentation des homicides. La pandémie et la crise économique participent aux statistiques : plus de la moitié des 40.000 morts recensés chaque année sont des suicides par armes à feu.

Nous vous l’annoncions fin décembre dernier, l’année 2022 sera celle de la Justice pour Éric Zemmour. Depuis treize ans, le polémiste, candidat à l’élection présidentielle française, a accumulé une dizaine de dossiers judiciaires contre lui. Certains ont été classés sans suite, d’autres sont toujours pendants....

Un rapport publié par l’institut danois chargé du suivi de l’épidémie indique que 23% des patients hospitalisés, positifs au Covid, ont été admis dans les hôpitaux danois pour une autre raison. Ce chiffre avoisine les 20% en France. Il est de 40% en Espagne et de 50% au Québec. Hospitalisés « à cause de » ou « avec » la Covid-19 : doit-on faire la distinction? La communauté scientifique en appelle à distinguer les patients hospitalisés pour Covid et ceux hospitalisés avec un test positif au SARS-CoV-2 mais qui viennent pour autre chose. Le Covid est alors en l’espèce « accessoire ». La différence est primordiale. Sans indicateurs pertinents, il est difficile de mener une politique de santé publique adaptée. Plusieurs pays invitent aussi à reprendre une vie normale. Un rapport publié le 6 janvier dernier par le Statens Serum Institut (SSI) ( https://www.ssi.dk/aktuelt/nyheder/2022/farre-indlagges-pa-grund-af-covid19-og-flere-pa-grund-af-en-anden-diagnose), l’organisme danois chargé du suivi du Covid-19, indique qu’au mois de décembre dernier, environ 23 % des patients atteints du Covid dans les hôpitaux danois y ont été admis en raison d’un diagnostic autre que le virus. Concrètement cela signifie que parmi les patients positifs au nouveau coronavirus, près d’un quart ont été hospitalisés à cause d’une autre maladie, d’un accident ou même d’un accouchement. Ce taux est en légère hausse par rapport à octobre et novembre (22 %) 2021. En Espagne, ce ratio atteint même les 40%, selon les données récupérées par El Païs auprès d’une douzaine d’hôpitaux. Une information confirmée par voie de presse par Antonio Zapatero, ministre régional de la santé publique : « Sur les 2.880 admissions signalées à Madrid le lundi 10 janvier, un peu plus de 1.150 ne l'étaient pas pour le virus, mais pour d’autres raisons, mais se sont révélées positives au test de diagnostic qui est effectué par protocole dans toutes les admissions. Ce qui veut dire que 40% des patients admis à Madrid avec un PCR positive ne sont pas admis à cause du covid », a-t-il déclaré.

A l’heure où des mesures supplémentaires de restrictions sont évoquées pour gérer la crise sanitaire, dont le pass vaccinal qui fait débat, plusieurs membres de la communauté scientifique demandent aux autorités politiques un débat démocratique contradictoire. Pour le collectif, après deux ans de crise sanitaire, « il est temps de procéder à une évaluation et à une réflexion approfondie, dans le but d’éviter une politique de yo-yo et une polarisation accrue pour les années à venir ». Une pétition a été lancée en ligne.
Le principe de l’immunité collective est (...) occulté. C’est le grand oublié de la crise sanitaire.
La Commission Européenne a adopté une stratégie en vue d'une gestion durable de la pandémie au cours des prochains mois. Dans le prolongement de cette prise de position coordonnée à l’échelle internationale, un collectif composé de plus d’une centaine de personnes, médecins, scientifiques et praticiens, appelle à l’organisation d’un « débat ouvert » sur la gestion en Belgique de la pandémie de Covid-19. Ce collectif se dit inquiet de la gestion actuelle, de « la polarisation croissante de la société » et de « la menace qui pèse sur la liberté du débat scientifique, social et politique ».

La pandémie a mis à rude épreuve le travail des ambulanciers. Dans ce contexte de crise, le métier s’est transformé. Ambulanciers professionnels et volontaires sont aussi devenus des ambulanciers Covid-19. Comme pour le personnel soignant, ces équipes de premières lignes ont été politiquement remerciées. Elles estiment toutefois que les problèmes structurels du secteur ambulancier qui existaient déjà avant la crise sanitaire n'ont pas été abordés, comme nous l' explique Laurent Degimbre, le porte-parole francophone de l’Union des Ambulanciers. Un courrier vient d’être adressé au ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke. La crise sanitaire a montré que ces intervenants de premières lignes sont un maillon important de la chaîne de soins et un trait d’union vital entre le 112 et les urgences. Mais, la pandémie a bouleversé les pratiques, les cadences et parfois le moral des ambulanciers. L'Union des Ambulanciers est une association professionnelle qui regroupe, sur l’ensemble du territoire, plus d'un millier de membres affiliés en tant que paramédicaux. Par un courrier adressé au ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke, ils demandent à ce qu’un certain nombre de questions soient impérativement traitées en 2022, afin de préserver le bien-être des ambulanciers, mais aussi la qualité de leur service auprès des patients.

Aux Etats-Unis, Public Health and Medical Professionals for Transparency (PHMPT), une association de plus de 30 professionnels de la santé luttant pour la transparence en matière de santé publique, a déposé en août dernier un recours pour demander la publication complète des données ayant menée l’Agence américaine des médicaments (FDA) a valider le vaccin anti-Covid de Pfizer aux Etats-Unis. La FDA estimait pouvoir publier entièrement les données demandées en 2096, soit dans 75 ans. Le 6 janvier, la justice s’est prononcée. Elle donne un délai de 8 mois à la FDA pour répondre à la demande. En vertu du droit à la liberté de l’information, les plaignants estimaient que les données qui ont conduit à la validation du vaccin Pfizer sont des données d’intérêt public à l’heure où l’on évoque de plus en plus, dans certains Etats américains, l’obligation vaccinale. De son côté, la FDA avait affirmé avoir pu produire 12.000 pages en deux mois et s’engageait à ce que le solde, qui représente quelques 451.000 pages, soit publié avec un rythme de diffusion de 500 pages par mois. Cela voulait dire que les données auraient été intégralement publiées en 2096, un délai que contestaient les plaignants. « Le rythme proposé par la FDA est si lent que les documents ne seront pas entièrement publiés avant que tous les scientifiques, les avocats et les Américains ayant reçu le vaccin Pfizer ne soient morts de vieillesse », avait déclaré par voie de presse, le 9 décembre dernier, maître Aaron Siri, leur avocat. Un juge fédéral vient de trancher.