COVID-19

Face à la circulation du virus, les Provinces favorisent l’esprit d’équipe

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Le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, ne s’est guère montré rassurant ce mercredi en commission de la Chambre à propos de l’évolution de la pandémie en Belgique. Il s’attend même à des semaines difficiles d’ici Noël. Pendant ce temps-là, une importante réunion s’est tenue cet après-midi à l’initiative du Centre de crise national, rassemblant les différents Gouverneurs du pays, à Liège. Dans la ligne de mire: allez plus loin ou non dans les mesures afin de faire baisser le taux de contamination. La volonté  pour les gouverneurs wallons sera d’uniformiser  et d’harmoniser au mieux, le cas échéant, déjà (re) serrer la vis.

Dans le contexte d’évolution de la crise sanitaire, une réunion d’importance s’est tenue cette après-midi rassemblant l’ensemble des gouverneurs du pays. Plusieurs éléments en sont ressortis parmi lesquels la volonté, exprimée notamment par le gouverneur de la Province de Liège, Hervé Jamar, d’une uniformisation des mesures à prendre. Ces dernières, compte tenu de l’évolution défavorable de la situation sanitaire à l’échelle du pays, doivent être davantage lisibles pour la population. “Hervé Jamar a donc plaidé, le cas échéant, pour la mise sur pied de mesures harmonieuses et compréhensibles par tous”, explique son porte-parole.

Se prononcer rapidement sur quoi faire ensemble

Il est notamment rappelé par les Gouverneurs que la phase de gestion de crise relève toujours du fédéral et qu’il n’appartient donc pas aux provinces de décider seules. C’est ainsi que les gouverneurs, unanimes, ont plaidé pour la tenue prochaine d’un nouveau Comité de concertation, et ce, si possible dans les plus brefs délais.

Pour le reste, la réunion d’aujourd’hui a permis de faire le point sur la situation épidémiologique propre à chaque province et sur la vaccination. A ce stade, alors que se profilent de nombreux événements en cette fin d’année, l’application et le respect des nouvelles mesures sont préconisés. Aucune province n’apparait pour l’heure plus contaminée qu’une autre. Le virus circule.

Enfin, quant à l’opportunité d’appliquer des mesures supplémentaires à celles déjà imposées par le dernier Comité de Concertation, il appartient au niveau fédéral de se prononcer, sans préjudice du rôle des autorités locales.

La Flandre serre un peu la vis

Rappelons qu’hier, la Flandre orientale a décidé d’interdire les soirées privées/ amateurs pour une durée d’un mois. C’est ce qu’on fait savoir, les autorités provinciales. L’interdiction qui entrera en vigueur dès ce vendredi 26 novembre concerne notamment le activités de mouvements de jeunesse et de clubs de sport. Cette arrêté de police ne concerne pas les fêtes et évènements prévues dans es boites de nuit et des cafés, soumis aux mesures sanitaires imposées par le fédéral et qui seront organisées de façon professionnelle.

Comme l’indique la Gouveneure Carina Van Cauter: “Sur le papier, on pourrait laisser faire, mais on sait que dans la pratique, on laisse rapidement tomber le masque et on observe que les règles sanitaires ne sont pas observées”. Et de poursuivre: “D’ici un mois, nous aurons une vision plus claire, et nous pourrons peut-être permettre à nouveau d’organiser des événements non professionnel mais cela dépendra des efforts effectués par tout le monde”.

La Gouverneure flamande demande à ces concitoyens de bien comprendre l’enjeu de la situation actuelle. “J’espère que chacun considère bien à quel point le contexte actuel est à nouveau grave; la pression sur les soins de santé est énorme”, conclut-elle. La Flandre orientale fait face actuellement à une accélération des contaminations au variant delta. Une personne testée sur 5 est positive au Covid-19. Près de 500 lits d’hôpitaux sont actuellement occupés par des patients dits Covid.

Des amendes et du travail forcé

Ainsi, pour l’heure, en Flandre orientale (Gand), les organisations non professionnelles seront suspendues jusqu’au 26 décembre. Cela concerne les particuliers et les entreprises également dont l’activité principale n’est pas d’organiser de telles activités.  A noter que l’arrêté de police qui permettra l’entrée en vigueur de cette mesure prévoit aussi des amendes allant jusqu’à 500 euros ou une peine de travail forcé entre 20 et 300 heures pour quiconque qui ira à l’encontre de la nouvelle règle.


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