LUTTE ANTI-COVID-19

Dr Stéphane Résimont : « Faire porter un masque à un enfant de 6 ans est criminel »

Copyright : pétition « Non au port du masque à partir de 6 ans ».

La mesure est issue du rapport du GEMS, le groupe d’experts qui conseille le gouvernement dans la stratégie de lutte contre le coronavirus. Le Codeco lui a emboîté le pas. Le port du masque est obligatoire à partir de 6 ans dès ce lundi 6 décembre. La mesure gouvernementale inquiète toutefois de nombreux parents. Une pétition récolte des milliers de signatures. Le port du masque dès 6 ans est-il dangereux pour la santé des enfants ? Notre entretien avec Stéphane Résimont, docteur en médecine, spécialisé en médecine fonctionnelle.

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« En fermant les écoles le 20 décembre, nous ne comprenons pas bien l’urgence de prendre de nouvelles mesures. Nos enfants sont encore une fois pénalisés ! Bouleversés par la pandémie, ils doivent encore subir une mesure nuisant à leur épanouissement ! Jusqu’à l’âge de 7 ans, un enfant est incapable de porter un masque de façon adéquate. Si jeune, il touchera constamment son visage ou son masque. Nos enfants sont vulnérables, protégeons-les en interdisant la muselière sur leur bouche », dénonce cette maman qui a lancé la pétition en ligne « Non au port du masque à partir de 6 ans ».

Jusqu’à l’âge de 7 ans, un enfant est incapable de porter un masque de façon adéquate. Si jeune, il touchera constamment son visage ou son masque.

 « On les étouffe »

Pour le Dr Stéphane Résimont, ces craintes sont justifiées. « Masquer les enfants n’a absolument aucun sens sur la base des données actuelles. Il n’existe aucune preuve scientifique que les masques buccaux portés par les jeunes entraînent moins d’infections. C’est une mesure purement politique qui aura des effets délétères sur le long terme. Le port du masque a un impact sur les fonctions cognitives, mais aussi sur les capacités d’apprentissage et l’attention. Certains enfants ont aussi des maux de tête, des vertiges et des nausées liés à une diminution de l’oxygène et à une augmentation de gaz carbonique. On les étouffe. Or, l’enfant a besoin du cerveau pour apprendre et le cerveau a besoin d’oxygène pour fonctionner. C’est purement et simplement criminel ! »

Des dommages neurologiques irréversibles

« D’un point de vue neurologique, les effets induits par la privation d’oxygène (hypoxémie), associés à l’augmentation des concentrations de CO2 (hypercapnie), dues au port du masque par un enfant sur une longue période peuvent aussi être graves et irréversibles », poursuit le docteur Résimont. « Le cerveau humain est très sensible à la privation d’oxygène. Le manque d’oxygène inhibe son développement. Le processus dégénératif va s’amplifier à mesure que la privation en oxygène se poursuit et les cellules nerveuses perdues le sont définitivement. Les dommages qui en résultent ne peuvent être réparés ».

Risques d’auto-contamination accrus

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a émis plusieurs recommandations sur le port du masque chez l’enfant dans le contexte de la pandémie de Covid-19, notamment le 5 juin (Link vers : https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/332448/WHO-2019-nCov-IPC_Masks-2020.4-fre.pdf),

et le 21 août 2020 (Link vers : https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/335945/WHO-2019-nCoV-IPC_Masks-Children-2020.1-fre.pdf?sequence=1&isAllowed=y). L’OMS recommande le port du masque seulement à partir de 12 ans. « Avant cet âge, les risques d’auto-contamination sont accrus dus au fait de manipuler un masque facial puis de se toucher les yeux avec des mains contaminées. En outre, si un masque est sale et non remplacé à l’école, cela favorise la prolifération de micro-organismes. Le port du masque donne enfin une fausse impression de sécurité pouvant conduire à un respect moins scrupuleux par l’enfant des mesures préventives comme la distanciation physique et l’hygiène des mains ».

L’élaboration de politiques par les autorités nationales doit être guidée par l’intérêt supérieur de l’enfant, de sa santé et de son bien-être.

Où est l’intérêt supérieur de l’enfant ?

L’OMS précise, en outre, que « l’élaboration de politiques par les autorités nationales doit être guidée par l’intérêt supérieur de l’enfant, de sa santé et de son bien-être ». « Quel genre de médecine faisons-nous donc là ? Une préconisation médicale doit se faire en tenant compte de la balance bénéfices/risques. Le principe de précaution est un principe de base en médecine et participe d’un raisonnement logique. Aux regards des risques potentiels, le port du masque doit être un interdit absolu pour les enfants », ponctue le docteur Résimont.