COVID-19

Le secteur des Loisirs obligé de fermer : le strike de trop pour le gouvernement ?

BELGA

La Fédération du Loisir (FLRB), membre partenaire du Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI),  qui compte également les centres de bowling, a tenu à réagir aux nouvelles restrictions imposées par le dernier Codeco. Le secteur est une nouvelle fois concerné et même le plus touché alors que cette période est la plus importante de l’année, et que toutes les mesures sanitaires demandées par le passé ont été respectées. La menace sur le secteur se fait de plus en plus écrasante au risque de le voir mourir. «Combien de temps tiendrons-nous encore ? », clame la Fédération.

Des efforts avaient déjà été faits par le passé : l’ensemble du secteur des loisirs dont fait partie les établissements de bowling se sont mis aux normes, le volume de clients ainsi que la ventilation ont été revus. Les responsables de ces différentes salles ont fait respecter le Covid Safe Ticket et le masque. Ajoutons à cela la fermeture à 23h ainsi que le respect du protocole Horeca comme n’importe quel autre lieu de restauration. Pourtant, hier soir, lors de la déclaration du Comité de Concertation relative aux nouvelles restrictions qui entreront en vigueur ce 26 décembre, au sein de la Fédération du Loisir (FLRB), ce fut la stupeur d’entendre que le Codeco exigeait la fermeture de tout le secteur, une suggestion, comme celle relative à la fermeture des salles de spectacle, émanant du fameux commissaire Corona, selon nos confrères de Sudinfo.

Combien de temps faudra-t-il tenir encore?

« La 3ème vague avait été monstrueuse, notre secteur a pourtant montré que tous les chiffres sanitaires la concernant étaient au vert. Mais le Gouvernement nous met encore un peu plus la pression au risque de nous casser définitivement», commente la FLRB par voie de communiqué. En effet, les mois de novembre, de décembre et de janvier représentent 40% du chiffre d’affaires annuel au sein du secteur des loisirs d’intérieur.

Cette décision de fermeture est un non-sens sanitaire et une catastrophe financière alors que nous sommes déjà exsangues

Le CST, les interdictions d’activités extrascolaires, le télétravail imposé, les interdictions d’organiser des activités d’entreprise, ce climat anxiogène permanent ont déjà causé tellement de difficultés. Depuis hier soir, la fédération traverse cette annonce de fermeture comme un énième raz-de-marée, une catastrophe en perspective dont peu se relèveront.

Un avis largement partagé par le SNI et son secrétaire général, Christophe Wambersie : « N’oublions pas que ce secteur est principalement composé d’indépendants et de petites structures qui n’ont pas les moyens et ressources dont disposent les grands parcs d’attraction que nous connaissons dans notre pays ! »

C’est donc tout un secteur et une fédération qui se rallient derrière les mots de son vice-président Dominique Collignon : « On ferme des activités déjà strictement réglementées, sans risque majeur pour la santé et qui n’ont jamais été source d’aucun cluster. Cette décision de fermeture est un non-sens sanitaire et une catastrophe financière alors que nous sommes déjà exsangues. En médecine, on appelle ça de l’acharnement thérapeutique. En période de guerre, c’est de la torture ! »