« La bicyclette d’Albert E. », un polar pour s’évader en gardant l’équilibre

Journaliste / Secrétaire de rédaction

Le premier roman de Christine-Charlotte Cambresy « La bicyclette d’Albert E.» vous emmène sur les routes ensoleillées et vallonnées de Toscane, voyage durant lequel disparait un soir d’orage, une quinquagénaire française, Louise Leroy-Choiseul…Partez à sa recherche et découvrez en passant, l’histoire de l’un des plus beaux villages d’Italie. Le premier opus de cette auteure liégeoise apparait comme une délivrance personnelle et la confirmation de l’importance de l’ évasion par l’écriture.
Quand un violent burn-out doublé de la perte d’un être cher se transforme en premier roman, ça donne : « La bicyclette d’Albert E. ». Un roman qui a permis à l’auteure de dépasser un présent vide de sens ou trop lourd à porter en s’évadant dans une bulle d’écriture et de musique deux années durant.
Ce roman sorti tout droit de l’imaginaire de Christine-Charlotte Cambresy vaut tous les détours. « La bicyclette d’Albert E. » constitue une véritable thérapie pour l’auteure. L’écriture de ce polar lui a permis de terrasser un long burn-out et surtout de s’évader d’une réalité lourde, celle liée à la fin de vie de son mari. Dans ce premier roman, tous les ingrédients sont réunis pour vous permettre de découvrir la dolce vita à Cetona, village toscan hors du temps. Une histoire, faite de rencontres, d’échanges inattendus, de situations cocasses, d’émotions, d’enquêtes et de personnages affirmés.
Ecrire et aller mieux
Quant à l’auteure, elle place depuis de nombreuses années ses compétences de communicante professionnelle au service de projets éclectiques et innovants. Avec cet ouvrage, Christine-Charlotte Cambresy, outre le partage de son écriture, elle donne à lire sa vision du monde, son intérêt pour la multiculturalité, son amour pour les voyages et sa grande sensibilité. Dans ce roman entamé il y a près de deux ans, l’auteure a tenu à faire se croiser des mondes et des personnages très différents.
Le pitch ? À Paris, Louise Leroy-Choiseul, une quinquagénaire excentrique au grand cœur, se résout à partir en vacances. Tout ce qu’elle déteste, tant elle trouve cela commun et sans le moindre intérêt. Et pourtant… Direction la Toscane, Cetona, l’un des plus beaux villages du pays. Un lieu chargé d’Histoire, idéal pour disparaître mystérieusement… Est-ce l’œuvre d’un désaxé local ou celle d’un proche de Louise qui aurait trop souffert de son égoïsme, de son arrogance, de son intransigeance ou de sa trop grande inflexibilité ? Cela pourrait également être une piètre blague de l’intéressée afin de pimenter son séjour…En moins de quarante-huit heures, Louise devient l’obsession d’un seul homme : le commissaire Pignatoro-Maggiore. Un roman mêlant histoire de familles, d’amour, le monde du travail, la vie quoi !

Plus qu’un polar, des rencontres singulières
« J’ai découverte Cetona, près de Sienne, il y a quinze ans », confie-t-elle. « Ce village a participé à la grande histoire et est riche de son passé, on le découvrira dans le livre, tout est vrai ; cela a nécessité beaucoup de recherches, je me suis penchée aussi sur le système juridique italien bien différent du nôtre, cette partie du travail obligatoire avant toute rédaction m’a plu également ».
L’héroïne, Louise Leroy-Choiseul, lui ressemble-t-elle ?
« Il y a toujours une part de soi dans l’écriture alors je dirais oui, c’est une « work addict » qui connaîtra un burn-out, là je me livre. Elle me ressemble avec une certaine réserve mais ceux qui me connaissent me reconnaisse un peu (rires) ». Un burn-out vécu dont elle partage le souvenir entre les lignes. « J’avoue, l’écriture de ce roman m’a permis de vivre autre chose qu’une vie qui me semblait vide ou trop pleine d’émotions, clairement il a eu un effet cathartique ; grâce à la Bicyclette d’Albert E, j’ai repris le contrôle et décidé de vivre autre chose », poursuit-elle.
Luchini, Coco, Louise et les autres
D’où vient le titre ? Ne cherchez pas trop loin. Lisez d’abord ce premier roman plein d’audace. « Ah ça, en lisant, on le comprend. Il m’a été inspiré d’une phrase d’Einstein : « La vie c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre »», explique-t-elle.
Et alors qu’un second roman est déjà en route mais chuuut…, on en apprend un peu plus sur cette sémillante auteure de premier roman de cinquante ans.
A un souper imaginaire, par exemple, Christine-Charlotte Cambresy aimerait rencontrer Simone De Beauvoir, Simone Veil Coco Chanel, Louise Brooks, Fabrice Luchini et Guy Bedos. « Sartre aussi pourquoi pas, d’ailleurs, tout le monde devrait relire son « Huis-Clos », surtout en cette période, un classique qui nous dit tant », précise-t-elle.
Adepte de l’Italie, Christine-Charlotte Cambresy raffole d’un bon plat de pâtes accompagné d’un verre de Montalcino. Quant à l’un de ses ouvrages préférés, il s’agit de « La solitude des nombres premiers », de Paolo Giordano. Côté cinéma aussi, son choix éclectique peut surprendre tendrement : « Le vieux fusil, Love actually et le discours d’un Roi ont mes faveurs, dans ce dernier, Colin First y est simplement formidable ».
Pétillante et dynamique, Christine-Charlotte Cambresy a beaucoup à donner, son premier roman parle de lui-même. L’année nouvelle apparait pour cette passionnée de littérature, comme une porte grande ouverte. « Avec ce roman, sorti tout récemment, j’ai le sentiment d’avoir ouvert la porte d’une pièce secrète dont j’ai la clé. A moi de voir ce que je vais en faire mais j’ai hâte ! »
Découvrez vite La bicyclette d’Albert E., aux éditions Vérone, Paris.
