INTERCOMMUNALE

Nethys : les enquêteurs de l’OCRC ont débarqué à la Cile, l’intercommunale liégeoise des eaux

Le siège de l'intercommunale liégeoise des eaux; Crédit Cile.

Les enquêteurs de l’Office central pour la répression de la corruption (OCRC) ont demandé et obtenu tous les documents relatifs à la solution dégagée en 2018 par le conseil d’administration de la compagnie intercommunale liégeoise des eaux (Cile) pour aligner le salaire du directeur général sur la limite fixée par le décret wallon en 2018. Pour que celui-ci accepte la réduction de son salaire à 245.000 euros bruts par an conformément au décret et afin d'éviter à la société de devoir payer une indemnité de 3 millions d’euros pour rupture unilatérale de contrat, le conseil d’administration a voté, à l’unanimité, la décision d’octroyer au directeur général une contrepartie équivalente à 10 années de son assurance de groupe. La décision se base sur plusieurs avis juridiques et a été validée par la ministre wallonne de tutelle, Valérie De Bue (MR). Celle-ci avait rappelé que la relation de travail entre le DG et la Cile relevait du droit privé et n’entrait pas dans ses compétences en matière de tutelle.

L’onde de choc provoquée par le dossier des indemnités de rétention versées aux anciens dirigeants de Nethys, lesquelles sont aujourd’hui examinées par la justice est en train de toucher une autre intercommunale liégeoise : la Compagnie intercommunale liégeoise des eaux (Cile). Selon nos informations, les enquêteurs de l’Office central pour la répression de la corruption (OCRC) se sont fait remettre les documents relatifs à la révision du contrat de travail du directeur général, Alain Palmans, avalisés en 2018. La révision du contrat, obtenue à l’issue de négociation, ramène la rémunération du DG à 245.000 bruts/an indexés (elle est amputée de près de 90.000 euros),  « L’objectif est de vérifier si tout a été fait dans les règles, mais on ne peut rien reprocher à la Cile. Il y a eu trois avis juridiques et la tutelle a validé la solution qui avait été dégagée. Les juristes d’Ethias n’ont rien trouvé à redire. Tout a été fait dans la transparence et dans la légalité », nous a confié une source proche des instances de la Cile.

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