Le tribunal de travail de Liège a condamné ArcelorMittal à verser d’importantes indemnités à l’ancien patron de Mosacier/Steel Coat Alleur pour l’avoir licencié de façon fautive en méprenant ses droits. Les juges reprochent au numéro 1 mondial de l’acier d’avoir mis fin précipitamment au contrat de travail d’Alain P. sans avertissement, sans blâme et sans audition préalable. Pire encore, le groupe a remercié ce cadre dirigeant durant sa période d’absence pour incapacité. Les trois juges ont estimé qu’ArcelorMittal s’est rendu coupable d’un manque de respect et de reconnaissance flagrant à l’égard de son ancien cadre dirigeant. Le jugement est désormais définitif puisque le groupe n’a pas fait appel. C’est un peu l’histoire du petit David (Alain P., 62 ans à l’époque) contre le géant Goliath (ArcelorMittal). Selon nos informations, le géant mondial de l’acier vient d’essuyer un sérieux revers contre un cadre dirigeant qui le poursuivait pour licenciement abusif.  L’affaire remonte à l’été 2020, mais a connu son épilogue par un jugement rendu le 3 septembre 2021 par le tribunal de travail de Liège, division Liège. « Le licenciement de Monsieur P. peut être qualifié de fautif compte tenu notamment de l’importance des décisions prises par son employeur, de l’ancienneté de Monsieur P., de l’absence d’avertissement ou de blâme durant toute sa carrière, de la qualité des résultats obtenus lors de la gestion des deux sociétés (Mosacier et Steel Coat Alleur) et de l’absence d’audition préalable de l’intéressé », lit-on dans le jugement dont nous avons eu connaissance. Pire encore, soutiennent les trois juges qui ont rendu la décision, en licenciant son cadre dirigeant durant sa période d’incapacité de travail, le premier sidérurgiste mondial « s’est rendu coupable d’un manque de respect et de reconnaissance flagrant à son égard ».

Le conseil d’administration du 21 décembre dernier a désigné l’avocate bruxelloise, Me Anne Feyt pour défendre le CHU Brugmann dans le cadre du recours en annulation introduit par le conseil médical de l’institution hospitalière. Le nom de l’avocate a été proposé par la présidente du CA, Laurette Onkelinx. Or, Me Anne Feyt est l’associée de son mari, Me Marc Uyttendaele au sein du cabinet d’avocats, UGKA (Uyttendaele Gérard Kennes et Associés). La situation interpelle tant des juristes que des observateurs de la vie politique dont certains évoquent une prise illégale d’intérêts. C’est bien une situation délicate à laquelle ont été confrontés le Conseil d’administration (CA) du CHU Brugmann et les membres du conseil médical siégeant au sein de l’organe de l’institution hospitalière. Selon nos informations, les administrateurs ont adopté, à l’unanimité, la proposition qui leur a été soumise de désigner Me Anne Feyt afin qu’elle défende les intérêts du CHU Brugmann dans le cadre du recours en annulation introduit par le conseil médical et son président, le Pr Jacques Jani. Ces derniers contestent la décision prise par le CA du CHU Brugmann le 21 septembre 2021 de rejoindre le réseau hospitalier en constitution, Chorus, composé de 7 hôpitaux. Les requérants estiment que le projet créerait un mastodonte ingouvernable qui ne servirait pas la cause des patients. Ils redoutent une augmentation à la hausse des tarifs. Ils fustigent aussi le peu de place accordée au corps médical. Les requérants dénoncent un regroupement d’hôpitaux qui viole plusieurs dispositions légales (droit de la concurrence, principe d’égalité et de non-discrimination, etc.). Pour rappel, le conseil médical de l’hôpital Saint-Pierre a déposé le même recours.

L’AFCN estime que les autorités peuvent décider de prolonger la durée d’exploitation des centrales nucléaires de Doel 4 et Tihange 3, mais moyennant une adaptation de la législation et des améliorations garantissant la sûreté des installations. Le cabinet de la ministre de l’Energie, Tinne Van der Straeten (Groen !), rappelle que le projet A sur la sortie du nucléaire en 2025 couplée à la construction de centrales au gaz reste d’actualité et que même si la centrale de Vilvorde est recalée de nouveau, il y a suffisamment de candidats pour prendre la relève. C’est un des éléments importants du dossier de sortie du nucléaire qui est attendu avec impatience. L’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) a déposé lundi, comme prévu, son rapport sur la prolongation des centrales nucléaires les plus récentes (Doel 4 et Tihange 3). Et d’après ses conclusions, la prolongation de la durée d’exploitation des deux centrales nucléaires est possible, mais à condition que l’on adapte la législation et que des améliorations soient apportées aux installations en matière de sûreté. Cette position de l’autorité de contrôle nucléaire n’est pas vraiment une surprise puisqu’elle avait déjà ouvert la porte à la possibilité de prolongation des deux réacteurs nucléaires dans son précédent rapport de novembre 2021. Parallèlement au rapport de l’AFCN, l’administration de l’Energie (SPF Economie) devait également apporter sa contribution. Et d’après elle, en cas de prolongation des centrales nucléaires, le mécanisme actuel de rémunération des nouvelles capacités de production (CRM) censé venir remplacer les réacteurs en cas de fermeture doit être revu. Il faudrait donc relancer de nouvelles enchères et elles ne pourraient intervenir qu’en 2028.

Dans son message de vœux aux clients de la banque publique belge pour la nouvelle année 2022, le CEO Marc Raisière, annonçait l’engagement de Belfius d’investir dans le personnel pour mieux servir les clients. Selon nos informations, Belfius a recruté environ 320 collaborateurs dans le cadre d’un Contrat à durée indéterminée (CDI) en 2021 contre 140 personnes en 2020 afin de compenser les nombreux départs à la retraite. Pour cette année 2022, la banque veut engager plus de 400 nouveaux collaborateurs. Elle cherche différents profils (ICT, Data, marketing, Legal, Corporate Banking, Wealth Management, Business analysts et chefs de projet, gestionnaires de sinistres, actuaires, etc.). Par ailleurs, la banque dit avoir accordé plus de 15 milliards d’euros de crédits en 2021, en hausse de plus de 12% par rapport à 2020. Mais la fermeture des agences se poursuit. L’année 2021 est désormais derrière nous, mais la présentation des vœux pour la nouvelle année 2022 se poursuit. Des patrons profitent de l’occasion pour jouer le jeu de la transparence et de la proximité avec les clients de l’entreprise qu’ils dirigent. C’est le cas de Marc Raisière, CEO de Belfius. Dans une vidéo, sous un air décontracté, il s’est plié à la tradition en levant un coin de voile sur le bilan de l’activité de la banque publique belge en 2021. Dans un speech qui s’inscrit dans la stratégie baptisée « Love » de la banque, il indique que pour mieux servir les clients, la banque Belfius investira encore plus notamment dans le personnel. Information prise auprès du service communication de l’institution bancaire, il nous revient que celle-ci prévoit d’engager plus de 400 collaborateurs en 2022.

Après des mois d’investigations, la justice belge vient de dresser son réquisitoire renvoyant pas moins de 57 acteurs du football devant le tribunal correctionnel dont 56 personnes physiques et une personne morale. Au départ, les soupçons pesaient sur 73 personnes. La fuite de l’information dans...

Une étude commandée par l’asbl Socrem indique que le recouvrement à l’amiable des factures impayées à la cote et est jugé positif et efficace par les créanciers. Mais ces derniers reconnaissent qu’ils dégainent vite la procédure judiciaire avec comme conséquences la surcharge des tribunaux et...

Les administrateurs provisoires qui ont convoqué l’assemblée générale extraordinaire des actionnaires devant nommer le liquidateur n’ont pas fait le déplacement mercredi. Les représentants de trois des cinq actionnaires et le représentant des créanciers obligataires se sont retrouvés devant une salle vide. Mais l’assemblée générale étant...

Le conseil d’administration de l’intercommunale liégeoise des eaux (Cile) a pris connaissance des informations livrées aux enquêteurs de l’Office central pour la répression de la corruption. La visite des enquêteurs s’inscrit dans le cadre d’investigations sur la légalité de la solution dégagée pour aligner le salaire du directeur général sur la limite de 245.000 euros fixée par le décret wallon de 2018. Ce dernier devrait bientôt être entendu par les enquêteurs, mais il se dit serein et affirme être à la disposition de la justice. Le député wallon, Olivier Biérin (Ecolo) avait interpellé le ministre wallon, Christophe Collignon (Ecolo) sur le cas du patron de la Cile. Dans sa réponse, celui-ci indiquait que sa prédécesseure avait déjà validé les décisions des instances de la Cile en précisant qu’elles portent sur un contrat de travail intuitu personae n’entrant pas dans le périmètre de l’exercice de la tutelle. Comme nous vous le révélions dans nos précédentes éditions (L-Post du 11/1), le conseil d’administration de la Compagnie intercommunale liégeoise des eaux (Cile) a été informé des informations et dossiers transmis aux policiers de l’Office central pour la répression de la corruption (OCRC). La demande des fins limiers de la police judiciaire s’inscrit dans le cadre d’investigations portant sur la solution dégagée pour aligner le salaire du directeur général, Alain Palmans sur la limite fixée par le décret wallon de 2018. Pour que celui-ci accepte la réduction de son salaire à 245.000 euros bruts par an conformément au décret et afin d’éviter à la société de devoir payer une indemnité de 3 millions d’euros pour rupture unilatérale de contrat, le conseil d’administration a voté, à l’unanimité, la décision d’octroyer au directeur général une contrepartie équivalente à 10 années de son assurance de groupe. La décision se base sur plusieurs avis juridiques et a été validée par la ministre wallonne de tutelle, Valérie De Bue (MR). Celle-ci avait rappelé que la relation de travail entre le DG et la Cile relevait du droit privé et n’entrait pas dans ses compétences en matière de tutelle.