En concertation avec l’administrateur provisoire désigné, Michel De Wolf, les dirigeants de la banque éthique, NewB, en difficulté, convoquent ses coopérateurs à une nouvelle assemblée générale le samedi 17 décembre. Ils soutiennent, dans un courriel qui leur est envoyé que la banque dispose toujours de l’agrément bancaire et reste sous la supervision de la Banque nationale (BNB). Ils invitent ceux qui ont vidé leur compte New B à le réalimenter et affirment qu’ils sont « à nouveau à même d’accueillir » de nouveaux clients dès ce lundi 28 novembre. Ils proposent un accord avec la banque coopérative flamande VDK et espèrent que ce partenariat sera validé par les coopérateurs lors de l’Assemblée générale. Car « s’il est approuvé par les coopératrices et coopérateurs, (cet accord) sera d’autant plus pertinent pour le futur du projet coopératif de NewB que cette dernière pourra se présenter forte, unie et stable à la table des négociations finales avec VDK Bank ». Les dirigeants de la banque coopérative NewB, qui se veut éthique, ne s’avouent pas vaincus. Ils cherchent tous azimuts des partenaires pouvant leur permettre de poursuivre leurs activités. Il y a quelques jours, ils annonçaient un accord avec une autre banque coopérative, VDK, pour en vue de lui céder ses activités bancaires. Ils pensaient faire valider ce projet lors de l’Assemblée générale convoquée le samedi 26 novembre à 10h. Mais c’était sans compter la volonté de certains coopérateurs dont au moins un important d’entre eux (Finance & Invest.Brussels) qui ont perdu confiance en la capacité de NewB à pivoter et qui ont décidé de quitter l’aventure, mais non sans demander des comptes aux dirigeants. Ils ont introduit une action en extrême urgence auprès du tribunal de l’entreprise de Bruxelles, lequel a suspendu l’AG du 26 novembre et a nommé un administrateur provisoire à sa tête en la personne du réviseur d’entreprises, Michel De Wolf. C’est ce dernier qui a aujourd’hui le pouvoir chez NewB et à qui les organes et les dirigeants doivent désormais répondre. « La nomination d’un administrateur provisoire est la forme la plus extrême d’intervention dans l’administration d’une société », lit-on dans l’ordonnance rendue par le président du tribunal de l’entreprise de Bruxelles, Paul Dhaeyer.

Brussels Airport Company (BAC), la société de gestion, ainsi que les compagnies aériennes et le patronat flamand (Voka) s’opposent aux pistes du ministre Georges Gilkinet pour encadrer le développement de l’aéroport national. Ils ont couché leur position dans un mémorandum de plusieurs pages qu’ils ont envoyé aux députés et aux formations politiques. Ils refusent notamment toutes nouvelles restrictions environnementales au trafic et l’instauration d’une autorité indépendante de contrôle. Car ils estiment que l’aéroport se remet lentement de la crise du Covid-19 et qu’un cadre trop restrictif pourrait handicaper gravement son développement. Ils critiquent les Etats généraux qui se déroulent estimant que les opposants à l’aéroport y sont sur-représentés. Les signataires du mémorandum de revendications accusent le ministre Gilkinet de mentir dans sa note de politique générale. Ils estiment qu’il méprise les efforts du secteur pour rendre ses activités respectueuses de l’environnement. Leur position s’ajoute à la fronde de plusieurs députés (principalement flamands) contre la note du ministre Gilkinet. Que dit le mémorandum du patronat flamand et de la communauté aéroportuaire belge?

Pairi Daiza Foundation, la fondation du parc zoologique wallon, Pairi Daiza, a signé un partenariat avec Revatis, spin-off de l’Université de Liège, spécialisée dans la thérapie cellulaire et dans la médecine régénérative vétérinaire  pour le prélèvement de cellules souches d’animaux sauvages en vue de leur conservation et à des fins thérapeutiques. Les premiers prélèvements ont déjà eu lieu sur un bison et un lion et les premiers tests de culture de cellules souches sont concluants. Le procédé de Revatis n’est pas invasif et se fait lorsque l’animal est déjà programmé pour une anesthésie prévue pour d’autres soins. Le potentiel des cellules souches est inconsidérable et les deux partenaires espèrent ainsi apporter leur contribution au développement de la recherche scientifique, notamment des applications thérapeutiques innovantes.

En réaction à un blocage au sein du Gouvernement fédéral belge qui empêche l’exportation de matériel militaire destiné à son arsenal nucléaire, le Royaume-Uni a suspendu une commande mitrailleuses portant sur plusieurs dizaines de millions d’euros adressée à la FN-Herstal. Cette dernière information a été révélée par nos confrères de Business AM. Les Ecologistes sont pointés du doigt par plusieurs responsables politiques, accusés d’être à l’origine du blocage. Ses représentants ne réagissent pas, car le dossier est délicat. Plusieurs dizaines d’emplois sont en jeu. L’entreprise d’armement se refuse à tout commentaire, mais le ministre wallon de l’Economie, Willy Borsus (MR) est sorti du bois au regard des montants en jeu précisant que les négociations sont toujours en cours pour la signature du contrat de commande des mitrailleuses. Au niveau fédéral, on assure qu’aucune décision n’a encore été prise sur la demande d’exportation du matériel militaire vers le Royaume-Uni.

Dans cette seconde et dernière partie de la grande interview qu’il a accordée à L-Post, le député et chef de groupe PS à la Chambre, Ahmed Laaouej rappelle les priorités de son parti. Il estime que les Belges ne comprendraient pas que les responsables politiques planchent sur une réforme de l’Etat, alors qu’il y a aujourd’hui d’autres urgences économiques, sociales, environnementales et sanitaires auxquelles il faut répondre. Président du PS bruxellois, il invite la N-VA à clarifier sa position vis-à-vis des idées racistes du Vlaams Belang. Il tacle au passage le PTB qu’il accuse de tromper les électeurs en refusant de gouverner. « Les électeurs commencent à se rendre compte que voter pour le PTB, malheureusement, c’est trop souvent des voix perdues pour la gauche », observe Ahmed Laaouej.

Les décisions prises depuis des années par le Comité de direction de Wallonie-Bruxelles International (WBI) risquent d’être annulées en cas de recours d’une partie intéressée. En cause, la composition de l’organe de décision qui est irrégulière au regard des arrêtés du 5 décembre 2008 pris...

Interpellé par trois députés wallons, le ministre régional de l’Economie, Willy Borsus (MR) a confirmé la situation critique de la compagnie aérienne Air Belgium et précisé que celle-ci travaille sur un plan de refinancement avec ses actionnaires. « Aujourd’hui, Air Belgium a effectivement un nouveau besoin d’apport de liquidités. Aucune décision n’a encore été prise concernant la demande de financement. Le dossier est toujours à l’examen », a-t-il répondu. Une réunion rassemblant notamment les outils économiques wallons (Sogepa, SRIW) et les dirigeants d’Air Belgium aurait eu lieu le mercredi 9 novembre dernier. Mais selon nos informations, la Wallonie envisagerait de se désengager de la compagnie aérienne et rechercherait des repreneurs. L’expérience Hamon aurait refroidit les ardeurs des autorités wallonnes. La Wallonie a investi 15,7 millions d’euros dans Air Belgium et détient 32% du capital de la compagnie aérienne belge.

La success story se poursuit pour le groupe wallon de services informatiques, NSI. Elle signe l’acquisition de l’entreprise bruxelloise, BuSI, spécialiste notamment de développements applicatifs en mode forfaitaire. En rachetant 100 % des parts de BuSI, NSI va augmenter son chiffre d’affaires de 32 millions d’euros et les effectifs de 260 collaborateurs. L’opération a été entièrement financée sur fonds propres, mais est soutenue par ses actionnaires (Cegeka, Noshaq). NSI lance ce mardi 22 novembre une filiale à Metz avec l’ambition de réaliser des acquisitions en France dans les deux prochaines années et y connaître un développement comme au Grand-Duché de Luxembourg.

Après plus de deux semaines de débats et d’intenses négociations, la Conférence mondiale de l’Onu sur le climat, la fameuse COP27, qui s’est tenue du 6 au 20 novembre (après avoir joué les prolongations) à Charm el-Cheikh (Egypte) s’est clôturée sur un constat d’insatisfaction. Mais...

Grande interview de lundi (partie 1/2) avec le député et chef de PS à la Chambre, Ahmed Laaouej. Il nous livre son avis sur les différentes mesures prises par le Gouvernement fédéral pour aider les ménages à faire face à l’explosion de la facture énergétique. Il estime que les mesures sont insuffisantes et qu’il faudra aller plus loin et prendre des mesures ciblées de réduction de la facture au regard de la crise qui n’en finit pas. Il n’est pas opposé à la prolongation de plus de deux réacteurs nucléaires s’ils sont indispensables pour assurer l’approvisionnent énergétique de la Belgique et pour garantir des prix accessibles aux ménages, aux entreprises et aux pouvoirs publics. Quant aux discussions avec le producteur Engie, il précise qu’à un moment donné il « faut siffler la fin de la récréation » fin décembre et voter une loi pour imposer des décisions au groupe franco-belge de production d’électricité. Il tacle au passage le président du MR sans le nommer. Bourgmestre de Koekelberg et le président du PS bruxellois qu’il est, Ahmed Laaouej analyse pour L-Post les oppositions auxquelles est confronté le nouveau plan de mobilité, Good Move à Bruxelles. « Il y a clairement eu à différents endroits des déficits dans la méthode de concertation, de consultation », assure-t-il. Il prône l’apaisement dans le dossier afin de trouver des solutions pour avancer. Pour assurer la sécurité d'approvisionnement et garantir des prix d'énergie accessibles, Ahmed Laaouej n'est pas opposé à la prolongation de plus de deux réacteurs nucléaires, mais à condition que la faisabilité pratique soit assurée.