Selon nos informations, les autorités européennes de la concurrence qui traquent les aides d’Etat illégales ont demandé, vendredi 16 février, des informations complémentaires aux autorités wallonnes sur les subventions dont a bénéficié Brussels South Charleroi Airport (BSCA), la société de gestion de l’aéroport de Charleroi-Gosselies. Ces demandes d’informations complémentaires s’inscrivent dans le cadre d’une plainte officielle déposée auprès de la Commission européenne par Brussels Airlines contre les redevances versées au contrôleur aérien, Skeyes, pour chaque décollage d’avion. A Charleroi, elles sont totalement prises en charge par les autorités, alors qu’à Brussels Airport, les compagnies aériennes interviennent pour une partie de ces « terminal navigation charges ». Une autre plainte a été introduite par Brussels Airport Company (BAC) concernant le financement des travaux d’allongement de la piste de l’aéroport carolo, finalisés en 2021. Le coût des travaux s’élève à 42 millions d’euros, il est financé sur fonds propres par la Société wallonne des aéroports (Sowaer), mais la redevance annuelle payée par BSCA à la Sowaer est maintenue à 15 millions d’euros, ce qui pourrait constituer une aide d’Etat déguisée et illégale. Il nous revient aussi que le conseil d’administration de BAC a adressé directement un courrier au ministre wallon des Aéroports, Adrien Dolimont (MR) pour l’interpeller sur la situation concernant l’aéroport carolo. Les autorités européennes de la concurrence s’intéressent de nouveau à l’aéroport de Charleroi pour savoir si Brussels South Charleroi Airport (BSCA), la société de gestion du site, n’a pas bénéficié d’aides d’Etat illégales. Selon nos informations, elles ont adressé, vendredi 16 février, une demande d’informations complémentaires au cabinet du ministre wallon des Aéroports, Adrien Dolimont (MR). L’information nous a été confirmée par ce dernier. « Nous avons effectivement reçu une demande d’informations complémentaires de la part de la Commission européenne. Elle fait suite au mémo que nous avons envoyé le 23 novembre aux autorités de la concurrence dans le cadre de deux plaintes officielles. C’est une procédure normale », nous a indiqué le cabinet du ministre Dolimont, également en charge du Budget wallon.

Le tribunal correctionnel de Liège a acquitté ce mardi 20 février le fondateur de Mithra, François Fornieri, dans le cadre du dossier du délit d’initié lié au rachat d’actions Mithra réalisé en décembre 2018 et en janvier 2019 par le fondateur de Protection Unit. Le tribunal correctionnel a considéré que le parquet n’apportait pas la preuve des accusations contre François Fornieri et que le dossier est vide. Ému, l’ancien patron de Mithra s’est refusé à tout commentaire à l’issue de l’audience, préférant attendre la période des 30 jours durant laquelle le parquet peut faire appel. Me Philippe Culot, l’un de ses deux avocats, a confié sa satisfaction précisant que le tribunal n’a fait que confirmer ce que son client soutenait depuis plus de 4 ans, à savoir qu’il n’a transmis aucune information privilégiée à qui que ce soit. C’est à l’issue d’un jugement de pratiquement une heure que le président du tribunal correctionnel de Liège, François de Maere d’Aertrycke, a prononcé ce mardi matin 20 février  l’acquittement de François Fornieri, fondateur et ancien patron de Mithra. Il était poursuivi pour un délit d’initié. Le parquet lui reproche d’avoir transmis des informations privilégiées au fondateur de la société de sécurité et de gardiennage Protection Unit. A l’issue de la lecture du jugement qu’il a écouté religieusement, François Fornieri a juste prononcé un merci étouffé par l’émotion.

Après les plaidoiries de ses avocats qui ont demandé son acquittement le 6 février, François Fornieri saura ce mardi 20 février le sort que lui réserve le tribunal correctionnel de Liège dans le cadre de l’affaire du délit d’initié concernant l’achat des actions de Mithra par le fondateur de Protection Unit. Ils étaient 5 à avoir été soupçonnés par la justice, mais le fondateur et ancien CEO de la biopharma wallonne (confrontée aujourd’hui à un risque de cessation de paiement), est le seul à être poursuivi devant le tribunal correctionnel. Le fondateur de Protection Unit a obtenu une transaction pénale sans reconnaissance de culpabilité, de même que son banquier et l’épouse de ce dernier. L’ancien agent de joueurs, Lucien D’Onofrio a obtenu une ordonnance de non-lieu par la Chambre du conseil en mars 2023. François Fornieri risque gros dans un dossier dont les éléments semblent légers au regard des accusations. Le parquet de Liège a requis contre l’ancien patron de Mithra 18 mois de prison avec sursis, 60.000 euros d’amende, 233.000 euros de confiscations par équivalent et 40.000 euros de frais de justice. Ce mardi 20 février sera un jour de vérité pour François Fornieri, le fondateur et ancien patron de Mithra. Il est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Liège dans le cadre de l’affaire du délit d’initié. Il est soupçonné d’avoir livré des informations privilégiées au fondateur de Protection Unit incitant ce dernier à acheter des actions de Mithra. Ils étaient cinq dans le collimateur de la justice, mais le patron de Protection unit a signé une transaction pénale sans reconnaissance de culpabilité proposée par le parquet. Le banquier de ce dernier et son épouse qui avaient aussi acheté, au même moment, des actions de Mithra ont également bénéficié d’une transaction pénale, mais le banquier aurait été licencié par son ancien employeur. L’ancien agent de joueurs, Lucien D’Onofrio a obtenu une ordonnance de non-lieu par la Chambre du conseil en mars 2023.

Selon nos informations, le conseil d’Etat vient d’annuler une disposition d’Infrabel visant à imposer à une catégorie importante de ses cheminots une condition additionnelle avant de bénéficier de suppléments complémentaires salariaux. Pour la haute juridiction du pays, le gestionnaire d’infrastructure ferroviaire viole les règles statutaires de l’entreprise en prévoyant une confirmation du signalement, alors que cette dernière n’est prévue nulle part dans le fascicule 520. Le conseil d’Etat confirme que le signalement « très bon » et l’ancienneté suffisent pour se voir octroyer le supplément complémentaire de traitement. Par ailleurs, il confirme aussi que toute modification d’une disposition statutaire doit faire l’objet d’un vote obligatoire à la majorité des deux tiers incluant l’accord des syndicats. Il donne ainsi raison à la CSC-Transcom qui avait introduit le recours en annulation de la nouvelle disposition d’Infrabel. Un jugement du tribunal du travail de Liège, division Dinant, avait déjà donné raison, quelques mois plus tôt, à un agent statutaire d’Infrabel sur le même sujet avec des considérations similaires. Plusieurs ingénieurs sont dans le cas et vont maintenant avoir leur apaisement face à une démarche qui s’apparente à un passage en force de la direction de l’entreprise. Peu exposé au public en raison de son activité de gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire qui se fait dans l’ombre contrairement au transport ferroviaire réalisé par la SNCB, Infrabel vient de subir deux revers de taille en justice. Le dernier en date remonte au 18 janvier 2024 lorsque le conseil d’Etat annule une nouvelle disposition de l’entreprise visant à durcir les conditions d’octroi d’un supplément de salaire aux agents de rang 3, 2ème échelon. Il s’agit principalement d’ingénieurs. Jusqu’à présent, les dispositions statutaires (fascicule 520 notamment) prévoient deux conditions pour bénéficier de ce supplément complémentaire de traitement : un signalement « très bon » et l’ancienneté de grade (8 ans pour les universitaire, 4 ans pour les non-universitaires).
Infrabel a bien évidemment pris acte de cet arrêt et appliquera les modifications qu’il comprend.

Selon nos informations, le groupe Herstal, maison-mère de la FN Herstal, et le fonds public d’investissement, Wallonie Entreprendre, vont investir chacun 10 millions d’euros dans un fonds visant à financer des recherche pour la diversification des activités du groupe d’armement wallon. Selon des sources proches du dossier, la direction à la tête du groupe wallon s’inscrit ainsi dans le cadre de la Déclaration de politique régionale  (DPR) du Gouvernement wallon qui mise sur la diversification du secteur de l’armement en matière de productions et de clients. La création du fonds viendra soutenir la politique d’innovation du groupe Herstal qui, en 2021, a consacré 12,7% de son chiffre d’affaires à la R&D. La ligne de production de cartes électroniques, inaugurée en 2022, était, dit-on à Herstal, un bel exemple de la politique de diversification de l’entreprise qui entend poursuivre sur la même voie. La participation de la FN Herstal au programme belgo-néerlandais MCM-V de chasseurs de mines (fourniture de stations téléopérées) et à son homologue CAMO (livraison de tourelleaux sur les blindés acquis par la Défense belge) s’inscrit aussi dans cette politique de diversification. Herstal Group a réalisé un chiffre d’affaires de 956 millions d’euros en 2022 et dégagé un bénéfice de 27 millions dont 10 millions ont été distribués à son actionnaire unique, la Région wallonne sous forme de dividende.

Selon nos informations, le Gouvernement wallon a marqué son accord pour octroyer un nouveau prêt de 3 millions d’euros (pour une durée de 7 ans) à la société de sécurité et de gardiennage, Protection Unit. Par ailleurs, il a accepté de convertir en prêt subordonné un crédit actuel de 6 millions d’euros. Dans le même temps, Noshaq (ex-Meusinvest) vole au secours de de la société en convertissant en capital un emprunt convertible de 3,5 millions d’euros. Dans le même temps, le fonds d’investissement mixte liégeois octroie également un nouveau prêt de 3 millions d’euros à Protection Unit. Ces nouvelles facilités financières permettront à Protection unit de retrouver une certaine stabilité et de poursuivre calmement son développement. Mais elles ne sont pas gratuites, car la société doit verser des intérêts malgré des moratoires. Mais elles répondent aussi à des prévisions positives pour la société et des engagements pris par son fondateur, Samuel Di Giovanni. Ce dernier s’est engagé à participer à une augmentation de capital de façon significative et à amener, dans un délai défini, de nouveaux investisseurs susceptibles d’injecter près de 10 millions d’euros dans la société, ce qui signifie une réduction de sa part dans l’actionnariat. Par ailleurs, les banques ont aussi accepté d’accorder de nouvelles ouvertures de crédit à Protection unit témoignant ainsi leur confiance. Le président de son conseil d’administration, Yves Prete, a accepté un second mandat de 6 ans dans sa mission. Les chiffres provisoires indiquent des résultats encourageants pour 2023 (chiffre d’affaires en hausse et réduction des pertes).

Confrontée à un ébranlement de sa trésorerie, Mithra Pharmaceuticals, est à la recherche d’argent frais pour éviter de se retrouver en cessation de paiement dans moins d’un mois. L’ex-pépite de la biopharma wallonne annonce, ce jeudi matin 15 février, la vente de toutes ses actions, soit plus de 4,2 millions d’actions, dans la société australienne, Mayne Pharma. Mais le revenu de la cession de ces actifs, 12,8 millions d’euros, ne tombera pas dans les caisses de Mithra. En effet, les actions vendues étaient données en échange à des créanciers qui ont prêté de l’argent à la PME wallonne. Par conséquent, l’argent de la vente est donc conservé auprès d’agents de sécurité désignés par les créanciers gagistes jusqu’à ce que ces derniers et Mithra décident de leur affectation. Il n’est pas exclu que d’autres actifs de Mithra subissent le même sort, notamment l’usine de production, le CDMO, basée à Flémalle dont Mithra cherche à se débarrasser depuis des mois. Mais le CEO de Mithra, David H. Solomon n’entend rien précipiter. « Pour l’instant, les actions détenues dans Mayne Pharma sont les seules concernées par la vente d’actifs. Nous discutons avec des investisseurs pour trouver des solutions pour refinancer Mithra, s’il y a des choses à annoncer, on le fera le moment venu », nous a-t-il confié brièvement. Mais des voix commencent à s’élever pour critiquer son bilan à la direction de Mithra. D’autres rappellent toutefois que Mithra était déjà en soins intensifs quand David H. Solomon a été nommé… Quid de la nomination de nouveaux administrateurs ?

Après une période test d’un an réalisée dans 6 magasins Delhaize, la plateforme belge de vente de produits bio et de bien-être, Kazidomi, et la filiale du groupe hollandais, Ahold, prolongent l’expérience sur du long terme et dans plus de magasins. En effet, une cinquantaine de magasins Delhaize disposeront désormais d’un espace dédié aux produits commercialisés par la PME fondée par Emna Everard. Les magasins concernés sont ceux qui sont déjà passés sous gestion privée. Mais l’objectif est d’étendre le partenariat à tous les magasins franchisés de l’enseigne au lion. Le groupe Kazidomi qui emploie une septantaine de collaborateurs entend se concentrer sur ces deux marchés physiques belge et français, car, assure sa cofondatrice, « nous voulons d’abord saisir toutes les opportunités de développement sur ces marchés, principalement en Flandre où nous devons nous faire mieux connaître et gagner des parts de marché ». Sans pour autant dévoiler les chiffres de l’activité de Kazidomi, Emna Everard assure que la croissance est au rendez-vous pour la plateforme. Bonne nouvelle pour les consommateurs qui font leurs courses chez Delhaize et qui sont à la recherche de produits sains, bio et durables. L’enseigne au lion et la plateforme belge de vente de produits bio, Kazidomi, ont décidé de poursuivre leur collaboration tout en la renforçant. « Il y a un an, nous avons mis en place un projet pilote de vente de produits de Kazidomi dans 6 magasins Delhaize. L’expérience a été concluante et nous avons décidé de l’étendre à plus de magasins. C’est un partenariat à long terme. Il y aura désormais des espaces dédiés à nos produits dans une cinquantaine de magasins Delhaize. Ce sont tous des magasins franchisés et l’objectif est d’étendre le partenariat à tous les magasins franchisés répartis sur le territoire belge. Ainsi, nous rendons nos produits sains et bio encore plus accessibles à un grand nombre de consommateurs », nous a confié Emna Everard, fondatrice de Kazidomi. Elle rappelle que ce type de partenariat est une première pour les deux sociétés.

Le centre de recherche nucléaire belge, SCK-CEN, à Mol et son homologue métallurgique, CRM Group (Liège), ont signé ce mercredi 14 février un partenariat de recherche leur permettant de prendre la main sur le développement d’un four de fusion de métaux d’ici 2026 destiné à la recherche nucléaire. L’objectif est de participer au recyclage des métaux provenant du démantèlement des réacteurs nucléaires. Les deux centres viennent de recevoir une enveloppe de 13,4 millions d’euros pour poursuivre leurs travaux dans le cadre d’un projet baptisé Smeld. Le four de fusion développé par les deux centres devrait permettre de réduire de 97% les déchets provenant du démantèlement des centrales nucléaires en les transformant en des matières premières pour de nouvelles utilisations industrielles. Les deux partenaires apportent ainsi une solide contribution à l’économie circulaire. La technologie développée permettra aussi de réduire la toxicité des métaux. Pour le secrétaire d’Etat à la Relance, Thomas Dermine (PS), les travaux des deux centres de recherche ouvre de nouvelles opportunités pour le savoir-faire belge dans la mesure où 40 réacteurs autour de la Belgique ont plus de 40 ans et que le coût du démantèlement s’élève à 1,3 milliard d’euros par réacteur nucléaire. Gouverner, c’est prévoir et s’il le faut, anticiper. Même si la pression est maintenue sur les différents acteurs pour obtenir une prolongation de la durée d’exploitation des réacteurs nucléaires belges, des partenaires belges se projettent dans le futur où on ne fera pas l’économie du démantèlement des réacteurs. Le centre de recherche nucléaire belge, SCK-CEN, installé à Mol, et le centre de recherches métallurgiques, CRM Group (à Liège) développent un four de fusion pour la recherche nucléaire.
Le marché est donc énorme et le projet développé par SCK-CEN et CRM représente une réelle opportunité économique.

Selon nos informations, la chambre néerlandophone du tribunal du travail de Bruxelles a rejeté l’action des syndicats (Setca, CGSLB) visant à obliger Delhaize à organiser les élections sociales dans chaque magasin qui occupe au moins 50 travailleurs comme si c’était des entités séparées au regard de la franchisation. Le tribunal a donc suivi les arguments de l’enseigne au lion qui entend poursuivre l’organisation des élections sociales en gardant 6 Comités pour la prévention et la protection au travail (CPPT). La direction de Delhaize se réjouit de la décision du tribunal et annoncera lundi prochain, 19 février, une nouvelle vague de franchisation. Dès ce mercredi 14 février, ils seront 44 magasins Delhaize passés sous gestion privée sur les 128 magasins intégrés concernés. Mais le groupe Delhaize assure avoir signé au total des contrats pour 107 magasins. La nouvelle vague de franchisation qui sera annoncée lundi pourrait concerner le reste des 21 magasins intégrés. Le Setca estime que la justice fait, une nouvelle fois faux bond aux organisations représentatives des travailleurs, car dit-il, « notre demande était pourtant bien légitime, puisque notre requête correspond à la réalité qui existera au jour des élections sociales, à savoir que chaque magasin sera indépendant et comptera toujours plus de 50 travailleurs, et donc aurait droit à un CPPT ». Dans leur combat pour obliger Delhaize à opter pour un vrai plan de restructuration (avec une procédure Renault pour un licenciement collectif), les syndicats ne semblent pas encore avoir trouvé la faille dans la stratégie de l’enseigne au lion. Selon nos informations, le Setca et la CGSLB viennent de perdre une nouvelle manche contre la filiale du groupe hollandais, Ahold. En effet, il nous revient que la chambre néerlandophone du tribunal de travail de Bruxelles a rejeté l’action des deux syndicats visant à obliger Delhaize à organiser les élections sociales dans chaque magasin qui occupe au moins 50 travailleurs comme si c’était des entités séparées au regard de la franchisation (https://lpost.be/2024/02/06/franchisation-nouvelle-action-en-justice-des-syndicats-contre-le-groupe-delhaize/).
Sans porter de jugement de valeur, les tribunaux ont, dans ce dossier, pris la place des organes sociaux.