A la veille du vote des députés européens qui doivent approuver sa nomination pour un deuxième mandat à la présidence de la Commission européenne, Ursula von der Leyen vient de subir un sérieux revers dans le dossier des achats de vaccins anti-Covid-19. La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a estimé, ce mercredi 17 juillet, dans deux arrêts que l’exécutif européen sortant « n’a pas donné suffisamment au public l’accès suffisamment large aux contrats d’achat de vaccins contre le Covid-19 ». Les arrêts font suite à une saisine du Tribunal de l’Union par des eurodéputés (dont la regrettée Michèle Rivasi) et des particuliers n’ayant obtenu que des documents expurgés de plusieurs éléments des contrats. En 2020 et 2021, durant la pandémie du Covid-19, la « Commission von der Leyen » a négocié, au nom des Etats membres, des contrats d’achats de vaccins contre le Codid-19 avec plusieurs firmes pharmaceutiques (Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca, Janssen, etc.) pour plusieurs milliards d’euros. Le Tribunal européen s’est aussi prononcé sur la question des indemnisations des firmes en cas de défaut de leurs vaccins estimant que les producteurs sont responsables du dommage que causerait leurs vaccins. Le dossier fait aussi l’objet d’une plainte pénale déposée par le Belge Frédéric Baldan (suivi par plusieurs citoyens européens) devant un juge d’instruction liégeois.

La nouvelle ministre-Présidente du Gouvernement de la Communauté française, Elisabeth Degryse (Les Engagés), et son gouvernement Azur ont prêté serment ce mardi matin, 16 juillet au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. L’exécutif communautaire est composé de 6 ministres (4 femmes et deux hommes) dont 4 titulaires qui siègent également au Gouvernement wallon. Il répond aussi au principe constitutionnel qui veut qu’il intègre des personnes de sexes différents. Dans son discours de 15 pages, la nouvelle ministre-Présidente, Elisabeth Degryse prône notamment le dialogue et la concertation pour réussir les réformes et fait de la petite enfance une priorité. Elle veut aussi réinstaurer un climat de confiance avec les enseignants et porte une attention particulière à la jeunesse. L’institution communautaire a aussi élu, ce mardi, son nouveau président, Benoît Dispa (Les Engagés). Celui-ci a rappelé aux élus communautaires que les citoyens peuvent être fiers des députés, mais qu’ils seront aussi exigeants.

C’est le secret le mieux gardé à la RTBF. Selon nos informations, la RTBF et Christine Sprumont ont signé un accord ultra confidentiel permettant de mettre fin à toutes les procédures judiciaires en cours. Selon des sources proches du dossier, la RTBF a accordé à la lanceuse d’alerte tout ce qu’il faut pour lui garantir le paiement de son salaire et une retraite normale. Mais c’est le moins que la chaîne publique puisse faire. Car soupçonnée d’avoir transmis à la presse des informations concernant des irrégularités liées au salaire de Jean-Paul Philippot, l’administrateur général de la RTBF, Christine Sprumont avait été licenciée avec effet immédiat de son poste de responsable du service administratif auprès de la direction des ressources humaines. Mais elle avait gagné les trois recours qu’elle a introduits au conseil d’Etat pour contester sa démission d’office. Le dossier aurait pu connaître une suite judiciaire, car un ancien syndicaliste l’a transmis au parquet de Bruxelles depuis plusieurs mois. Il y dénonce, pièces à l’appui, un abus de confiance permettant l’administrateur général de toucher indûment pendant 6 ans au minimum 650.000 euros au détriment de l’entreprise RTBF. Il accuse aussi à Jean-Paul Philippot d’avoir commis des faux en écriture dans trois rapports annuels de l’entreprise publique et dans les déclarations de mandat à la Cour des comptes. Mais il est, entretemps, décédé… Que fera la nouvelle ministre des Médias, Jacqueline Galant (MR) ?

Les 8 ministres du nouveau Gouvernement wallon ont prêté serment ce lundi 15 juillet matin avant que le ministre-Président, Adrien Dolimont (MR) ne se rende au Palais royal pour une nouvelle prestation de serment devant le roi Philippe en présence du Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD). Il a ensuite retrouvé, peu avant midi, son prédécesseur, Elio Di Rupo (PS), qui lui a remis les clés de l’Elysette. Le plus jeune ministre-Président wallon (il a 35 ans) a prononcé son discours d'investiture dans l’après-midi au Parlement wallon, plaidant pour « un nouveau pacte sociétal » et assuré l’opposition de sa « considération et de son sens de l’écoute ». Reste maintenant à Adrien Dolimont et à ses ministres de concrétiser la Déclaration de politique régionale (DPR) wallonne et donner ainsi vie aux engagements pris par la nouvelle majorité régional MR-Les Engagés. Le nouveau ministre-Président wallon veut renforcer les liens avec les autres entités du pays. Il lance une invitation aux autres exécutifs pour tenir régulièrement des réunions communes.

Jeune recrue dans les rangs du MR à la suite des élections régionales du 9 juin 2024, Anne-Catherine Dalcq (32 ans) est nommée ministre wallonne de l’Agriculture dans le Gouvernement d’Adrien Dolimont, à peine plus âgé qu’elle. Elle était la figure des Jeunes agriculteurs wallons. Elle n’est pas du tout effrayée par l’ampleur de la mission. Elle assure que les revendications des jeunes agriculteurs sont dans la Déclaration de politique régionale (DPR) wallonne et qu’elle va désormais s’employer à les concrétiser. Il y a quelques mois, elle faisait irruption au congrès programmatique des Libéraux à Marche-en-Famenne le 4 février 2024 avec ses collègues de la Fédération des jeunes agriculteurs (FJA) dont elle était vice-présidente. Ils réclamaient la mise en place en Belgique d’une législation s’inspirant de la loi Egalim en France, une simplification administrative, une réciprocité des normes dans les accords commerciaux et l’interdiction des produits étrangers cultivés avec des produits phytosanitaires dont l’usage est interdit en Europe. Elle va pouvoir porter la voix des agriculteurs belges au niveau européen ou beaucoup de choses se jouent.

Les Engagés et le MR ont dévoilé, ce dimanche 14 juillet, à une heure d’intervalle, les titulaires des différents portefeuilles ministériels avec de nouveaux visages et des anciens qui rempilent. Au total, 10 ministres sont désignés pour les deux exécutifs dont 4 pour Les Engagés et 6 pour le MR. La ministre-Présidence du Gouvernement wallon revient au MR qui y installe Adrien Dolimont (35 ans), ministre wallon sortant du Budget et des Finances. Dans sa nouvelle fonction, outre les deux compétences précédentes, il en hérite de nouvelles (Relations internationales, la Recherche, le Bien-être animal et les Licences d’armes). La ministre-Présidence du Gouvernement de la Communauté française (Fédération Wallonie-Bruxelles) est attribuée aux Engagés qui y envoient une recrue en politique active : la nouvelle députée fédérale Elisabeth Degryse (43 ans). Ses compétences sont bien étoffées (Budget, Enseignement supérieur, Bâtiments scolaires, Culture, Education permanente, etc.). Ministre-Président sortant du Gouvernement de la Communauté française, Pierre-Yves Jeholet (55 ans, MR) fait son retour au Gouvernement wallon en tant que vice-Président en charge de l’Economie, de l’Industrie, de l’Emploi, de la Formation et du Numérique. Chef de groupe sortant des Engagés au Parlement wallon, François Desquesnes (53 ans) fait son entrée au Gouvernement régional en tant que 1er vice-Président avec un large portefeuille (Aménagement du territoire, Zones d'activités économiques, Travaux publics, Mobilité, Sécurité routière et Pouvoirs locaux).

Réunis dans les locaux de l’Université du Travail à Charleroi, les Libéraux francophones ont approuvé, ce samedi 13 juillet, à l’unanimité la participation du MR aux Gouvernements wallons et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ils étaient plus d’un millier à répondre à la convocation envoyée la veille, la satisfaction se lisait sur tous les visages, de même que la reconnaissance vis-à-vis de leur président, Georges-Louis Bouchez, qui a amené le MR à engranger près de 30% des voix lors des élections régionales en Wallonie. Mais ils sont aussi nombreux à considérer qu’il faut répondre aux attentes et concrétiser les promesses pour éviter toute désillusion, synonyme de désaffection des électeurs dans 5 ans. Sur le plan institutionnel, même si la répartition des compétences n’est pas encore finalisée, Georges-Louis Bouchez a indiqué samedi que le futur ministre-Président wallon aura aussi en charge la compétence du Budget et des Finances afin de garantir le respect de la trajectoire budgétaire intégrant les économies à réalise (880 millions d’euros sur la législature). Cette précision semble donner une indication sur le futur locataire l’Elysette à Namur où des observateurs voient s’installer le titulaire du portefeuille du Budget sortant, Adrien Dolimont ou le président du himself…

Les Libéraux rassembleront leurs troupes ce samedi 13 juillet à 10h30 dans la salle Zénobe Gramme à Charleroi. Elles devront se prononcer sur l’accord de gouvernement (en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles) et valider la participation du MR au Gouvernement wallon et à celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Pratiquement en même temps, Les Engagés ont convié leurs membres à la salle d’Aula Magna à Louvain-la-Neuve pour la convention de participation. La présentation de la Déclaration de politique régionale (DPR) et de celle de Politique communautaire (DPC) est prévue aux alentours de 10h suivie d’une séance de questions-réponses avant le vote sur la participation prévue à 12h. Dans un camp comme dans l’autre, sauf grande surprise de dernière minute, les membres tant du MR que des Engagés devraient valider la participation aux Gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il est prévu que les ministres du Gouvernement wallon prêtent serment lundi matin 15 juillet, alors que ceux de l’exécutif de la Fédération Wallonie devraient le faire mardi 16 juillet. Quels sont les ministrables ? Georges-Louis Bouchez et Maxime Prévot ne devraient pas monter dans les deux exécutifs et devraient conserver leur mandat de président…

L’Union des classes moyennes (UCM) estime que les Déclarations de politique régionale (DPR) et communautaire (DPC) « traduisent une ambition, une vision pour un climat favorable au redéploiement économique et au redéploiement de l’entrepreneuriat en Région wallonne comme en Fédération Wallonie-Bruxelles ». L’UCM salue le choc de la simplification administrative ainsi que celle des aides à l’emploi et la réorganisation annoncée du Forem. Le son de cloche est également identique chez les dirigeants du Syndicat neutre pour indépendants (SNI) qui se réjouissent dans la DPR « de nombreux points favorables à l’entreprise ». Mais ils demandent de passer très vite « de la parole aux actes ». La fédération des entreprises technologiques, Agoria, se réjouit des accents mis sur des secteurs de pointe comme l’aéronautique, le spatial, al défense, l’industrie manufacturière, le nucléaire, l’hydrogène, les technologies de capture et de stockage de carbone, l’IA et la cybersécurité. L'Union wallonne des entreprises (UWE), désormais baptisée AKT for Wallonia (suite au rapprochement avec les Chambres de commerce de Wallonie) estime que la DPR envoie un message d'optimisme. 

Le programme de gouvernements présenté ce jeudi 11 juillet un programme de gouvernement qui prévoient de grandes réformes pour remettre la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles sur de nouveaux rails. Les Gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles passent de 13 à 10 ministres avec beaucoup de ministres à double casquette. Les deux partis vainqueurs des élections régionales s’engagent à réduire le personnel de cabinets ministériels de 10% et de travailler davantage avec les administrations. Il est question aussi de supprimer les conseillers provinciaux en remplaçant leurs instances par une structure supra-communale où siègeront les bourgmestres. La fusion des réseaux d’enseignement officiels est également à l’agenda, de même que la mobilité des enseignants entre le réseau officiel et le libre. Dcouvrez l'intégralité des deux déclarations de politique.