Le tribunal de l’entreprise de Liège a approuvé la demande de Procédure de réorganisation judiciaire (PRJ) par transfert introduite par les dirigeants de la dernière fonderie wallonne. Ils ont désormais trois mois pour trouver un repreneur, mais son administrateur délégué, Fabrice Pelzer est optimiste. Outre les problèmes liés à la hausse du prix des matières premières et à celle des tarifs de l’’énergie ainsi qu’à la hausse des droits de douane, l’entreprise est confrontée à une faiblesse de sa trésorerie générée par l’attitude de clients qui mettent du temps pour venir enlever leurs commandes de cylindres. Le dernier exercice 2024-2025 de Marichal Ketin, clôturé au 30 juin 2025, affiche un bénéfice de 218.408 euros, mais l’entreprise traîne d’importantes pertes du passé si bien qu’elle demeure, in fine, déficitaire avec des pertes reportées de -12,350 millions d’euros.

Selon nos informations, la haute juridiction a rejeté, en novembre 2025, le pourvoi en cassation de la SA Intégrale, aujourd’hui en liquidation, contre l’arrêt de la Cour du travail de Liège, rendu le 23 mai 2024. L’ancienne compagnie d’assurances, filiale de Nethys, devra exécuter l’accord transactionnel conclu le 14 juillet 2021, dans lequel elle reconnaît la qualité de la gestion de Diego Aquilina en tant que directeur général d’Intégrale durant de nombreuses années et l’absout de toute responsabilité. Par ailleurs, les deux parties s’engagent à mettre fin et sans indemnité à tous les litiges entre elles.

Le conflit qui embrase le Moyen-Orient suite au bombardement de l’Iran lancé samedi par les USA et Israël suscite des inquiétudes en Europe. Spécialiste des questions énergétiques et professeur à l’Université de Liège (ULiège), Damien Ernst, ne se fait pas d’illusion sur les conséquences de la guerre pour le secteur économique belge. « Je prédis le bordel absolu et une crise énergétique qui va frapper l’Europe. Nos réserves de gaz sont à un niveau très bas et les traders tardent à réagir, la conséquence est que les prix vont augmenter quand ils se décideront à remplir les réserves », dit le bouillant professeur de l’ULiège. CEO d’AKT, la fédération patronale wallonne, Frédéric Panier ne veut pas céder à la panique, mais il estime que si le conflit dure trop longtemps, la croissance de l’économie belge marquera le pas et celle-ci risque d’être confrontée à une récession. La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) partage les préoccupations de l’ex-Union wallonne des entreprises (ex-UWE).

S’inspirant d’une expérience menée depuis 10 ans à Bruxelles, le Forem lance « Active ton potenti’Elle », une formation uniquement destinée aux femmes en partenariat avec Interface 3 (Namur) et Veolia Belux. Filiale du groupe français, Veolia, spécialisé dans des services de gestion de l’eau et de valorisation des déchets, l’entreprise s’est engagée à recruter une partie des 9 femmes qui participent à la première édition dans le cadre d’un Contrat à durée indéterminée (CDI). La formation durera 18 mois. Pour l’administratrice générale du Forem, Raymonde Yerna, pour atteindre l’objectif wallon d’un taux d’emploi 80% d’ici 2029, il faudra tenir compte des femmes dans les politiques de mise à l’emploi. Actuellement, le taux d’emploi des femmes est de 65% contre 72,2% pour les hommes.

Les deux entreprises ont présenté mardi, 3 mars 2026, le grand chantier de construction d’entrepôts de stockage de laine de verre produite par Knauf Insulation à Visé et dont les toits accueilleront 26.000 panneaux solaires photovoltaïques. La production d’électricité verte de l’infrastructure couvrira 16% des besoins actuels d’électricité du site de Visé. Il s’agit d’un partenariat win-win sur une période de 20 ans durant laquelle Knauf Insulation s’engage à racheter toute l’électricité produite par Reno Energy. L’investissement s’élèverait à environ 13 millions d’euros financé par Reno Energy. Sur les 20 ans de partenariat, le projet permettra d’éviter des émissions de CO₂ évaluées à 55.000 tonnes.

Selon nos informations, une ordonnance de non-lieu a été rendue par la justice bruxelloise dans le cadre d’un dossier concernant Roger Motquin, décédé le 1er avril 2020, à l’âge de 72 ans, des suites d’un cancer de l’amiante (mésothéliome). Et pourtant, l’enquête pour homicide ou lésions involontaires menée par l’auditorat du travail de Bruxelles a révélé que le papa de Murielle Motquin a travaillé dans un environnement « fortement contaminé par l’amiante » à la SNCB et que l’entreprise ferroviaire a reconnu une illégalité dans son chef dans l’établissement d’un inventaire amiante relatif à la gare du Midi.

Dans une longue publication sur les réseaux sociaux, le député wallon, qui siège depuis 2019, explique les raisons de son départ du PTB. Il fait état d’un malaise profond, dénonçant le fait que le parti demeure dans une posture de dénonciation plutôt que de participer au pouvoir pour changer les choses. « Je pars pour être cohérent. Je veux une gauche qui se salit les mains pour gagner des budgets, des lois et des protections. Pas une gauche qui se contente d'avoir raison dans les discours pendant que les travailleurs perdent dans la réalité », écrit-il. Travailleur infatigable sur de nombreux dossiers, son départ risque de laisser un vide dans les rangs du parti au parlement wallon. Son chef de groupe, Germain Mugemangango, semble expliquer son départ par la présence sur la liste électorale de 2029 et dit ne pas partager l’analyse de l’ex-député PTB sur la stratégie de la gauche. Il lui demande de rendre son mandat. Jori Dupont indique qu’il n’a pas quitté le PTB pour rejoindre un autre parti.