Le 13 décembre 2025, Laurens Strubble, un jeune conducteur de train de 29 ans travaillant pour la SNCB s’est donné la mort. Il était rattaché au dépôt de Bruges/Ostende. Son geste serait la conséquence d’un traumatisme lié au fait qu’il était aux commandes d’un train impliqué dans un suicide. L’accident tragique se serait produit une seconde fois. Selon plusieurs sources, trois employés du même dépôt ont mis fin à leurs jours en l’espace de quatre mois. En Wallonie, il nous revient qu’un conducteur de train de Namur s’est donné la mort en 2025 en se jetant sous un train conduit par un cheminot de son dépôt.

Selon nos informations, Ethias qui détient désormais plus de 80% du groupe informatique liégeois, NRB, a décidé de dissoudre NRB Group, une structure sans aucune base légale et décriée par les organisations syndicales. Le Comité exécutif (Comex) de NRB Group disparaît avec ses membres, dont le CEO André Vanden Camp, et la directrice financière, Florence Vanderthommen.

A deux semaines de la clôture des candidatures pour la coprésidence des Verts francophones, aucun duo n’émerge malgré les rumeurs sur de nombreux candidats potentiels. Des ténors estiment que le parti gagnerait à retrouver une stabilité et une confiance après la démission-surprise du duo Cogolati-Lecocq en novembre 2025. Lors de la présentation des vœux du parti à la presse, lundi 12 janvier 2026, « l’équipe de transition » qui pilote le parti depuis plus de deux mois croit en la capacité d’Ecolo à rebondir et assure que les enjeux climatiques et écologiques sont plus que jamais d’actualité. Le nouveau duo présidentiel sera élu lors d’un congrès en mars 2026 et devra relever plusieurs défis pour repositionner le parti et éviter les divergences stratégiques qui ont sonné le glas de Samuel Cogolati et de Marie Lecocq. L’ambiance était festive, lundi 12 janvier 2026, au siège d’Ecolo à Bruxelles, rue Van Orley, non loin de la place des Barricades. A l’issue de son bureau politique hebdomadaire, les Verts francophones présentaient leurs vœux à la presse. Et visiblement, ils semblent avoir tourné la page de la démission-surprise en novembre 2025 du duo présidentiel, Samuel Cogolati-Marie Lecocq. Cette dernière est d’ailleurs présente dans l’assemblée, tout sourire, alors que son ex-binôme brillait par son absence. Question de discrétion, relativisent certains…
Au bout du compte, c’est un tableau sombre qui se profile pour 2026.
Ecolo est un parti robuste Les Verts ont donc digéré l’échec de la coprésidence Cogolati-Lecocq en laquelle ils avaient placé beaucoup d’espoir. Ils veulent se projeter dans l’avenir, malgré l’absence de candidats déclarés pour la succession à la tête du parti à deux semaines de la clôture des candidatures fixée au 25 janvier 2026. Ils savent qu’ils sont scrutés et ne doivent plus se louper. « On ne se cache pas. Ecolo est dans une situation particulière, dans un entre-deux. Mais Ecolo est un parti robuste qui a déjà montré sa capacité à rebondir, à se reconstruire, à adapter son logiciel. On a confiance dans le collectif et en notre démocratie », martèle la députée européenne Saskia Bricmont.

Légendaire président de la CGSP-Cheminots de 1985 à 2006, José Damilot, critique durement Sophie Dutordoir (CEO de la SNCB) et Benoît Gilson (CEO d’Infrabel) estimant qu’ils manquent de courage et ne défendent pas assez le rail belge. « On va complètement changer les relations paritaires et on ne les entend pas. On les voit juste comme des représentants de commerce, ne prenant aucune responsabilité », écrit-il dans une publication sur Facebook. Il tire également à boulets rouges sur les différents ministres de tutelle de la SNCB qui, à cause de leurs décisions, ont amené l’entreprise ferroviaire dans une impasse. Que pense-t-il de l’attitude des leaders syndicaux ? A l’heure où le rail belge va fêter ses 100 ans, l’ancien puissant président de la CGSP-Cheminots estime que celui-ci a perdu l’essentiel de ce qui en faisait la fierté des cheminots et des navetteurs à cause des décisions politiques. La grève décrétée par les syndicats pour la période du 25 janvier 2026 à 22h au 30 janvier 2026 à la même heure risque d’être très suivie, car elle est soutenue par un large front commun syndical (CGSP-Cheminots, CSC-Transcom, SLFP-Cheminots, SIC, SACT).

Selon nos informations, le gouvernement bruxellois vient de procéder (en toute discrétion) à une série de nominations importantes alors qu’il est en affaires courantes. C’est ainsi que le mandat de Julie Fiszman (étiquetée PS) vient d’être prolongé pour un nouveau bail de 5 ans à la direction de l’administration bruxelloise (Service public régional de Bruxelles), alors que les syndicats ont demandé une analyse des risques psychosociaux spécifique auprès des cadres du « middle management ».

La question d’une taxation des mutuelles a rebondi, jeudi 8 janvier 2025, à la Chambre suite une question parlementaire du député fédéral, Daniel Bacquelaine (MR), au ministre des Finances et des Pensions, Jan Jambon (N-VA). Lors de la séance plénière, celui-ci a confirmé avoir demandé à l'administration fiscale de mener une investigation visant notamment à vérifier si les informations sur les actifs des mutuelles sont vérifiées. Il estime que pour des raisons d’égalité devant l’impôt, les propriétaires d’actifs d’au moins 6 milliards d’euros doivent être taxés, car ils peuvent être considérés comme faisant partie des épaules les plus larges. Dans une enquête publiée en décembre 2025, le quotidien flamand, Het Laatste Nieuws (HLN), a estimé le patrimoine des mutuelles (Solidaris, Partenamut, Mutualités libres, etc.) environ 6,1 milliards d’euros réparti entre plus de 100 sociétés dont certaines sont situées en Suisses.

Le logisticien japonais a récemment annoncé l’acquisition des activités en santé du groupe familial français, Walden. Celles-ci regroupent les filiales Eurotranspharma, Transpharma international, Walden Digital et Movianto. L’opération s’élèverait à environ 1,3 milliard d’euros. La question est de savoir ce qu’il adviendra du différend entre Movianto et la PME belge, Medista, lié au stockage et la distribution des vaccins anti-Covid-19. Plusieurs millions d’euros sont en jeu et des enquêtes pénales sont en cours. Or, Medista est une partenaire privilégiée d’Ajimex, filiale de Yusen Logistics et dont les installations abritent les stocks stratégiques d’EPI (masques chirurgicaux, gants, etc.) wallons à Gembloux. Le différend entre Medista et Movianto met en première ligne, notamment le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit) et V. H., une conseillère stratégique au service de gestion de crise du SPF Santé, qui a discrètement changé de fonction.

Interrogé mardi 6 janvier 2025 en commission de l’Energie, de l’Environnement et du Climat, par la députée Sarah Schlitz (Ecolo), le ministre fédéral du Climat et de la Transition environnementale a dit tout le mal qu’il pensait de l’accord Mercosur entre l’Europe et plusieurs pays d’Amérique latine (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Jean-Luc Crucke (Les Engagés) estime que les conditions de libre-échange contenues dans l’accord « ne sont pas acceptables en l’état » et que ses dispositions exposent les agriculteurs européens et belges à une concurrence déloyale.