A l’approche des élections du 9 juin, le Collège des cours et tribunaux, celui du ministère public et l’Entité de cassation a élaboré une série de revendications qu’ils évaluent à près de 100 millions d’euros pour permettre à la justice de fonctionner de façon plus efficacement. Ils rappellent que ce montant est loin de la réalité du montant supplémentaires (443,5 millions) à affecter à la justice belge pour la mettre au même niveau de financement que celle des autres pays européens. L’enveloppe supplémentaire de 100 millions d’euros devrait servir à financer notamment la poursuite de la digitalisation de la justice, la gestion autonome des tribunaux, l’accompagnement du justiciable, l’engagement de magistrats et de greffiers. Les nouveaux moyens financiers permettraient de garantir une meilleure attractivité des métiers de la justice. Les trois piliers de l’ordre judiciaire rappellent que la Belgique a consacré environ un milliard d’euros à sa justice en 2020, soit 0,22% du PIB, alors que la médiane des autres pays européens est de 0,3%. Le renfort d’effectif demandé est évalué à plus de 1.100 personnes ETP (magistrats, greffiers, etc.).

L’inquiétude grandit chez les observateurs du secteur de l’énergie sur la disponibilité des deux futures centrales au gaz (Seraing, Flémalle) dont la connexion au réseau est attendue en novembre 2025 afin d’apporter une capacité de production d’électricité suffisante pour compenser l’arrêt des réacteurs nucléaires Tihange 1, Doel 1 et Doel 2. Selon nos informations, des problèmes électriques impacteraient le chantier de construction de la centrale au gaz de Seraing (870 Mégawatts) portée par Luminus. Celle de Flémalle, d’une puissance totale de plus de 805 MW, pilotée par Engie ne pourrait pas non plus être prête à temps. La crainte émanant des équipes de terrain est relayée par le Pr Damien Ernst (ULiège), spécialiste des dossiers énergétiques. Pour couronner le tout, les travaux préparatoires en vue de la prolongation de la centrale de Tihange 3 accuseraient également du retard, elle ne serait présente sur le réseau qu’en janvier 2026, au plus tôt. Contactées par nos soins, Engie-Electrabel et Luminus assurent que tout est mis en œuvre pour que les deux centrales au gaz soient opérationnelles en novembre 2025 comme prévu. Le cabinet de la ministre de l’Energie, Tinne Van der Straen (Groen) se montre confiant sur le respect des délais. Mais il précise au passage qu’un plan B est prévu en cas de défaillances et que des pénalités sont prévues dans le contrat avec les deux énergéticiens…

L’interview de la ministre wallonne de l’Environnement, Céline Tellier (Ecolo), chez nos confrères de Bel RTL semble laisser un goût amer aux habitants de Chièvres, victimes de la pollution aux PFAS. Dans une réaction publiée sur la page Facebook (1.900 membres) créée pour informer les victimes de la pollution, le collectif « SOS Notre santé » estime qu’il est « aberrant de douter que la source de la pollution ne proviendrait pas de l’eau de distribution ». Concernant la procédure de biomonitoring, les responsables du collectif rappellent qu’il leur avait été indiqué que « les participants recevraient individuellement leurs résultats dès la fin de la campagne de prélèvement, soit le 31 mars 2024. Cependant, le 25 janvier 2024, nous avons appris par l’Issep qu’une analyse préliminaire serait nécessaire, ce qui n’était pas prévu ». Ils jugent « inacceptable qu’après 5 mois, aucune piste crédible n’ait émergé » quant à la source de pollution du puits n°1. En attendant l’audition de la ministre Tellier prévue ce mardi 28 mai en commission du Parlement wallon, des habitants de Chivres ont reçu une communication de la part de l’Institut scientifique de service publique (Issep) faisant un état des lieux de la procédure et leur confirmant qu’ils recevront individuellement les résultats des analyses de sang durant la deuxième quinzaine de juin 2024 et des informations pour réduire leur exposition.

Répondant à une question écrite du député wallon, Nicolas Tzanetatos (MR) sur la question des subsides accordés aux Tiers-Lieux, la ministre régionale de l’Environnement, Céline Tellier (Ecolo) assure que tout s’est déroulé dans le respect de la procédure mise en place et que le cas problématique de l’asbl Agricotiers était bien signalé. Pour rappel, cette dernière avait été créée bien après la date limite fixée pour le dépôt des projets afin de bénéficier des subventions régionales. La ministre Tellier indique que le porteur du projet annonçait dans sa candidature qu’une asbl était en création pour porter le projet. Elle avait bénéficié d’un subside de 500.000 euros. Céline Tellier précise qu’en cas de « suspicion de fraudes et indépendamment du rôle de contrôle du Parlement de Wallonie, des procédures existent et la justice peut être saisie. Si des personnes disposent d’éléments mettant en doute la procédure suivie, je les invite à les faire connaître et non à alimenter de manière anonyme des échanges sur les réseaux sociaux qui relèvent plus des théories complotistes que d’autre chose ». Reste à savoir sa précision éteindra la polémique sur le dossier…

Le ministre wallon de l’Economie, Willy Borsus (MR), également vice-Président de l’exécutif régional, vient de faire un sérieux croche-pied, à la ministre wallonne de l’Environnement, Céline Tellier (Ecolo) sur le dossier de contamination aux PFAS qui a touché les habitants de la région de Chièvres. Alors que la ministre écologiste vient de communiquer que les résultats des analyses sérologiques seront communiqués aux victimes de la contamination durant la deuxième quinzaine de juin, soit après les élections du 9 juin, le vice-président libéral du Gouvernement wallon estime que « les résultats des analyses de sang disponibles doivent être communiqués sans délais aux habitants concernés et à leurs médecins traitants ». Au nom de la transparence, il plaide aussi que « toutes les explications nécessaires » soient données aux victimes. Il rejoint ainsi plusieurs voix qui s’élèvent parmi les habitants accusant la ministre Tellier de rétention d’informations pour des calculs politiques.  Ces derniers se sentent abandonnés par la ministre écologiste. Mais d’autres habitants dédouanent Céline Tellier estimant qu’elle n’y ait pour rien dans le retard pour la communication des résultats des analyses. Ceux-ci relèvent que les analyses ont été faites par un laboratoire allemand et qu’il faut du temps pour que l’Institut scientifique de service public (Issep) réalise l’interprétation des résultats. Ils rappellent que des avancées sont faites notamment en matière de normes à respecter et pour la création d’un fonds d’urgence wallon dédié aux victimes de la contamination.

A 26 ans, la fille cadette de l’ancien bourgmestre d’Anderlecht, feu Jacques Simonet, se lance pour la première fois dans le grand bain politique. Eléonore Simonet est candidate aux électorales régionales du 9 juin à Bruxelles, elle pointe à la 71ème place, juste devant Vincent...

Les dirigeants du fonds d’investissement français, Alfeor, présidé par l’ancien ministre français de l’Economie, Arnaud Montebourg, ont détaillé ce mardi après-midi, 21 mai, leurs ambitions pour les Nouveaux Ateliers de la Meuse. D’après Eric Druenne, CEO d’Alfeor, l’objectif est de miser sur l’expertise unique des travailleurs et de positionner la nouvelle structure sur trois principaux marchés : le nucléaire, la mécanique pour le secteur médical et la sous-traitance mécanique. Le groupe entend investir plusieurs millions d’euros dans la modernisation des outils et le recrutement de personnel qualifié pour développer les nouveaux ALM tant en Belgique qu’à l’international. Il est question de doubler le chiffre d’affaires dans 5 ans. Celui de 2024 devrait tourner autour de 10 millions d’euros. Mais pour se relancer, les Ateliers de la Meuse ont dû passer par une faillite qui a entraîné la perte de 35 emplois et l’abandon d’une activité. Les travailleurs sont confiants pour l’avenir de la nouvelle société.
Nous voulons construire un équipementier de taille européenne capable de répondre aux demandes des grands donneurs d’ordre.

Le dossier des plaintes à l’encontre de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du PDG de Pfizer, Albert Bourla, révèle des éléments qui interpellent. Outre l’importance du montant des contrats d’achat de vaccins anti-Covid-19 (au moins 44,4 milliards d’euros), les liens entre Heiko von der Leyen, le mari de la cheffe de l’exécutif européen, et le groupe pharmaceutique Pfizer dérangent. En effet, il est, depuis 2020, directeur médical de la biotech américaine Orgenesis, associée à Pfizer pour aider ce dernier à développer le composant ARNmessager de son vaccin anti-Covid-19.

  La Chambre du conseil du tribunal de première instance de Liège examinera ce vendredi 17 mai à 14h le fameux dossier du Pfizergate/SMSgate impliquant la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le patron du groupe pharmaceutique, Pfizer, Albert Bourla. L’audience de ce jour s’inscrit dans le cadre de la plainte au pénal avec constitution de partie civile déposée notamment par le lobbyiste belge Frédéric Baldan et l’homme politique français, Florian Philippot. Elle fait suite à la demande de la procureure en chef du parquet européen visant à déclarer irrecevables les plaintes introduites au pénal contre la présidente de l’exécutif européen pour destruction de documents administratifs, corruption et prise illégale d’intérêt dans le dossier d’achat des vaccins anti-Covid-19 pour un montant de 35 milliards d’euros. Selon nos informations, la démarche des deux citoyens a fait des émules, car plus de 2.000 ressortissants européens se joignent à l’action. En ce qui concerne l’audience de ce vendredi après-midi, Ursula von der Leyen et Albert Bourla ne seront pas présent à Liège.