N’est-il pas temps que la virulence des alarmistes devienne asymptomatique ?

Malgré un nombre significatif de contaminations, un premier allègement des contraintes sanitaires liées au Covid-19 prend effet ce mercredi 2 février en France. Dans le sillon d’autres pays européens tels que le Royaume-Uni et le Danemark, suppression des jauges dans les lieux recevant du public assis, fin du port du masque en extérieur et télétravail seulement recommandé, l’hexagone desserre ses restrictions.
Les autorités belges n’ont-elles pas de facto un train de retard ?
A contre-courant de cette tendance, en Belgique, la Commission Santé et Ethique de la Chambre auditionne des experts pour débattre de l’utilité scientifique d’une obligation vaccinale. Les autorités belges n’ont-elles pas de facto un train de retard ? Première dose, deuxième dose, troisième dose, booster, les vaccins comme le CST ont clairement démontré leurs limites. Sans réalisme au sujet du Sars-Cov2 et de son évolution moins virulente, les alarmistes alimentent pourtant sans objectivité aucune le virus de la peur.
Les chiffres des contaminations et des entrées en réanimations communiqués quotidiennement participent à maintenir un climat d’affolement. Paradoxalement, nous rappelle-t-on tous les jours, le nombre de personnes qui perdent dramatiquement la vie sur la route, qui décèdent injustement du cancer ou qui sont inopinément emportées par une crise cardiaque ? Il y a là, matière à s’interroger sérieusement sur les motivations de cette psychose « covidienne »
Ceci, sans compter que l’on impute aux non-vaccinés une crise structurelle des soins de santé qui dure depuis plus de dix ans. Lorsqu’un scientifique participe à une action d’information du public, il doit faire preuve d’objectivité. Les hôpitaux sont gérés en flux tendus comme des entreprises privées. Il faut être rentable. En France, le nombre de lits pour soins curatifs pour 100.000 habitants a baissé de 13,7 % et en Belgique, de 10,9%, alors que la population a augmenté dans le même temps de 10% (chiffres OCDE). L’économie sanitaire a remplacé les soins de santé. Et l’ambulatoire est le tournant non maîtrisé qui va de pair avec ces réformes hospitalières.
On parle aussi des opérations déprogrammées comme si la faute incombait là aussi aux non-vaccinés alors que le problème est la capacité d’accueil et les ressources humaines limitées. Il est temps d’admettre que la santé doit échapper à la loi du marché. Mais pour que le gouvernement ne soit responsable de rien, tout est mis sur une frange résiduelle de la population et on attise la colère des vaccinés tout en dénonçant un populisme grandissant. Il faut arrêter de souffler sur des braises, de fracturer la population et d’alimenter cet esprit nauséabond de camps.
La biocratie est dans la seringue et l’aiguille prête pour l’injection. Et pourtant, si une piste n’est plus d’actualité, elle doit être abandonnée. Les alarmistes commettent une faute aussi grave que les complotistes en voulant nous convaincre d’options caduques. Selon les données consolidées de Sciensano, le pic de la 5ème vague est derrière nous. « Le fait d’inviter les personnes âgées et vulnérables à se faire vacciner ne doit pas induire une vaccination généralisée dans un contexte de fin de pandémie », a déclaré, le 23 janvier dernier, Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Si chacun a droit à l’erreur, un agacement certain pointe. Sans discourir sur la pertinence de leurs compétences, il devient difficile de cautionner rationnellement le discours de certains scientifiques qui ont quitté la santé publique, au détriment de leur éthique, pour sombrer dans la morale politique. Leurs déclarations fourmillent d’approximations et de contre-vérités. Ils persistent à vouloir convaincre à tout prix et leur stratégie ne changent pas d’un iota alors que le pass vaccinal arrive bien tard par rapport à la nouvelle réalité épidémiologique d’Omicron.
N’est-il pas enfin temps qu’ils retournent à leurs recherches et que leur avis devienne asymptomatique ? La question mérite à tout le moins d’être posée.
