Les salariés de l’hôtel Steigenberger gagnent de nouveau en justice contre leur direction
L'immeuble de l'hôtel Steigenberger à Bruxelles. Crédit photo SteigenbergerLa Cour du travail de Bruxelles a débouté la société Stag Belgium qui exploite l’hôtel Steigenberger Wiltcher’s, situé avenue Louise à Bruxelles, de sa demande de réformer l’ordonnance du tribunal du travail lui interdisant de poursuivre la procédure Renault de licenciement collectif de 85 des 180 travailleurs. L’arrêt confirme les mesures ordonnées dans le jugement de décembre 2021. De nouveau, il est demandé à Stag Belgium de fournir aux représentants des travailleurs des documents et des informations permettant une consultation effective dans le cadre de la procédure Renault (identité des candidats exploitant des activités de restauration et de nettoyage, date de début des activités en sous-traitance, nombre d’emplois des activités transférées, incidences sur les emplois existants, etc.). La direction de Steigenberger doit aussi payer aux représentants des travailleurs les indemnités de procédures (3.120 euros).
Nouveau camouflet pour Stag Belgium, la société qui exploite l’hôtel haut de gamme Steigenberger Wiltcher’s (ex-Conrad), situé sur l’avenue Louise à Bruxelles. Il intervient dans le cadre du différend qui l’oppose aux représentants des travailleurs et qui est lié à la procédure Renault de licenciement collectif de près de la moitié des travailleurs (soit 85 collaborateurs sur un total de 180 personnes). Selon nos informations, la deuxième chambre de la Cour du travail de Bruxelles a débouté la société en appel. Elle a rendu jeudi 3 février un arrêt qui confirme, en tous points, les mesures imposées par le tribunal du travail dans une ordonnance du 3 décembre 2021. « C’est à juste titre que la présidente du tribunal a ordonné des mesures destinées à rendre possible une consultation effective des représentants des travailleurs sur le projet de Stag Belgium. La Cour estime les mesures fixées par l’ordonnance appropriées et proportionnées à cet objectif. L’ordonnance était de fort bonne justice au moment où elle a été rendue et les mesures ordonnées par elle jusqu’au 30 avril 2022 restent nécessaires à ce jour », lit-on dans l’arrêt dont nous avons eu connaissance.
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