SOCIETE

Bien-être professionnel et suicide au travail : les employeurs sont responsables

Via le bouton Alerte de RTL-TVI, un employé d'Axa Belgium accuse sa direction de pratiques managériales abusives. Ce témoin dénonce une pression accrue entraînant un mal-être profond chez les collaborateurs et des arrêts de travail en cascade. Il évoque même le suicide récent d’un collègue. Mis en lumière ces dernières années par des affaires très médiatisées telles que Renault, France Télécom, BNP Paribas, IBM ou Sodexho, le suicide professionnel pose la question de l’imputabilité du travail dans le passage à l’acte et celui de sa prise en charge au titre de la législation professionnelle. Les employeurs peinent encore à reconnaître une relation de cause à effet et leur part de responsabilité. Et pourtant la jurisprudence récente démontre le contraire.

« Ce lundi 17 janvier, la direction RH a annoncé son licenciement à notre collègue. Il était malade de longue durée et l’annonce de son licenciement a été effectuée par vidéoconférence. Le mardi 18 janvier, son corps était retrouvé par sa famille. Il s’était suicidé », précise ce témoin anonyme qui travaille chez AXA Belgium.
« Le personnel croule sous la charge de travail. La pression instaurée en politique de management provoque de nombreuses maladies. Le personnel est vu comme un coût qui doit être réduit, un outil qui doit produire le plus possible et coûter le moins cher », ajoute-t-il. Cette information récente ne relève pas d’un cas isolé. Que ce soit dans le secteur public ou dans le secteur privé, le suicide au travail est une réalité.

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