TRANSPORT FERROVIAIRE

Les syndicats cheminots unis pour exiger du personnel suffisant à la SNCB

Des affiliés de la CGSP-Cheminots ont manifesté lundi devant le cabinet du ministre Gilkinet à Bruxelles. bePress Photo Agency / Bourguet

Après la pétition lancée par la CSC-Transcom pour demander un « recrutement massif » à la SNCB, la CGSP-Cheminots a organisé lundi une manifestation devant le cabinet du ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet (Ecolo) à Bruxelles pour interpeller ce dernier sur la situation. Le syndicat socialiste dénonce « les conséquences désastreuses » du manque d’agents sur les conditions de travail de l’ensemble du personnel, sur leur santé et sur la dégradation de la qualité du service public. Président de la CGSP-Cheminots, Pierre Lejeune révèle que sur les 5 dernières années, ce sont plus de 3.500 agents qui qui ont quitté le groupe SNCB (SNCB, Infrabel, HR Rail). Il déplore la situation financière préoccupante du transporteur ferroviaire (SNCB), lequel affiche un déficit de 120 millions d’euros à fin 2021.

Comme annoncé, des affiliés de la CGSP-Cheminots ont convergé lundi matin devant le cabinet du ministre fédéral de la Mobilité, Georges Gilkinet (Ecolo) pour attirer l’attention de celui-ci sur la situation du groupe SNCB, composé du transporteur ferroviaire (SNCB), du gestionnaire d’infrastructure (Infrabel) et de la société de gestion des ressources humaines (HR Rail). Par un temps pluvieux et venteux, une centaine d’affiliés du syndicat socialiste ont donné de la voix, harangués par leur président national Pierre Lejeune et Ludo Sempels, président de l’aile flamande de la CGSP-Cheminots. « Au cours des 5 dernières années, le nombre des cheminots est passé de 31.834 agents au 1er janvier 2017 à 28.328 agents au 1 février 2022, soit une diminution de 3.506 agents. Sur les 12 derniers mois, ce sont 1.136 emplois qui ont disparu. Toutefois, malgré la crise sanitaire et au nom du maintien des services essentiels, grâce aux efforts des cheminots, le service public a pu être assuré dans le respect du plan de transport », a martelé Pierre Lejeune.

Il reproche à HR Rail de donner une photographie biaisée de la situation en affirmant avoir procédé à 2.679 recrutements en 2021. « Ils intègrent dans ce chiffre les 1.250 promotions internes. En réalité, ce ne sont que 1.429 nouveaux collaborateurs qui ont rejoint les chemins de fer en 2021 », poursuit-il, rappelant au passage que, dans le même temps, ce sont 2.565 agents qui ont quitté l’entreprise, ce qui représente le déficit d’emplois de 1.136.

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