Codeco: on passe au jaune dès le 7 mars, bas les masques sauf dans les transports

Journaliste / Secrétaire de rédaction
BELGAPresque deux ans après le début de la pandémie, la Belgique tourne une page importance de son histoire sanitaire. A l’instar des autres pays, le Comité de concertation a bien acté le passage en « code jaune » dans le baromètre corona, et ce dès lundi prochain. Le Covid Safe Ticket (CST) ne sera donc plus demandé, ni pour s’installer au restaurant ni pour aller à un spectacle. Bas le masque aussi dans les espaces publics et clos partout sauf dans les transports et les hôpitaux et institutions de soins. « C’est une page importante qui se tourne », a confié Alexander De Croo.
Nous passons en code jaune et ce dès lundi 7 mars. « C’est un symbole de persévérance et de résilience de la part de la population belge » a annoncé le Premier ministre lors du Comité de Concertation de ce vendredi. Dès lundi, le Covid Safe Ticket (CST) ne sera plus demandé. Cette date donc du 7 mars marque aussi la fin obligatoire du port du masque généralisé dans les espaces publics et clos sauf dans les transports en commun et dans les institutions de soins.
« Nous avons traversé des monts et des marées. On a payé un lourd tribut humain: 30.000 sont mortes à cause de ce terrible virus qui laissera une trace très difficiles à gérer chez certaines familles, » a précisé Alexander De Croo avant de tirer des conclusions de cette crise sanitaire exceptionnelle. « Si nous prenons soin les uns des autres, nous sommes capables de passer les obstacles les plus difficiles. »
Un nouveau départ
Il n’est plus obligatoire de remplir un Passenger Locator Form. Le PLF est uniquement obligatoire pour les personnes en provenance d’un pays tiers qui ne figure pas sur la liste blanche de l’Union européenne.
Le port du masque ne sera plus obligatoire dans l’enseignement dès lundi mars. Il reste néanmoins obligatoire dans les établissements de soins et dans les transports en commun.
L’utilisation du Covid Safe Ticket, notamment dans l’Horeca et lors d’évènements, prend fin.
Les entreprises et les services publics sont invités à ancrer un régime structurel de télétravail, en concertation avec les partenaires sociaux.
Quand à l’utilisation du baromètre Corona, le Premier ministre a tenu à préciser : « Nous sommes aujourd’hui dans le système du baromètre, en code jaune. C’est la phase où il y a peu de mesures qui sont encore d’application. Le prochain Codeco aura lieu sûrement le 25 mars, nous déciderons à ce moment-là si nous supprimons ce baromètre ou non. C’était un instrument très utile qui nous a permis de ne pas réagir de manière trop abrupte comme c’était le cas dans nos pays voisin. »
La SNI réclame la prolongation du chômage temporaire
Le SNI se réjouit du passage en code jaune à partir du 7 mars ainsi que le masque ne soit plus obligatoire, mais demande que le chômage temporaire soit prolongé. « Ce sera, ce jour-là, une véritable délivrance pour de nombreux indépendants », estime le syndicat neutre des indépendants mais réclame néanmoins que « la procédure de chômage temporaire pour cause de force majeure corona soit prolongée d’au moins un trimestre supplémentaire, car notre économie reste très fragile ».
Concrètement, le code jaune signifie que les clients dans les magasins ne devront plus porter de masque ou respecter une distance d’un mètre et demi. Cette abolition était l’une des principales revendications du SNI. Les restrictions concernant les événements, les fêtes, les marchés et les loisirs disparaissent également. C’est également la fin du CST, qui constituait toujours un frein dans de nombreux secteurs, notamment
l’horeca.
« Après plus de deux ans, beaucoup de choses seront enfin comme avant, sans masque. Pensez simplement au shopping. Il s’agit d’un grand pas en avant pour les consommateurs, mais c’était aussi un obstacle pour les détaillants. Et dans d’autres secteurs également, le Code jaune signifiera un énorme changement. Nous allons enfin pouvoir retourner chez le coiffeur sans devoir porter le masque. Le lundi 7 mars constituera une varie délivrance pour de nombreux indépendants. »
Le SNI appelle encore à la vigilance. « Nous demandons que la procédure de chômage temporaire pour cause de force majeure corona soit prolongée d’au moins un trimestre, car notre économie reste fragile. Même après le 31 mars, tout ne sera pas encore revenu à la normale; la reprise se fera encore progressivement. Il y a des secteurs qui auront toujours désespérément besoin de ce filet de sécurité », conclut le SNI.
Ouf de soulagement pour l’UCM
Les indépendants et les chefs de PME retrouveront lundi la liberté de travailler sans restrictions. Pour l’UCM, « C’est la fin d’un long cauchemar. Ce n’est pas la fin des problèmes pour les entrepreneurs. Ils vont encore avoir besoin de soutien et de flexibilité. Le passage en code jaune tant attendu signifie la levée des restrictions, mais certainement pas le retour à une activité économique normale. »
L’UCM a réagi très vite suite aux dernières annonces du Comité de Concertation de ce vendredi. « Beaucoup d’indépendants et de chefs de PME sont à court de trésorerie après deux années difficiles. Ils ont besoin d’argent frais pour relancer leur activité et faire face aux obligations reportées depuis des mois. La flambée des prix de l’énergie et de certaines matières premières a accru les difficultés. La guerre en Ukraine fait craindre une assez longue période de prix élevés, donc d’inflation soutenue. Cela signifie que les coûts salariaux vont augmenter très rapidement. »
Dans une telle situation, UCM demande en urgence un assouplissement, au moins temporaire, des règles du chômage économique. Il doit être accessible avec un minimum de charges administratives, y compris pour les employés. Les salariés qui sont aujourd’hui en chômage corona doivent y avoir accès automatiquement. Pour les indépendants qui subissent encore une forte baisse de leur chiffre d’affaires, une forme de droit passerelle doit être envisagée au-delà du 31 mars.
