La justice offre un sursis de 15 jours à Liberty Steel à Liège
Sanjeev Gupta, propriétaire et patron du groupe sidérurgique devant le centre Acier à Liège en 2019. Crédit Bepress Photo Agency.Le tribunal de l'entreprise a donné, mercredi, jusqu’au 30 mars à Liberty Steel à Liège pour fournir les pièces sur sa situation financière et les perspectives d’avenir de ses activités à Liège. Le groupe doit notamment fournir les éléments de son compte de résultats au 30 juin 2021 et les prévisions concernant le dernier semestre. Représentant la Sogepa, le bras financier de la Région wallonne, Me Xavier Dieu a indiqué que les conditions sont réunies pour conclure à la liquidation judiciaire de Liberty Steel. Car le groupe ne respecte pas les engagements qu’il a pris. Les syndicats soutiennent la position de la Région wallonne et estiment qu’il faut relancer les activités de Liberty Steel avec un autre partenaire.
Attendue avec impatience par les différents acteurs du dossier, le tribunal de l’entreprise de Liège a bien examiné le dossier de Liberty Steel ce mercredi matin, mais n’a pas pris de décision définitive. Il a accordé un nouveau sursis au groupe sidérurgique. Concrètement, le tribunal laissé jusqu’au 30 mars à Liberty pour apporter plusieurs éléments prouvant qu’il a un plan financier crédible susceptible d’assurer la relance pérenne des activités de sa filiale liégeoise. Il est demandé à Liberty Steel de fournir le compte de résultats arrêté au 30 juin 2021 et les prévisions pour le dernier semestre de l’année dernière. La filiale du groupe indo-britannique, Gupta, doit aussi fournir le nouveau business plan (certifié par le réviseur d’entreprises) qu’il a élaboré pour assurer la relance durable des activités de ses infrastructures liégeoises. Liberty Steel envisagerait de se tourner vers des traders pour se financer et vendre ses produits. Il lui est interdit de vendre ses quotas de CO2 non utilisés.
Nouvelle audience le 30 mars
Mais sur le banc des partenaires wallons, la page de Liberty Steel semble être tournée. Présent à l’audience, l’avocat bruxellois, Xavier Dieux, défendant les intérêts de la Sogepa (bras financier de la Région wallonne), ne croit plus trop que l’actuel propriétaire des outils sidérurgiques liégeois, autrefois propriété d’ArcelorMittal, soit le sauveur. Il a indiqué que les conditions sont réunies pour que le tribunal révoque le plan de réorganisation judiciaire dont bénéficie Liberty Steel pour ses activités liégeoise. Car ses dirigeants n’ont pas respecté les engagements qu’ils ont pris. La révocation du plan de réorganisation conduira de facto à la mise en faillite ou à la liquidation judiciaire de Liberty Steel à Liège. Contacté par nos soins, l’avocat s’en tient à ce qu’il a dit à l’audience de ce mercredi matin et nous donne rendez-vous à la séance du 30 mars.
Vous voulez lire la suite de cet article ?
Cet article premium
est réservé à nos abonnés.
Vous êtes déjà abonné ?
Connectez-vous
Pas encore abonné ?
Abonnez-vous
à L Post pour promouvoir la pluralité de la presse. L-Post n’est financé par aucun grand groupe et dépend uniquement des lecteurs. Informer avec rigueur et indépendance a un coût.
Soutenez L Post et le journalisme indépendant : BE85 0689 4115 0106

